Louise and co.

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Louise and co. Louise change le regard sur la Trisomie 21 et le Handicap. Suivez là dans son voyage en Différence

L'association a pour but de changer le regard de la société sur les personnes porteuses de handicap physique ou intellectuel ; elle promeut leur inclusion dans la société : par l’image, la diffusion de messages ou par le soutien à des projets ; et notamment ceux qui aident à la scolarisation et à l’emploi professionnel en milieu ordinaire.

[La rentrée]Dans un monde idéal, ce post aurait été simple à faire : une jolie photo et un « bonne rentrée à tous ! » pl...
01/09/2026

[La rentrée]

Dans un monde idéal, ce post aurait été simple à faire : une jolie photo et un « bonne rentrée à tous ! » plein de joie, de l'odeur des gommes neuves et des crayons de couleur, de la photo traditionnelle, cartable au dos, avant de partir pour l'école.

Il paraît que nous ne vivons pas dans un monde idéal, alors je vais faire un peu moins simple.

Très bonne rentrée à tous ceux qui savent que les attend à l'école leur enseignant, leur AESH, et des copains et copines.

Bonne rentrée en re**rd aux enfants qui ont fait leur premier jour en IME hier : que votre année soit douce et pleine de découvertes.

Courage à celles et ceux qui vont apprendre en arrivant à l'école que l'AESH promise (et due) n'est pas là. Ne restez pas sans rien faire. Toupi vous indique ici comment réagir au plus vite pour faire valoir les droits de votre enfant à son accompagnement : https://toupi.fr/aide-aux-demarches1/aide-aux-demarches-relatives-a-la-scolarisation1/que-faire-en-cas-dabsence-de-laesh/

A ceux qui vont voir, le cœur serré, leur enfant sans solution rester à la maison et regarder par la fenêtre les autres petites têtes blondes passer, cartable au dos : on pense à vous. Continuez à vous battre, on vous envoie plein d'énergie.Rapprochez-vous des associations de parents aidants, ne restez pas seuls.
A tous, Louise souhaite le maximum de sourires en ce jour si particulier.

[Ta dernière rentrée scolaire]Dans une semaine, tu feras ta dernière rentrée à l'école. Nos vacances sont finies, aujour...
23/08/2026

[Ta dernière rentrée scolaire]

