Les Papillons 06

Les Papillons 06 Libérer la parole des enfants victimes de maltraitances physiques, sexuelles et/ou psychologiques.

30/04/2026

Aujourd’hui, en cette Journée internationale de la non-violence éducative, nous devons regarder la vérité en face.

Aucune violence n’éduque. Elle marque. Elle fragilise. Elle construit des silences là où il devrait y avoir de la confiance. Derrière chaque geste “anodin”, chaque mot trop dur, il y a un enfant qui apprend… mais pas ce que l’on croit. Il apprend la peur au lieu du respect. La honte au lieu de l’estime de soi. Le repli au lieu de la parole.

Éduquer sans violence, ce n’est pas être parfait. C’est choisir, chaque jour, de faire autrement. C’est accepter de se remettre en question. C’est offrir à l’enfant ce que chacun mérite : sécurité, écoute et dignité.

Protéger l’enfance, c’est refuser de banaliser ce qui blesse. C’est comprendre que les adultes d’aujourd’hui portent encore les traces des enfants qu’ils ont été. Alors aujourd’hui, plus que jamais, faisons un choix fort : celui d’une éducation qui élève sans écraser, qui guide sans briser, qui aime sans faire peur.

Parce qu’un enfant respecté devient un adulte libre. Et qu’un monde sans violence commence toujours par la manière dont on élève nos enfants.

30/04/2026

4800 profils dangereux ont écartés de la protection de l'enfance et de la petite enfance en quelques mois à peine.

Ce chiffre n’est pas rassurant. Il est terrifiant. Parce qu’il ne dit pas seulement que 4800 dangers ont été stoppés. Il dit surtout qu’ils étaient là. Là, au contact des enfants. Là, dans des lieux censés protéger, rassurer, faire grandir.

4800... Ce chiffre n’est pas une victoire. C’est une alerte rouge. Combien avant eux ? Combien passés inaperçus ? Combien d’enfants exposés, abîmés, brisés… sans que personne ne voie, sans que personne n’agisse ?

Ce chiffre fracasse une illusion : celle d’un système protecteur. Non, nous n’avons pas suffisamment protégé. Nous n’avons pas suffisamment vérifié, pas suffisamment voulu voir. Et aujourd’hui, la réalité nous explose au visage.

4800, c’est la preuve que le danger n’est pas à la marge, qu’il est plus proche, plus diffus, plus enraciné que ce que nous voulons admettre. Alors oui, l’attestation d’honorabilité est nécessaire. Mais qu’il ait fallu attendre 2025 pour révéler une telle ampleur devrait tous nous sidérer. Parce que pendant ce temps-là, des enfants ont payé le prix de nos retards, de nos angles morts, de nos renoncements.

4800... Ce chiffre ne doit pas passer. Il doit déranger. Il doit secouer, obliger. Obliger à changer. Obliger à renforcer, à protéger, vraiment.
Parce que protéger l’enfance ne supporte ni approximation, ni délai, ni compromis. Et aujourd’hui, ce chiffre nous accuse collectivement.

La question n’est plus de savoir si nous devons agir. La question est : combien d’enfants victimes faudra-t-il encore pour que nous le fassions à la hauteur de ce qu’ils méritent ?

Pour tous les parents protecteurs ❤️
09/04/2026

Pour tous les parents protecteurs ❤️

C'est le jour de mon audition par la Commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales et la situation des mères protectrices. Mes notes sont prêtes. Je suis concentré. C'est ok

Je mesure profondément ce que représente cet instant. Parce qu’avant d’être entendu comme expert, en tant que président, fondateur de l’association Les Papillons, je suis d’abord un enfant qui a été victime de viols par son frère entre l’âge de 6 ans et de 9 ans. Et c'est à lui que je pense. C'est lui qui me porte.

Cet enfant qui a grandi dans le silence, nourri par la peur, par la honte, par la confusion aussi. Puis les années ont passé, comme un long désert intérieur. Des années de solitude, de culpabilité injuste. Des années à essayer de se remettre debout malgré la douleur des blessures invisibles. Des années à survivre pour finalement libérer ma parole et me reconstruire.

Aujourd’hui, me voici appelé à m’exprimer devant la représentation nationale. Non pas pour raconter une histoire personnelle. Mais pour porter une parole utile. Pour faire entendre ce que vivent encore trop d’enfants, trop de mères protectrices. Pour rappeler que derrière chaque dossier judiciaire, il y a des vies fracassées.

Si je prends la parole tout à l'heure, c’est pour que les enfants d’aujourd’hui n’aient plus à traverser seuls les déserts les mêmes déserts que moi. C’est aussi au nom du travail mené chaque jour par l’association Les Papillons, pour offrir aux enfants avec nos boîtes aux lettres Papillons un dispositif simple et sécurisé de libération de la parole.

