10/06/2026
Hugo Freitas est historien et professeur d’histoire à Buenos Aires. Son travail d’écriture s’appuie souvent sur une connaissance approfondie des contextes migratoires, mais ici cette matière historique est transformée en littérature, dans une langue volontairement simple, précise et émotive.
Ses récits prennent souvent pour toile de fond le monde des migrations transatlantiques entre l’Europe et le Río de la Plata, de la fin du XIXe siècle au XXe siècle, mais ils ont été conçus avant tout comme des textes littéraires : des histoires sobres, humaines et sensibles, où l’intime et l’histoire se croisent avec discrétion.
En quelques mots, son œuvre donne à voir la migration non comme un thème abstrait, mais comme une expérience vécue : les adieux sur un quai, les lettres qui mettent des semaines à arriver, les silences d’une famille séparée, le poids du travail, l’espoir obstiné d’une vie meilleure, et les marques durables que l’éloignement laisse dans les corps, les voix et la mémoire. Ce sont des récits brefs, mais traversés par une profondeur historique et émotionnelle qui peut trouver un écho auprès de lecteurs sensibles aux thèmes du déplacement, de l’absence et des frontières invisibles entre les mondes.
La r***e L'Altérité publie cette semaine une nouvelle intitulée : "Au guichet de la poste".
"Elle avait sa lettre prête depuis l’aube.
Elle l’avait écrite d’une main tremblante, en veillant à ne pas abîmer les bords, comme si le papier pouvait s’effondrer au moindre geste brusque. Elle la plia en trois, la glissa dans l’enveloppe et, avant de la fermer, relut encore une dernière fois le début. Non pour corriger quoi que ce soit, mais pour s’assurer que ces mots — si lourds — soient aussi légers que possible.
Elle allait lui annoncer deux choses : l’une très mauvaise, l’autre très bonne"...
www.lalterite.fr
Pour accéder directement à la nouvelle par Facebook : https://bit.ly/3Q4anGc
Illustration : https://fr.vecteezy.com/art-vectoriel/3431774-argentine-timbre-poste
***elalterite