Tous citoyens

Tous citoyens Favoriser l'engagement citoyen, créer des espaces de débat, partager, agir au quotidien et porter haut les valeurs de solidarité et d'humanité ! Comment faire ?

Menace terroriste, progression de l’extrême droite, montée des communautarismes et délitement du lien social, système concurrentiel et processus de déshumanisation, destruction de l’environnement, la liste est longue et notre société est en proie à de nombreux dangers. Face à cela, nous souhaitons agir. Qui sommes-nous ? Des citoyennes et citoyens, sans distinction d’origine, de religion, de genre

ou d’appartenance partisane, œuvrant dans un cadre laïque et républicain. Quel est notre but ? Favoriser l’engagement citoyen : que nous soyons les plus nombreuses et nombreux possible à nous sentir concernés par notre avenir commun, à nous impliquer dans la vie de nos quartiers, nos villages et nos villes, notre pays et notre Europe ; à nous engager dans des actions communes pour, osons encore le dire, un monde meilleur ; à faire que chaque individu devienne citoyen, se joigne aux autres, et que ces actions communes constituent une force qui agisse au quotidien et porte haut les valeurs de solidarité et d’humanité. Beaucoup de personnes sont isolées, souhaiteraient s’impliquer mais ne savent pas comment procéder et hésitent. Notre association peut agir comme un catalyseur leur permettant de se regrouper, d’échanger et d’agir en commun. Elle peut également jouer le rôle de « facilitateur » pour leur permettre de prendre la parole et d’occuper l’espace public, mettre à leur disposition des outils conceptuels par l’échange de savoirs et l’éducation populaire. Nous pouvons favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de citoyennes et de citoyens, impliqués, actifs, innovants, de tous âges et de tous horizons. Pour cela, nous devons recréer des espaces de débats, d’accès à la connaissance, mais aussi des moments de réparation tant l’époque que nous vivons est violente.

« Tous citoyens ! » a vocation à être tout cela à la fois : espace de réparation et de reconstruction citoyenne, échange de savoirs, actions de terrain, lieu de vie et de débats, bref, un nouveau vecteur de solidarité et de démocratie. Les membres fondateurs : Arnaud Berthier, Barbara Ghigi, Inès Hammami, Mari-Luz Hernandez Nicaise, Julien Lacassagne, Kathia Martinez, Alession Moretti, David Nakache, Anne Piriou, Sophie Sanchez, Jean-François Verdier

05/06/2026

TRIBUNE

À l’approche du dixième anniversaire de l’attentat du 14 juillet 2016, les auteurs de cette tribune s’interrogent sur l’initiative du Théâtre National de Nice de proposer une lecture issue du procès, alors qu’un projet artistique porté depuis plusieurs années par Thierry Vimal, père d’une victime, poursuit une démarche similaire. Ils questionnent la place accordée à la parole des victimes, les conditions d’utilisation de leurs dépositions et la manière dont certaines institutions s’approprient aujourd’hui ce récit. Au-delà de la polémique, ils appellent à écouter les victimes avant de parler en leur nom ou de leur attribuer un récit collectif de « résilience ».

Nous apprenons que le Théâtre National de Nice proposera le 20 juin prochain une lecture intitulée En attendant le futur, texte issu des notes d'audience d'une avocate de victimes du procès de l'attentat du 14 juillet 2016.

Cette initiative intervient quelques jours seulement avant la représentation du spectacle Prom_14, consacré lui aussi au procès de l'attentat de Nice et construit à partir des chroniques que l'écrivain Thierry Vimal a écrites au fil des audiences.

Quelques rappels s'imposent.

Thierry Vimal n'est pas un observateur extérieur de cette histoire. Il est le père d'une enfant assassinée lors de l'attentat du 14 juillet 2016. Pendant les longs mois du procès en première instance puis en appel, il a suivi les audiences avec assiduité et en a tiré une œuvre singulière : une chronique poétique de plusieurs centaines de pages, écrite au plus près des témoignages, de la douleur des victimes et de l'expérience de ce procès hors norme.

Depuis de nombreux mois, l’équipe de Prom_14 travaille à l'adaptation scénique de ce matériau. Ce projet a été présenté publiquement à Paris, annoncé dans les médias, partagé avec les institutions culturelles locales et construit avec la conviction que cette parole méritait d'être portée à la scène à l'approche du dixième anniversaire de l'attentat.