Dans une semaine, tu feras ta dernière rentrée à l'école. Nos vacances sont finies, aujourd'hui le ciel est gris et mon cœur aussi.
Tu vas entrer en CM2. Au bout du chemin, il y aura soit un IME, soit dans le pire des cas, rien, une déscolarisation plus ou moins longue. Ou se battre pour obtenir une autorisation de maintien en cm2 qui nous sera refusée.
Car tu n'iras pas au collège.
Je ne sais pas sur quoi pleure mon cœur, je devrais me sentir allégée puisque quoi qu'il arrive, je serai débarrassée des combats incessants qu'il nous a fallu mener pour que tu puisses vivre l'expérience de l'inclusion dans une école « ordinaire », avec des enfants dits ordinaires.
Je ne pleure pas non plus de surprise. Cela fait maintenant plusieurs années que nous avons constaté que ton rythme, tes capacités, ne te permettraient pas d'aller au collège. Que ce serait une souffrance que de t'imaginer dans un établissement de plusieurs centaines de « grands », toi qui ne parle toujours pas, n'est pas autonome, et serait la proie idéale de l'âge bête, que l'on a tous connus, où chaque différence expose à des moqueries, voire pire.
Nous t'avons donc inscrit il y a deux ans de cela sur les listes d'attente de différents IME. Ce n'était pas notre idéal. Mais en sept ans de scolarité, nous n'avons pu que constater que notre idéal d'une école (et d'une société) ou chacun peut grandir ensemble n'existe pas en France.
Mon cœur ne pleure pas sur le deuil de tes capacités scolaires. Nous t'avons laissé grandir, tenter, essayer, et plus t**d nous pourrons te parler de tes années à la crèche, puis à l'école, avec tes AESH et tes camarades d'Ulis et des autres classes. Mais tu n'est pas de ces enfants avec T21 qui apprennent à lire, même à 9 ans, ou disent quelques mots à six ans.
Toi, tu traînes dans ton cartable, en plus de ton chromosome 21 surnuméraire, des traits autistiques qui ralentissent encore ton développement. Cela fait longtemps que j'ai fait ce deuil de la « super-triso » qui irait peut-être au collège, au lycée si on se battait suffisamment. Tu ne peux simplement pas le faire au rythme où roule l'école. Et honnêtement, maintenant je m'en fiche. Tu seras diplômée en bizarreries, doctorante en musique et danse à ta manière, championne d'Europe d'auto-tamponneuses, experte pour identifier les personnes bienveillantes. Tu l'es déjà.
Mon cœur pleure sur la naïve que j'ai été de croire qu'à force de me battre, j'allais changer les choses. Tes sept années à l'école ordinaire ont été pour moi un lent deuil de l'Education nationale, de ses capacités à accueillir, à faire de tous les enfants des citoyens égaux, de sa volonté d'inclure qui n'existe que dans les discours jamais suivis de véritables décisions ni de moyens.
Dès les premiers jours de ta vie, nous avons décrété que ta trisomie 21 ne devait pas décider de ton chemin à ta place, que ton handicap ne te définissait pas. Nous avons voulu te donner le choix, la possibilité. Nous n'avons pas de regret d'avoir attendu quelques années avant de demander un IME, car au moins, tu as pu essayer. Et tu as aimé l'école, tu l'aimes toujours, tant ton bonheur est lié au fait d'être au milieu des autres enfants, qu'importe ce qu'ils pensent de toi.
Mais la réalité est là : il n'existe pas de solution idéale comme une fusion entre les écoles et les IME, avec des classes pour enfants extraordinaires dans chaque établissement, avec du personnel formé et bien payé pour s'occuper de ceux-ci. Ce n'est pas le modèle français. Derrière les discours, on estime encore que les personnes handicapées sont mieux entre elles, et puis tous ces changements coûteraient trop cher, il nous faut de l'argent pour réarmer la France, alors à quoi bon s'occuper d'inclure les personnes handicapées dans la société ?
C'est ta dernière rentrée scolaire et même si mon cœur pleure, sur le temps qui passe notamment, une partie de moi a hâte. Hâte de laisser derrière moi l'Education nationale et les combats, chaque année, chaque trimestre, pour simplement faire valoir tes droits et ceux des autres enfants qui ne rentrent plus dans les cases. Ma colère contre l'injustice, mon amour pour toi m'ont porté à chaque fois, mais aussi grignotée. Chaque année un peu moins d'énergie, plus de rancœur, d’écœurement, de désillusion. J'ai touché pas mal de fonds qui n'étaient pas joli-joli, j'y ai laissé des plumes, et je ne veux plus de cela. Personne ne peut à elle seule faire bouger un Mammouth momifié. J'ai voulu croire à l'école inclusive en France. Elle n'existe pas, et personne n'a vraiment envie que ce soit le cas.
Tout ne sera pas rose pour autant, je le sais. Vivre avec un handicap en France, ça n'est pas l'autoroute des bisounours. Mais l'important est de trouver un endroit où l'on t'accueille pour qui tu es, pour ce que tu sais faire, et à ton rythme. Je croise les doigts de toutes mes forces pour que cela arrive dans l'année qui vienne, afin d'éviter la déscolarisation puisqu'aucune solution autre que le collège ordinaire, même avec Ulis, t'est proposée, et que c'est clairement impossible pour toi qui joue encore comme une enfant de trois ans.
C'est ta dernière rentrée scolaire et mon cœur pleure aussi sur toutes ces personnes bienveillantes qui t'ont accompagnée, entourée, découverte, appréciée, aimée. Je ne peux pas toutes les citer mais parmi elles, les indispensables AESH que tu as toujours su te mettre dans la poche, les enseignantes – sauf une, si elle lit elle se reconnaîtra, si elle ne lit pas, tant mieux. Merci à vous toutes, du fond du cœur.
C'est ta dernière rentrée scolaire mais mon cœur se dit -espère- que c'est aussi une nouvelle phase qui s'ouvre si tu as la chance d'avoir une place en IME avant la 6e. Des années où tu seras aussi entourée d'enfants, eux aussi avec des différences, mais cela t'importe peu, cela fera ton bonheur. Des années où je l'espère, nous aurons moins à nous battre contre des moulins à vent, où je passerai moins de temps à me déguiser en avocate, en combattante, en lanceuse d'alerte, en maman enragée (d'aucuns diraient sans problème « hystérique »).
C'est ta dernière rentrée scolaire mais je sais que tu retrouves dans une semaine tes camarades, tes AESH habituelles, ton école, et que chaque matin, lorsque le taxi passera te prendre pour t'emmener à l'école, tu auras ce grand sourire qui veut tout dire. Alors profite, ma Louise, de cette dernière année d'une phase, avant qu'une autre commence – on croise les doigts- au plus vite. Une phase où tu arboreras le même sourire chaque matin avant de partir dans « ton école spéciale ».
Caroline Boudet - Auteure
( Photo de Remy Doc prise lors de la 1er rentrée de Louise en 2018 )