Cette audition, aux côtés de la présidente de La Voix de l’Enfant, est une reconnaissance, dans un moment qui dépasse les parcours individuels et concerne notre responsabilité collective.

Aujourd’hui, je ne mesure pas seulement le chemin que j'ai parcouru. Je mesure surtout celui qu’il nous reste à accomplir, pour qu’un enfant qui parle soit enfin un enfant protégé.

L'audition est à suivre dès 16h30 en direct puis en différé ici
https://videos.assemblee-nationale.fr/

08/04/2026

Hier, Monsieur le Maire de Paris, à l'occasion d'une conférence de presse importante, vous avez annoncé votre volonté de déployer rapidement les boîtes aux lettres Papillons à Paris pour libérer la parole des enfants. Je mesure pleinement la portée de cette annonce. Je le fais avec émotion, en me souvenant de l'enfant victime que j'ai été moi même.

Je le fais aussi avec gravité. Parce que derrière cette annonce, je sais tous les espoirs, toutes les attentes, l'immensité d'une blessure qu'il faut panser, d'une colère, suscitée par une trop grande peur, qu'il faut apaiser. Je sais surtout que des milliers et des milliers de petites parisiennes et de petits parisiens attendent qu'on vienne les aider à briser leurs silences sur toutes les différentes formes de violences qu'ils subissent.

Monsieur Emmanuel GRÉGOIRE, l’association Les Papillons se tient prête. Prête à agir à vos côtés. Prête à prendre ses responsabilités. Prête à accompagner les enfants parisiens et leurs parents avec exigence, humanité et détermination.

Chaque courrier papillons déposé, et quelle que soit la violence subie, est le résultat d'un courage immense des enfants. Chaque parole recueillie est une confiance confiée aux adultes. Chaque enfant protégé est une victoire collective.

Paris peut devenir un territoire où aucun enfant ne reste seul avec sa peur. Nous serons au rendez-vous. Pour les enfants. Pour leurs familles. Et pour que plus jamais le silence ne protège la violence.

22/03/2026

Encore des enfants victimes de la perversion des hommes.. Encore des écoles dans 3 arrondissements de Paris. Encore des adultes censés protéger qui sont aujourd’hui mis en cause pour des agressions sexuelles sur des enfants. Douze enfants. Douze....

Et Paris découvre une nouvelle fois l’horreur comme si elle tombait du ciel, comme si personne ne savait, comme si les alertes n’existaient pas déjà partout. Mais la vérité est plus dérangeante : ce n’est plus une série de faits divers. C’est un tsunami systémique. Un tsunami de révélations qui traverse les arrondissements les uns après les autres. Un tsunami qui emporte des enfances pendant que les institutions débattent, temporisent, expliquent.

Pendant ce temps, les enfants parlent. Enfin...quand on leur en donne a possibilité.
Car le vrai scandale n’est pas seulement ce qui est arrivé. Le vrai scandale, c’est que les institutions continuent à rester inactives, continuent à tergiverser sur nos boîtes aux lettres Papillons par exemple. Réveillez vous mesdames messieurs les bien pensants de l'éducation nationale. Nos enfants se meurent d'attendre vos courages. Désespérément.

Demain, Paris choisira son prochain maire. La protection des enfants devra être le premier chantier. Pas une déclaration. Pas une commission. Pas un énième plan annoncé devant des caméras. Des actes.

Libérer la parole des enfants. Installer notre dispositif qui permett d’alerter. Protéger réellement ceux que la ville accueille chaque jour.
Nous serons là. Pour rappeler les promesses.
Pour refuser l’oubli. Pour refuser que ces affaires deviennent une habitude.

Parce qu’à force de s’indigner sans changer, une société finit par s’habituer à l’inacceptable.
Et ça, nous ne l’accepterons jamais.

18/03/2026

Nous voulons des boîtes dans nos ecoles

17/03/2026

Un sondage Odoxa réalisé dans le cadre des élections municipales met pour la première fois l'enfance au cœur des enjeux de cette élection
L'école est en effet la 3ᵉ préoccupation des citoyens dans ces élections municipales. Et 6 Français sur 10 attendent des maires qu’ils agissent concrètement contre le harcèlement scolaire. Parce que le harcèlement scolaire tue. Parce que chaque jour nous recevons dans nos boîtes aux lettres Papillons des appels à l'aide comme celui de cet enfant de 10 ans.