Il y a un an, Thierry Vimal écrivait à la directrice du Théâtre National de Nice. Son message était clair.
Il présentait simplement son travail, expliquait la démarche artistique en cours et demandait si elle pouvait avoir "des idées" ou "des conseils" à lui proposer.

La réponse fut cordiale :
"Bravo pour ce projet (...) Je viendrai voir ce spectacle avec grand plaisir. Quant aux conseils que je pourrais vous donner, il n'y a que la foi à ne pas lâcher !"

Le conseil fut suivi, la foi fut gardée et le travail poursuivi. C'est pourquoi nous regardons aujourd'hui avec un certain étonnement l'apparition, à quelques jours d’intervalle, d'une proposition du TNN fondée sur une démarche qui revendique elle aussi la nécessité de recueillir la parole entendue au procès, de lui donner une postérité et de la restituer au public.

Naturellement, personne ne possède le monopole de la mémoire du 14 juillet 2016. Personne ne possède le monopole de la parole des victimes. Et toute initiative sincère visant à transmettre cette mémoire mérite d'être accueillie avec respect.

Mais, nous ne pouvons-nous empêcher de constater un paradoxe. Lorsque ce travail existait déjà, lorsqu'il était porté par l'une des victimes les plus directement touchées par l'attentat, lorsqu'il était présenté dans le détail à la direction du Théâtre National de Nice, il ne semblait appeler ni curiosité particulière, ni rencontre, ni accompagnement.

Aujourd'hui, à l'approche des commémorations des dix ans, cette même matière apparaît soudain comme une évidence artistique.
Nous nous réjouissons donc de cette conversion tardive.
Nous découvrons avec émotion que les paroles du procès méritaient finalement d'être entendues.
Il fallait simplement attendre qu'elles deviennent institutionnellement audibles.

Mais au-delà de ce paradoxe, plusieurs questions méritent d'être posées et concernent directement les victimes elles-mêmes.

Les dépositions qui seront lues ont-elles fait l'objet d'une autorisation explicite des personnes concernées ?
Les victimes ou leurs familles ont-elles été consultées ?
Les associations de victimes ont-elles été associées à la réflexion, à la conception ou à la préparation de cette lecture ?
Et plus généralement, est-ce bien la place d’un avocat de se retrouver sur une scène de théâtre, pendant un festival, en rapportant des paroles de clients / victimes ? Ces questions éthiques et déontologiques se posent.

Enfin, nous sommes interpellés par certains éléments de présentation du spectacle. Les avocats affirment que cette lecture "dévoile l'intimité de la salle d'audience et nous apprend la résilience de l'humanité face aux pires épreuves".
Mais qu'en savent-ils exactement les avocats ?

Qui a décidé que ce procès racontait la résilience de l'humanité ?
Qui peut parler au nom de toutes les victimes ?
Toutes les victimes sont-elles résilientes ?
Toutes les familles endeuillées ont-elles trouvé un chemin de reconstruction ?
Toutes les blessures sont-elles refermées ?
Ou s'agit-il simplement d'une formule rassurante, confortable, institutionnelle, permettant de transformer une tragédie encore vive en récit acceptable et politiquement correct ?
Nous savons pour notre part que le procès a révélé des réalités bien plus complexes : de la force, parfois ; de la dignité, souvent ; mais aussi des traumatismes persistants, des colères intactes, des vies bouleversées, des souffrances qui ne disparaîtront jamais et de nombreuses failles institutionnelles.

Parler de résilience à la place des victimes est déjà une audace. Parler de la résilience de l'humanité à partir de leurs témoignages relève d'une généralisation dont beaucoup ne se reconnaîtront peut-être pas.
À l'heure où chacun revendique la nécessité de transmettre la mémoire du 14 juillet 2016, la première exigence devrait peut-être être celle-ci : écouter les victimes avant de raconter à leur place ce qu'elles sont censées avoir appris.

De son côté, Thierry Vimal continuera à faire ce qu’il fait depuis le premier jour : porter une parole née de l'intérieur de cette histoire, sans opportunisme commémoratif et sans autre légitimité que celle du travail accompli, du temps consacré et de l'expérience vécue.

