24/04/2026
ANTS - UNE AGENCE GOUVERNEMENTALE BIEN MAL NOMMÉE !
« Mercredi 15 avril 2026, l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS) a détecté un incident de sécurité pouvant impliquer une divulgation de données issues de comptes particuliers et professionnels du portail ants.gouv.fr ». C’est ainsi que l’ANTS annonce sur son site que les données personnelles fournies par 11 à 12 millions de citoyens pour obtenir passeport, carte d’identité, permis de conduire ou carte grise ont été piratées par des hackers.
Déjà, le 22 septembre 2025 l'ANTS démentait une fuite présumée de données d'état civil contenant 12 à 13 millions de données et affirmait : « En tant qu'opérateur du ministère de l'Intérieur manipulant des données sensibles, l'ANTS fait l'objet de mesures de sécurité renforcées et d'une vigilance permanente des services de l’État contre toute intrusion, physique ou informatique » A la suite de quoi, l’ANTS se dotait d’une « charte éthique » qui promettait de mettre « en place les mesures adéquates pour garantir la sécurité des données et des systèmes suivant les exigences qui s’y appliquent »
Une enquête aboutira éventuellement à l’arrestation d’un hacker ou d’une « entreprise malveillante » ou à la mise en cause d’un directeur informatique ou d’un sous-traitant « incompétent » ; mais les deux principales responsabilités, sont celles du fichage généralisé de la population au moyen de PLUS DE CENT FICHIERS crées par le ministère de l’intérieur, dont une grande partie par simple décret, c’est-à-dire sans débat au Parlement, ainsi que la dématérialisation à marche forcée des services publics.
Les contre-pouvoirs destinés à éviter les abus ainsi que l’utilisation malveillante ou illégale de nos données personnelles sont, en France, purement formels et donc, inefficaces.
Les exemples de piratage de services sensibles comme France Travail, La Poste, Parcoursup, de nombreux hôpitaux publics, et maintenant l’ANTS devraient inciter le gouvernement à refréner son appétence pour le fichage de la population car ces piratages rompent le lien de confiance qui devrait normalement exister entre les citoyens et leur gouvernement.