18/10/2026
Qq mots écrits hier vers 13h30
Manif de folie à Nancy
5 ou 6000 personnes 90 % de jeunes
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Nous écrivions ces lignes vers 13h30 hier en début de manif
Rapidement la tête du cortège s'est dirigée vers le bas de la rue Saint-Jean
Et le chiffre de 5000 personnes fut vite dépassé avoisinant les 8000 personnes,
Il n'y a pas 8000 black-bkocks à Nancy , ça se saurait
La défense du secteur place Stanislas par les forces de l'ordre commença
Et ça s'est longtemps, très longtemps résumé à ça, avec comme représentation symbolique ce qu'on pourrait appeler " la bataille du point central", une bataille attendue par certains depuis longtemps, mais de laquelle personne ne sortira jamais vainqueur, en tout cas pas dans ces conditions
Les manifestants piègés par les éléments les plus virulents et les forces de l'ordre, sont entrées progressivement dans un jeu qui n'en est pas un, et la puissance jamais vue du cortège rappelant au plus anciens l'époque du CPE 2006 a commencé à s'étioler
Plusieurs cortèges sans destination déambulaient dans le centre ville sous une alternance de gaz lacrymogènes et de gr***des assourdissantes
Des 14h10 j'ai croisé un collègue retraité ( plus de 80 ans) et habitué des manifs, hagard, désorienté, errant autour du marché
Il était perdu et triste
On l'est tous aussi en ce moment
Entendez la jeunesse bon sang !
Le côté festif, jeune, revendicatif, s'est lentement étiolé
L'étrange "jeu" instauré dès le début par les forces de l'ordre et l'avant-garde en roue libre a inexorablement amené à un climat de zone de guerre, mais aussi en un jeu à la con
Nous utilisons cette expression parce que le nombre de cortèges distincts leur mobilité et leur détermination aurait permis très facilement d'accéder à la place Stanislas par petit groupe, on n'arrête pas une rivière en colère, mais ce n'était pas le but de la majorité des manifestants venus juste manifester et juste exprimer leur revendications
Il n'y avait aucune organisation hier et aucune stratégie, juste un point géographique de crispation qui a fait perdre un peu tout le monde
La FSU a fait partie des organisations qui a oeuvré à permettre que les manifs du 6/10, 8/10, 1et 10 15/10 se déroulent mieux que la journées du 2/10, permettant de faire entendre notamment les revendications des jeunes qui restent légitimes et ignorées par le gouvernement
Il y a un climat de surdité tel au plus haut sommet de l'État que la situation est vraiment explosive
Explosive comme ces détonations multiples qui ont émaillé les oreilles des nanceeinens toute l'après-midi
On nous rabâche que la gr***de c'est pour éviter le contact et éviter le pire ...
C'est le cœur du sujet, le contact l'échange le débat, le cœur du sujet l'avenir, en commun ou pas, la jeunesse s'est saisie de la manifestation comme d'un outil démocratique étudié à l'école et on lui répond " va ranger ta chambre et appelle le numéro vert"
Dans 7 mois nous vivrons un moment charnière de nos échéances démocratiques, nous ne pouvons penser que les évènements actuels, n'aient aucun impact et la gestion de la sortie de la crise actuelle est d'une importance cruciale pour maintenir des équilibres nécessaires à chacun
Il faudra retourner manifester encore et encore, comme le 5 novembre 2026 journée de grève interprofessionnelle qui sera selon nous une date importante dans un hiver social dont les travailleurs en lutte et la jeunesse doivent sortir victorieux
Mais dès la semaine prochaine, le gouvernement doit répondre et pas par un renforcement aveugle et sécurité
Les plateformes et les numéros verts ça va 5 minutes
Parcoursup doit tomber et vite
Les suppression de poste dans l'éducation nationale ( pas que) doivent être annulés et remplacées par des créations
De vraies négociations salariales dans le public et dans le privé doivent s'ouvrir au plus vite
Si la surdité et la répression étaient la bonne méthode, on n'aurait pas vu 5 à 6000 jeunes avec des jolies pancartes faites à la main sortir dans la rue hier, ils seraient restés sagement à la maison à regarder BFM ou CNEWS
Mais notre jeunesse n'a pas peur
elle a l'esprit ouvert, elle a l'esprit critique elle veut un autre avenir
Le temps est court
Les braises sont chaudes
La FSU - elle - ne jouera pas au pyromane, mais continuera de manifester tant qu'il le faudra.