La foi,après tout, ne se perd pas.

Nice, le 2 juin 2026

• Célia Viale, fille de victime et ancienne co-présidente de Promenade desAnges

• Eliano d’Agostino, famille italienne endeuillée
• Alexandra Attendoli, victime
• Linda Ayadi, victime
• Lili B., victime
• Janna Behel, doctorante en science politique Paris 1 Panthéon-Sorbonne
• Djamila Benmansour, victime
• Roberta Capelli, famille italienne endeuillée
• Mélanie Cometti, tante endeuillée
• Alain Dariste, grand-parent endeuillé
• Anick Dariste, grand-parent endeuillée
• Margaux Dariste, mère endeuillée
• Alisson Dariste, tante endeuillée
• Eléonore Dupleix, avocate de parties civiles au procès de l’attentat de Nice et avocate au barreau de Nancy
• Mary Lynn Dunlavy-Tachon, victime américaine
• Luce Gaudin, victime
• Alexis-Marina Gaudin-Jochum, victime
• Anthony Gaudin-Jochum, victime
• Lola Gaudin-Jochum, victime
• Thianys Gaudin-Jochum, victime
• Nadège Giraud, victime
• Camille Girardeau, victime
• Vincent Jochum, victime
• Aurore Juvenelle, autrice de podcasts et chargée d’enseignement à Sciences Po dans le cadre du cours « Des procès pour l’histoire »
• Lucie Lemaire, victime
• Florence Marcé, victime
• Adélaïde Stratton, victime australienne
• Chantelle Stratton, victime australienne
• David Stratton, victime australienne
• Jemina Stratton, victime australienne
• Stéphanie Trovato, victime et présidente de l’association EVIVA
• Bernard Viale, victime
• Silvana Vimal, grand-parent endeuillée
• Thierry Vimal, père de victime, ancien co-président de Promenade des Anges et auteur de Prom_14.

02/06/2026
28/05/2026

Appel à hébergements solidaires !

Quatre enfants somaliens, arrivés récemment en France pour rejoindre leur mère, sont actuellement à la rue à Nice.

Leur maman a obtenu l'asile mais son hébergement ne l'autorise pas à y accueillir ses enfants.

Une procédure est en cours pour obtenir le placement de toute la famille ensemble ou, à défaut, le placement des enfants.

Dans l'attente, nous recherchons des hébergements solidaires pour les quatre enfants : deux filles Naïma (9 ans) et Sagal (17 ans) et deux garçons Abdiaziz (15 ans) et Abdidani (14 ans).

Si vous pouvez les héberger tous les quatre, héberger les deux filles ensemble ou les deux garçons ensemble, même quelques nuits, contactez nous.

Vous pouvez appeler directement Christine au 06 43 49 03 39.

Chaque nuit à l'abri compte !

Solidairement,
L'équipe de Tous citoyens !

S'il est légal et réglementaire qu'un maire, même d'extrême droite, célèbre la journée nationale de la Résistance, cela ...
27/05/2026

S'il est légal et réglementaire qu'un maire, même d'extrême droite, célèbre la journée nationale de la Résistance, cela n'est pas pour autant légitime.

Eric Ciotti, allié au RN, a fait élire des membres du RN au conseil municipal. Ensemble, ils invitent à commémorer la Résistance.

Cette célébration est profondément choquante : c'est une insulte faite à tous les résistants et à la Résistance elle-même.

Ne laissons pas la mémoire de la Résistance aux héritiers de Pétain !

Blog de l'association "Tous citoyens !"

23/05/2026

🛑 Nous, habitantes et habitants de la région, nous en subissons les conséquences :  • Notre vie quotidienne est devenue plus chère. • Se loger est impossible à cause d’un marché locatif dédié aux locations saisonnières.. • Les axes routiers, les gares et les transports public...

23/05/2026

Mardi 26 mai à la salle des fêtes de Saorge
Apéro dinatoire partagé
19h Mini formation animée par Isaline Roverato de l' ANAFE organisée par Roya citoyenne
"Comprendre et agir face aux violations des droits à la frontière franco-italienne"

Gratuit et ouvert à toutes tous !

Merci de partager :)

23/05/2026

Jacques Boncompain, 85 ans, président de l'Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain (ADMP), avait organisé une messe en son honneur

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