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/pres-de-nantes-comment-va-manger-louise-sans-son-aesh-2ca7...
17/06/2026

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/loire-atlantique/pres-de-nantes-comment-va-manger-louise-sans-son-aesh-2ca72b9e-63e3-11f1-a46d-81598b89efb2

20000 signatures !!!
Et dire qu'en lançant cette pétition, je visais mille maximum, en me disant "tout le monde s'en fout à part les personnes directement concernées. Merci de m'avoir donné tort !
Et un bel écho dans la presse régionale. Peut-être qu'un jour, le rectorat daignera répondre aux familles !?
(Si vous n'avez pas encore signé la pétition, je mets le lien en premier commentaire)

[Presse Océan] Des parents d’élèves craignent que l’Éducation nationale ne coupe dans l’accompagnement scolaire du midi. Très inquiète pour sa fille scolarisée à Vertou, Caroline a lancé une pétition en passe d’atteindre les 20 000 signatures.

BIENTÖT 20 000 signataires, et un député qui s'engage ! La pétition "Handicap: des élèves privés de cantine à la rentrée...
16/06/2026

BIENTÖT 20 000 signataires, et un député qui s'engage !

La pétition "Handicap: des élèves privés de cantine à la rentrée" frôle les 20 000 signataires!
Cela sera-t-il suffisant pour se faire entendre du rectorat de Nantes et de l'Education Nationale?
L'un des députés de Loire- Atlantique, Matthias Tavel, a en tout cas adressé une question écrite au gouvernement sur ce sujet. Le ministre de l'Education a désormais l'obligation de lui répondre. . Grâce à l'intervention du député de la 8e circonscription de Loire-Atlantique, la question de l'accompagnement des élèves avec handicap sur le temps méridien prend en tout cas une ampleur nationale, dont on ne peut que se réjouir. D'autres député.e.s sont aussi à notre écoute et au courant de la situation.
Un nouvel article de presse devrait bientôt paraître concernant notre mobilisation.
Peut-être aurons nous avant la fin de l'année scolaire des réponses concrètes à nos questions concrètes? (on peut rêver)
En tout cas, rien n'aurait été possible sans votre mobilisation, et je me permets au nom des familles concernées, de vous remercier une nouvelle fois.
Et continuez de partager la pétition !

Handicap : des enfants privés de cantine à la rentrée !

PLUS DE 18000 SIGNATAIRES, dont des noms qui vous parleront comme Michael Jeremiasz et Baptiste Beaulieu ! 18000 personn...
12/06/2026

PLUS DE 18000 SIGNATAIRES, dont des noms qui vous parleront comme Michael Jeremiasz et Baptiste Beaulieu !
18000 personnes qui sont touchése par la place qui est réservée aux élèves porteurs de handicap à l'école et à la cantine. On se sent si souvent seuls face à la situation que j'ai du mal à y croire. Merci à vous.

Nous contactons en parallèle les députés du département 44.
Côté rectorat, pas de réaction. Ne pas communiquer, surtout avec les parents, est la stratégie de communication made in Education Nationale.
Continuons d'alerter sur cet enjeu qui risque d'être national et loin d'être concentré sur la Loire-Atlantique. Nous demandons au rectorat de Nantes des CHIFFRES sur le nombre d'AESH à la rentrée, et leurs affectations sur le temps méridien.
En attendant, continuez de faire tourner la pétition Handicap: des élèves privés de cantine à la rentrée.

Handicap : des enfants privés de cantine à la rentrée !

AESH et temps de cantine: langue de bois et bouts de ficelleA la veille de la grève nationale des AESH, que nous souteno...
08/06/2026

AESH et temps de cantine: langue de bois et bouts de ficelle

A la veille de la grève nationale des AESH, que nous soutenons à 1000%, et alors que la pétition se dirige vers les 15000 signatures, il est temps de faire un point clair sur la question de l'accompagnement des élèves handicapés sur le temps de cantine.