Ce sondage n’est pas une information anodine.
C’est un appel. Un appel à protéger nos enfants. Un appel à agir face à une actualité qui fait peur.
Car les maires ne gèrent pas seulement des budgets, des voiries ou des équipements.
Ils façonnent le quotidien des enfants : écoles, périscolaire, espaces de vie, sécurité, prévention.

Mettre l’enfance au cœur de tout. Pas dans un paragraphe de programme. Pas dans une promesse de campagne. Dans les décisions. Dans les priorités. Dans les actes. Partout en France, de Paris aux plus petits villages, des dizaines et des dizaines de candidates et de candidats nous ont déjà fait part de leur volonté d’installer des boîtes aux lettres Papillons en cas d'élection pour permettre aux enfants de parler, d’être entendus, d’être protégés.

Nous serons à leurs côtés. Vigilants, rappelant les promesses. Pour lutter contre le harcèlement scolaire. Pour libérer la parole des enfants. Pour transformer les intentions en actions concrètes. Quand ces élections seront passées, il ne devra plus rester que des engagements. Les promesses devront devenir des actes.

L’enfance n’attend pas. L’enfance ne vote pas.
Alors c’est à nous, adultes, élus, citoyens, de la défendre.

Pour les enfants. Toujours.

Appel aux villes du 06!
17/03/2026

Appel aux villes du 06!

Rachida Dati, Emmanuel Grégoire, vous avez demandé les voix des Parisiens et vous êtes arrivés en tête du premier tour.

Chacun d'entre vous deux au cours de la campagne a pris le même engagement : Généraliser les boîtes aux lettres Papillons dans les écoles parisiennes. Une promesse écrite pour l’un. Une promesse donnée de vive voix par son équipe pour l'autre.

Alors aujourd’hui, parlons clairement. Ce n’est plus une question de programme. Ce n’est plus une question de campagne. C’est une question de courage politique. Car pendant que vous négociez des alliances et des équilibres, des parents, eux, vivent l’impensable.

Il y a quelques jours encore, un parent parisien témoignait pour son enfant, victime dans le périscolaire d'une école du 7eme arrondissement de Paris. Il parlait des alertes ignorées, d'une parole qui n’a pas trouvé d’endroit pour exister, d'une famille seule face au silence des institutions. Voilà la réalité et la première urgence que vous devrez traiter.

Les boîtes aux lettres Papillons ne sont pas un symbole. Elles sont parfois la seule main tendue pour un enfant en danger. Alors allez-vous tenir parole ou faudra-t-il encore un scandale, encore un reportage, encore un enfant brisé pour agir ?
Paris ne peut pas attendre. Les enfants ne peuvent pas attendre.

À vous maintenant de prouver que vos promesses n’étaient pas des mots de campagne, mais un engagement pour les enfants. Parce que protéger l’enfance ne se proclame pas. Ça se décide. Ça se fait.
Maintenant. Et nous sommes prêts !

04/03/2026

La semaine dernière, j’ai passé 1h45 avec l’ancien Président de la République. À sa demande, j’ai enregistré un épisode de son podcast "Un président devrait écouter ça", consacré aux violences faites aux enfants.

Ce n’était pas une rencontre protocolaire. Ce n’était pas une photo de circonstance. C’était un échange exigeant, direct, sans détour. Mettre l’enfance au cœur de tout. Au cœur du débat public. Au cœur de celles et ceux qui fabriquent la loi. Au cœur de celles et ceux qui gouvernent. C’est notre ligne. Elle ne bougera pas.

Je rencontrerai toutes celles et ceux qui ont la volonté d’entendre. Hier l’ancien Président. Il y a un mois, Emmanuel Grégoire. Dans quinze jours, Gabriel Attal. Peu importe les appartenances. Peu importe les étiquettes. Quand il s’agit de protéger les enfants, il n’y a pas de camp. Il y a une responsabilité.

Pendant 1h45, nous avons parlé de ce que la République doit aux plus vulnérables. De ce qu’elle protège. Et de ce qu’elle laisse encore trop souvent tomber. Je ne vais pas dans ces lieux pour flatter. Je n'y pas pour exister. J’y vais pour dire, pour rappeler, pour exiger.

Parce que la violence faite aux enfants n’est pas un sujet parmi d’autres. C’est le révélateur d’un pays. Nous continuerons. Partout et avec tous. Sans concession.

L’enfance n’est pas une variable d’ajustement.
Elle doit devenir une priorité politique absolue.
Et nous ferons en sorte que personne ne puisse dire : « Nous ne savions pas. »,

Cet épisode de la saison deux du Podcast "un président devrait écouter ça" sera disponible sur toutes les plateformes de téléchargement jeudi.

23/02/2026

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Nice
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Site Web

https://linktr.ee/PAPILLONS06

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