26/05/2026
La fait le bilan de l'année 2025, qui s’inscrit dans une séquence historique marquée par :
⮕ un affaiblissement de l’Etat de droit
⮕ un recul assumé des libertés publiques
⮕ une banalisation inquiétante des atteintes aux droits fondamentaux
⚠️ L'association a identifié une accumulation de mesures, une accoutumance de la population aux états d’urgence et une progression des idées de l’extrême droite qui imprègnent le débat public, influencent les politiques publiques et contribuent à légitimer des logiques autoritaires et la montée de la haine.
Ces atteintes dessinent une transformation profonde du cadre démocratique, un "décrochage démocratique" que nous avons eu de cesse de dénoncer en multipliant actions de terrain et coalitions pour défendre l’universalité et l’indivisibilité des droits face aux logiques d’exclusion.
Cette année encore, l'association a également agit contre toutes les formes de racisme et de discrimination, contre la maltraitance des personnes étrangères, pour les droits des femmes et en défense des droits des personnes LGBTI et des personnes en situation de handicap.
La défense des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux ont tenu une place importante dans notre action : agir contre les inégalités, le mal-logement et la grande pauvreté, défendre le droit à l’éducation, sortir du piège de la répression dans le cadre des politiques des drogues, dénoncer les inégalités d’accès aux soins et la casse de l’hôpital public, lutter pour le droit à un environnement sain ou encore agir pour les droits culturels et la liberté de création : la LDH était sur tous les fronts.
Sur le plan de son engagement international, l'association n'a eu de cesse d'interpeller les autorités franaçaises et européennes tout comme les différents acteurs de la communauté internationale, en faveur de la paix.
⮕ C'est dans ce contexte de fragilisation des espaces démocratiques, montée des extrêmes droites et remise en cause des droits, que la LDH, le Forum Civique Européen, Euromed Droits, la FIDH et Al Haq ont rappelé l’impact de ces transformations sur la défense des droits.
Pour autant, la société civile est là : elle alerte, elle document, elle liste des enjeux pour aider à co-construire des solutions politiques concrètes et il y a parfois des victoires, comme par exemple en Hongrie et en Pologne.