29/01/2026
🚨 LMB Aerospace : quand la France sacrifie sa souveraineté industrielle sur l’autel de la rentabilité
Le gouvernement français a récemment autorisé la vente de LMB Aerospace, fleuron corrézien spécialisé dans les équipements critiques pour la défense (ventilateurs des Rafale, sous-marins nucléaires, porte-avions Charles de Gaulle), au groupe américain Loar Group. Une décision prise contre l’avis de la Direction générale de l’armement (DGA) et qui soulève de graves questions sur la cohérence de notre politique industrielle et de souveraineté nationale.
Pourquoi cette vente est une erreur stratégique majeure ?
1. Un abandon de souveraineté industrielle
LMB Aerospace est un acteur clé de la chaîne d’approvisionnement de la défense française. En cédant son contrôle à un groupe étranger, la France perd la maîtrise de technologies sensibles et s’expose à des risques de dépendance, voire de blocage, en cas de tensions géopolitiques. Comme le rappelle le Rassemblement National, cette opération rappelle le scandale Photonis, où l’État avait dû intervenir in extremis pour bloquer une vente similaire. Pourtant, cette fois, Bercy a passé outre les recommandations de la DGA et des parlementaires, malgré les garanties théoriques de "maintien en France" et de "modernisation" imposées à l’acheteur
2. Des conditions de vente insuffisantes et ambiguës
Le gouvernement assure que des "conditions strictes" (maintien des emplois, golden share, protection des contrats stratégiques) ont été imposées. Mais dans les faits, ces mesures sont-elles vraiment contraignantes ? L’expérience montre que les engagements pris par des repreneurs étrangers sont rarement tenus sur le long terme. De plus, 30 % du chiffre d’affaires de LMB est déjà réalisé aux États-Unis – une dépendance qui ne fera que s’accroître
3. Un signal désastreux pour l’industrie française
Cette cession intervient alors que la France prône un réarmement européen et une relocalisation des activités stratégiques. Comment concilier ces discours avec la vente d’un sous-traitant majeur de Dassault, Naval Group et Nexter ? Comme le soulignent des députés et experts, cette décision affaiblit notre autonomie stratégique et envoie un message catastrophique aux investisseurs et aux salariés : la rentabilité prime sur la souveraineté
4. Un précédent dangereux pour d’autres fleuron
LMB Aerospace n’est pas un cas isolé. Cette opération révèle les failles du modèle français : des fonds d’investissement (comme Tikehau Capital, qui a bénéficié de financements publics) réalisent des plus-values en cédant des pépites industrielles à l’étranger, sans que l’État n’utilise pleinement ses outils de protection (comme le décret Montebourg). Où est la cohérence quand on bloque Photonis en 2021, mais qu’on laisse filer LMB en 2026 ?
5. Un risque pour l’emploi et les savoir-faire locaux
Malgré les promesses, rien ne garantit que les 75 emplois corréziens ou les compétences uniques de LMB seront préservés. Les logiques financières des groupes américains privilégient souvent la rationalisation et les délocalisations. La Corrèze et la France perdent ainsi un pan de leur expertise industrielle
Que faire maintenant ?
- Exiger une révision de la décision et l’activation des mécanismes de protection (golden share, veto étatique) pour reprendre le contrôle.
- Renforcer les outils de souveraineté économique : interdire les rachats étrangers dans les secteurs stratégiques, mobiliser l’épargne publique (Bpifrance, épargne salariale) pour racheter nos champions industriels.
- Lancer un débat national sur la doctrine française en matière de contrôle des investissements étrangers. Faut-il vraiment attendre que nos dernières usines stratégiques passent sous pavillon étranger pour agir ?
La France mérite mieux qu’une braderie de ses bijoux industriels.Partagez massivement pour alerter sur cette dérive et demander des comptes à nos dirigeants !
Le gouvernement a confirmé ce mercredi la vente du groupe français LMB Aerospace, dont le siège social est en Corrèze, et qui fabrique des ventilateurs pour les Rafale et les sous-marins nucléaires, à la société américaine Loar Group, tout en promettant de protéger ses contrats stratégiqu...