21/09/2026
Chers adhérents, chers sympathisants, voici notre communiquéà ARPE ce soir :
Mesdames, Messieurs,
Après concertation avec notre conseil d’administration, l’UDVTC a décidé de vous faire part de sa position.
Nous espérons qu’elle nourrira une réflexion sur ce que signifie réellement le partage de la valeur.
Depuis des mois, nous participons sans relâche à vos réunions.
Nous disons bien vos réunions : nous n’avons jamais la possibilité de choisir les sujets inscrits à l’ordre du jour, et nos prises de parole sont limitées.
Il y a plusieurs mois, nous vous avons soumis une proposition d’accord sur la sécurité.
Elle n’a jamais été étudiée ou juste survolée .
Nous continuons pourtant à participer aux réunions, aux groupes de travail et aux conseils des acteurs et d’administration.
Force est de constater que notre présence dérange.
Nous avons demandé l’inscription de deux sujets à l’ordre du jour :
1/Les modifications décidées par les plateformes qui affectent la rémunération des chauffeurs.
En réponse, nous avons reçu un appel de la présidente de séance et de M. Blondel, puis une proposition de réunion bilatérale.
2/Le prélèvement à la source des cotisations des chauffeurs autoentrepreneurs.
Ce sujet concerne une grande partie des travailleurs des plateformes et touche directement à leurs revenus.
Sur ce second point, le problème est simple : les chauffeurs supportent des charges calculées sur des sommes qui comprennent aussi la commission prélevée par les plateformes, alors même que ces commissions pèsent de plus en plus lourd.
Vous nous répondrez peut-être qu’ils n’ont qu’à changer de statut. Mais créer et faire fonctionner une SAS ou une SARL a un coût, et de nombreux chauffeurs exercent à temps partiel.
Résultats une intensification du "rattachement".
Vous souhaitez parler des revenus ?
Parlons-en.
Quel est l’intérêt de négocier une rémunération de 1 € par kilomètre et de x€ par minute si le chauffeur doit payer ses charges sur un chiffre d’affaires correspondant, par exemple, à 5 € par kilomètre et 3 € par minute facturés au client ?
À quel moment gagne-t-il réellement sa vie ?
Sans régulation des commissions, discuter des tarifs et des gammes ne suffit pas à garantir le revenu des chauffeurs.
La hausse du coût du carburant aggrave encore la situation.
Une part importante du parc reste thermique, et les chauffeurs ne peuvent continuer à supporter seuls ces dépenses pendant que les plateformes prélèvent leurs commissions. La transition vers l’électrique ne règle pas les difficultés immédiates de ceux qui travaillent aujourd’hui.
En avril déjà, nous vous avions demandé des mesures exceptionnelles pour permettre aux chauffeurs de respirer, vous nous avez gentillement montré la porte de sortie.
Et notre demande n’a pas été entendue, encore mieux nous avons comme réponse : " Quelles responsabilité les plateformes ont elles sur le prix du gasoil ?" et " Ce n'est pas a nous d'assumer la hausse du carburant ".
Pour toutes ces raisons, l’UDVTC ne participera plus aux commissions mixtes de négociation.
Les obligations de présence ne changeront rien à cette décision.
Vous pourrez, comme vous l’avez déjà fait, réduire nos indemnités de représentants : aucune pression financière ne modifiera notre position.
Solidairement,
UDVTC