Le rectorat de Nantes, interrogé par deux médias, répond avec le même élément de langage : « il n'y aura aucun changement à la rentrée, pas moins d'AESH que cette année ».
Cela pourrait laisser croire que les parents qui comme nous, ont été prévenus oralement qu'il y aurait drastiquement moins d'AESH pour le temps du midi à la rentrée, mentent ou n'ont rien compris.

C'est bien plus « subtil » que cela.
L'accompagnement d'un élève handicapé sur le temps méridien se fait « sur la base du volontariat des AESH », explique le rectorat.
Mais attention, voilà la blague.
C'est du volontariat, mais pas payé en heure supplémentaire, ni même majoré. Par exemple,si une AESH a un contrat de 20h par semaine et choisit de faire 6 heures sur des temps méridiens, elle aura 14 h de temps d'accompagnement en classe, point à la ligne.
QUI a envie de se priver de sa pause déjeuner pour rester tout aussi mal payée, et sans aucune reconnaissance ?
Pas grand-monde, bien entendu. Et c'est sans oublier que le Pial (qui affecte localement les AESH à des enfants) « privilégie l'accompagnement sur le temps scolaire » en cas de manque d'AESH ». C'est d'ailleurs pour cette raison que Louise a « perdu » son accompagnatrice du midi.

C'est donc mathématique : si le nombre d'AESH reste le même à la rentrée et qu'il n'y a pas d'embauche (« rien ne change ») , il est EVIDENT que beaucoup d'enfants n'auront pas d'accompagnement sur le temps du midi... puisqu'il n'y a déjà pas assez d'AESH pour tous les enfants concernés.

Encore une fois on joue avec les mots, c'est la fête à la langue de bois, on fait des économies de bouts de chandelle et les AESH ne sont toujours ni reconnues, ni bien payées, alors que leur rôle est crucial.
Exigeons des recrutements à court terme, exigeons un vrai statut pour ces accompagnantes (majoritairement des femmes), exigeons le respect pour elle et les enfants qu'elles aident au quotidien pour un salaire de misère qui les maintient sous le seuil de pauvreté.

Pour cela, soutien à la grève demain et continuez de faire tourner la pétition !
Par ici : https://c.org/GnKyRkvzb7

PS La photo est un montage réalisé avec une IA.

"Rien n’a changé."Voilà la réponse donnée aux médias par le rectorat à propos de la baisse du nombre d’AESH sur le temps...
07/06/2026

"Rien n’a changé."
Voilà la réponse donnée aux médias par le rectorat à propos de la baisse du nombre d’AESH sur le temps de cantine.
C’est la phrase bouclier :
"Rien n’a changé" ,passez votre chemin, circulez. Une fin de non-recevoir gravée pour cette rentrée, et déjà promise pour les suivantes.
Pourtant, dans nos vies, le décor a basculé. Depuis avril, à Vertou comme ailleurs, le temps du midi de nombreuses familles s’est vidé de ses accompagnements. Ma fille Louise, porteuse de trisomie 21, n'a plus d'AESH pour déjeuner. Sans la béquille de la mairie, la porte de la cantine se refermait.
Elle ne déjeunerait plus avec ses camarades.
Quand l’administration assène que rien n'a changé, elle cherche à étouffer l’émoi pour masquer la toxicité de sa machine.
"Rien n'a changé" : on entend la mélodie : vous mentez. Vous exagerez. Vous êtes hystériques.
Mais la réalité est arithmétique. Dire que rien ne bouge alors que le nombre de besoin augmente, c’est feindre de ne pas comprendre la mécanique du grand vide. Plus d'enfants à la table sans rajouter de chaises on finit le cul par terre. Sous l'horizon des regards. Invisible
Pour s'en laver les mains, le rectorat a trouvé son coupable : le manque de « volontariat » des AESH. Le mot est trompeur, le procédé est bas. On déplace la faute sur les maillons les plus fragiles. Mais ce n'est pas un refus de faire de leur part, c'est le refus d'un jeu de chaises musicales absurde où l'on déshabille la classe pour habiller la cantine.Car l’Éducation nationale ne finance pas d'heures supplémentaires pour la cantine. Elle demande aux AESH de découper leurs contrats déjà précaires.
L'état maintient ces personnels sous le seuil de pauvreté avec des contrats en miettes, des morceaux de temps, des demi-vies. Entretenir la précarité permet de limiter les vocations, tout en feignant de déplorer l'absence de volonté des agents.
( Suite de ce texte de en commentaire)

