13/06/2026
Aujourd'hui, la France accompagnera Lyhanna pour son dernier voyage. Aujourd'hui surtout, des parents, une famille enterreront un enfant. Et il n'existe aucun mot capable d'alléger une telle douleur.
Dans ces moments-là, les débats, les calculs politiciens, les clivages devraient s'effacer. Pourtant, ces derniers jours, certains responsables politiques n'ont pas été à la hauteur de ce que ce drame exigeait. La mort de Lyhanna est devenue, pour beaucoup, le terrain d'une bataille bruyante et indécente, une succession de récupérations, d'accusations et d'instrumentalisations qui ont parfois semblé plus préoccupées par les affrontements politiques que par le respect dû à une enfant disparue.
C'est d'autant plus regrettable qu'au même moment, partout dans le pays, des millions de Français partageaient la même émotion, la même tristesse et le même sentiment d'injustice.
Nous pensons à Lyhanna. À sa famille. À ses proches. À tous ceux qui l'aimaient. Mais nous pensons aussi à tous les enfants que nous n'avons pas su protéger.
Car derrière chaque drame qui bouleverse le pays, il y a une réalité plus vaste, plus discrète et souvent invisible. Des enfants qui souffrent. Des enfants qui ont peur, qui attendent qu'un adulte voie, entende et agisse. Une main tendue
Aujourd'hui , ce n'est pas le temps des accusations. La justice fera son travail. Cest le temps du respect, du recueillement et de la dignité. Mais demain nous devrons rappeler une exigence collective : celle de ne jamais considérer ces drames comme une fatalité.
Chaque enfant a le droit fondamental de grandir en sécurité. Chaque enfant a le droit d'être entendu, cru et protégé. Chaque enfant compte.
Au-delà de l'émotion de ces jours, au-delà des hommages et des messages de soutien, notre responsabilité sera demain de rester fidèles à cette conviction d'aujourd'hui, lorsque les caméras seront parties et que l'actualité aura changé de sujet.
Aujourd'hui, nous serons nombreux à penser à Lyhanna. Et demain plus que jamais, nous devrons penser à tous les enfants.