16/05/2024
Message de l'équipage du Rafale.
Didier se rapproche des Açores
38 33.946n 37 05.739w
[Jour 15] Chat noir
Thu May 16 2024 00:48:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)
On a beau voir les Açores se rapprocher sur la carte et se dire qu’on est bientôt chez Peter en train de boire une bière, il reste quand même 400 miles et tout un tas de scénarios possibles…
Cette nuit en a été la preuve, un petit rappel à l’ordre avec des vents de 20 nœuds et surtout des vagues bien courtes de face qui font trembler les entrailles de RAFALE et les nôtres avec.
On avance pas, la bateau force et le mât danse la gigue du Poitou dans chaque affrontement avec l’eau qui fait bloc.
Nous réduisons la cadence, il faut faire le dos rond et ménager la monture.
Lucie est baptisée pour le gros temps et barre une bonne partie de la journée (qui commence à midi pour elle).
En parallèle, les infiltrations d’eau par le pont refont surface…pour la 10 ième fois au moins après avoir cru régler le problème définitivement. Rien de critique mais l’eau ruisselle un peu partout et endommage le bois et les vernis quasi neufs d’il y a 25 ans. Une nouvelle solution définitive est en cours d’élaboration, nous avons dû démonter avec Didier le meuble entier de la salle de bain pour essayer de comprendre l’origine du problème. Tout ça à deux dans une pièce d’un mètre carré, sans aucune aération car la mer passe par-dessus le bateau pendant l’opération. Ça aurait été plus facile de découvrir l’origine de la création de l’univers mais c’était pas le plus urgent.
Ensuite nous avions besoin de faire de l’eau douce et v’latipas que le dessalinisateur tombe en rade net. Sûrement un manque d’amour et de reconnaissance de notre part alors MERCIIII grand dessal pour tout cette eau pure et douce que tu nous as créé ! Pour l’instant nous avons mis en place la technique de Patrick qui consiste à dormir et voir ça demain.
Nous avons quand même eu la chance de voir à nouveau des hordes de dauphins arrivant en troupeau dans les vagues et venant jouer ou se moquer de notre dégaine de marins dégoulinants apeurés
Puis, deux gros jets au loin, certainement une baleine mais nous ne l’avons pas trouvée. Heureusement nous avons eu la chance de prendre en photo.
Enfin nous croisons aussi une palette, et deux gros bidons de 200L abandonné.
Il fait déjà nuit nous allons commencer les quarts…le vent est un peu tombé et la vague aussi, peut-être un peu de répit ?
Demain est un autre jour.