"Rien n’a changé."Voilà la réponse donnée aux médias par le rectorat à propos de la baisse du nombre d’AESH sur le temps...
07/06/2026

"Rien n’a changé."
Voilà la réponse donnée aux médias par le rectorat à propos de la baisse du nombre d’AESH sur le temps de cantine.
C’est la phrase bouclier :
"Rien n’a changé" ,passez votre chemin, circulez. Une fin de non-recevoir gravée pour cette rentrée, et déjà promise pour les suivantes.
Pourtant, dans nos vies, le décor a basculé. Depuis avril, à Vertou comme ailleurs, le temps du midi de nombreuses familles s’est vidé de ses accompagnements. Ma fille Louise, porteuse de trisomie 21, n'a plus d'AESH pour déjeuner. Sans la béquille de la mairie, la porte de la cantine se refermait.
Elle ne déjeunerait plus avec ses camarades.
Quand l’administration assène que rien n'a changé, elle cherche à étouffer l’émoi pour masquer la toxicité de sa machine.
"Rien n'a changé" : on entend la mélodie : vous mentez. Vous exagerez. Vous êtes hystériques.
Mais la réalité est arithmétique. Dire que rien ne bouge alors que le nombre de besoin augmente, c’est feindre de ne pas comprendre la mécanique du grand vide. Plus d'enfants à la table sans rajouter de chaises on finit le cul par terre. Sous l'horizon des regards. Invisible
Pour s'en laver les mains, le rectorat a trouvé son coupable : le manque de « volontariat » des AESH. Le mot est trompeur, le procédé est bas. On déplace la faute sur les maillons les plus fragiles. Mais ce n'est pas un refus de faire de leur part, c'est le refus d'un jeu de chaises musicales absurde où l'on déshabille la classe pour habiller la cantine.Car l’Éducation nationale ne finance pas d'heures supplémentaires pour la cantine. Elle demande aux AESH de découper leurs contrats déjà précaires.
L'état maintient ces personnels sous le seuil de pauvreté avec des contrats en miettes, des morceaux de temps, des demi-vies. Entretenir la précarité permet de limiter les vocations, tout en feignant de déplorer l'absence de volonté des agents.
Notre réalité ? De la brutalité dans les décisions et un silence de plomb. Nos courriers envoyés restent sans réponse. Une administration devenue sa propre finalité, une machine froide qui tourne à vide, sourde à ses administrés.
Sur le terrain, les humains s'usent. Nous avons croisé des professionnels au bout de leurs vies, les yeux au bord des larmes, épuisés d'être les amortisseurs d'un système qui broie. Mais dans les directions, dans les ministères, règne le froid cynique des tableurs. On y gère le handicap comme une fatigue statistique.

Alors, avec Caroline Boudet - Auteure , on s'agite. Pour Louise, notre boussole. Mais à travers elle, pour toutes les Louises invisibles, pour toutes ces mères contraintes de renoncer à leur job pour surveiller un plateau-repas, pour toutes ces familles que le mille-feuille administratif mure dans l'ombre.
On nous vend l'école inclusive. Quel contresens. Une inclusion de vitrine pour les photos officielles. Une inclusion au rabais, une inclusion à coups de clous, pour que les enfants différents restent fixés, immobiles, loin des autres. L'inclusion qui dissout au lieu de rassembler.
Ne laissons pas les médias se faire distraire par la communication du statu quo. No news.
Pour briser le silence et forcer l'administration à ouvrir les yeux, continuez de signer et partagez la pétition :

https://c.org/zw5XwGvtm8

Texte : Remy Doc

"Pour la cantine, le recrutement se fait en effet sur la base du volontariat dans le groupe d’AESH disponibles. Et ce n’...
06/06/2026

"Pour la cantine, le recrutement se fait en effet sur la base du volontariat dans le groupe d’AESH disponibles. Et ce n’est pas une heure supplémentaire payée en plus, c’est une heure en décalé sur le reste de leur journée", déplore Caroline Boudet. Faute de volontaires, de fait, l’accompagnement de certains enfants s’arrêtera.
🤬🤬🤬
Et voilà comment le rectorat peut dire qu'il y aura "toujours autant d'aesh à la rentrée"



Ils craignent la suppression des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) à la cantine à la rentrée 2026, annoncée à l’oral à plusieurs familles. Une pétition lancée lundi 1er juin par une mère de famille de Vertou, au sud de Nantes, a déjà réuni plus de 10 000 signat...

05/06/2026

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