30/03/2023
Témoignage écrit par un accueillant :
Ma carte d'identité n'est pas mon identité ! :
"Les demandeurs d'asile traversent des périples indescriptibles pour arriver dans le pays où ils demandent l'asile. Chacun d'entre eux est confronté à des obstacles physique ou psychologiques, dans la plupart des cas, la personne souffre des deux !
Lorsque nous écoutons des histoires déchirantes, nous ressentons immédiatement de l'empathie, mais ce n'est pas tout, l'empathie nous pousse aussi à réfléchir à la façon dont nous devrions répondre à celui qui nous raconte son histoire ? Comment devrions-nous lui parler? Et bien d'autres questions encore !
La bonne nouvelle est qu'il n'y a qu'une seule réponse : "le statut administratif, les histoires, les problèmes, etc. sont un fardeau que les personnes partagent pour différentes raisons ; nous devons donc nous adresser à ces dernières de la même manière que nous nous adresserons à notre voisin, notre famille, notre ami ou notre
collègue". Bien sûr, il est important d'être prévenant, parfois les gens veulent juste être entendus, et parfois, ils ne veulent pas se souvenir de ce qui les a traumatisés parce qu'il est que cela les poursuit déjà suffisamment dans leurs cauchemars. Il est
vraiment difficile de s'ouvrir et d'être émotif, pour une personne qui a survécu à la guerre et à la faim, le réveil émotionnel a vraiment besoin de temps. Il est vraiment apprécié quand on se concentre sur la façon d'aider les demandeurs d’asile à passer du mode de survie au mode de vie ! C'est pourquoi, dans cet article, je partage avec vous quatre étapes par lesquelles je suis passé, et je suppose que tout autre demandeur d’asile a dû passer par là aussi.
Étape 1 : La peur, avant le premier récépissé
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