07/10/2026
« Quand les Français débarquèrent sur nos côtes, le mot Algérie n'existait pas. Notre histoire commence en 1845 comme celle de la France, en tant que peuple, a commencé avec les Capétiens. 1830, en cette terre d'Afrique du Nord, C'est le chaos, deux millions d'esclaves rançonnés par les pillards ou les Téodaux, rongés par la syphilis, le trachome, le choléra, la malaria, des déserts, des marais pestilentiels, plus rien de ce qui avait été la paix romaine. »
Saïd Boualam naît le 2 octobre 1906 à Souk Ahars (département de Bône de l’Algérie française), également ville de naissance de l’évêque d’Hippone, saint Augustin.
Officier au 1er régiment de tirailleurs algériens, il sert le drapeau tricolore pendant la Seconde guerre mondiale. Devenu capitaine, il est fait commandeur de la Légion d’honneur, croix de guerre, croix du combattant et croix de la valeur militaire.
Il reste fidèle au drapeau français lorsqu’éclate la guerre d’Algérie puis émigre en France métropolitaine sous le statut de rapatrié en 1962. Comme la plupart des Harkis et des pieds noirs, ses conditions d’accueil sont désastreuses.
Il se retire avec une soixantaine des membres de sa famille à Mas-Thibert, à deux pas de la ville d’Arles. Député de 1958 à 1962, il est par ailleurs l’auteur de trois livres sur les Harkis. Il est mort le 8 février 1982, toujours à Mas-Thibert, à soixante-quinze ans.
De nombreuses villes, particulièrement dans le Midi, ont une rue ou une place qui porte son patronyme. En 1990, le maire PS de Longjumeau Philippe Schmidt a débaptisé une rue à son nom au motif que Saïd Boualam était « un guerrier dont les hommes ont commis de nombreux crimes ».
Illustration : portrait de Saïd Boualam, source Wikimédia.
Pour aller plus loin et source citation : Saïd Boualam, « Mon pays, la France », édition France Empire, Paris, 1962.
Sur le retrait du nom de la rue Bouchaga-Boualem par le maire de Longjumeau : https://www.senat.fr/questions/base/1990/qSEQ900308792.html
119 ans jour pour jour, 2 octobre 1906.