SAF Nancy

SAF Nancy Section locale du Syndicat des Avocats de France à Nancy

16/05/2026
16/05/2026

Plus d’un an après le recours déposé par dix associations, les juges administratifs leur donnent raison et fixent à l’État des délais pour respecter les droits des demandeurs de t...

PUBLIÉ LE 15 MAI 2026NON, MONSIEUR LE GARDE DES SCEAUX : CELA NE PASSERA PAS Le SAF et la FNUJA apprennent que Monsieur ...
16/05/2026

PUBLIÉ LE 15 MAI 2026

NON, MONSIEUR LE GARDE DES SCEAUX : CELA NE PASSERA PAS


Le SAF et la FNUJA apprennent que Monsieur le ministre de la Justice proposerait, « dans un esprit de conciliation », de restreindre le champ de la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR), en excluant tous les crimes sexuels, dont les viols, ainsi que l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. La PJCR ne concernerait donc plus que les coups mortels et les braquages, soit des crimes relevant aujourd’hui des cours criminelles départementales. ».

Présentée comme une réponse aux délais de jugement des crimes, la PJCR serait ainsi vidée de sa justification affichée : le contentieux résiduel désormais visé ne saurait résoudre l’engorgement criminel. Mais l’essentiel est ailleurs : même réduit dans son périmètre, le plaider-coupable criminel demeure une brèche ouverte dans notre justice criminelle.

Nous le savons trop bien : une fois inscrit dans le Code de procédure pénale, un tel mécanisme aura vocation à s’étendre. Ce qui est présenté aujourd’hui comme une concession deviendra demain un précédent.

Reculer d’un pas pour mieux avancer demain, avec un objectif inchangé : faire adopter, coûte que coûte, une réforme massivement contestée.

Le garde des Sceaux feint d’oublier que l’opposition de la profession ne porte pas sur tel ou tel ajustement, mais sur l’économie même du projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes, lequel touche notamment :

à la simplification des règles de composition, de compétence et de fonctionnement des juridictions criminelles ;
au régime des nullités, au mépris de l’État de droit ;
au débat contradictoire devant la chambre de l’instruction ;
au régime de la détention provisoire ;
à la légalisation de la généalogie génétique d’investigation.
Si le recul du Ministre est le produit d’une mobilisation exceptionnelle, le SAF et la FNUJA appellent à la poursuivre jusqu’au retrait total de ce projet de loi.

Ils demandent au garde des Sceaux d’ouvrir, enfin, une concertation authentique avec l’ensemble des acteurs du monde judiciaire afin de rechercher les véritables solutions pour sauver une justice que l’on ne réformera ni contre celles et ceux qui la font vivre, ni au détriment de celles et ceux qu’elle doit protéger.

Tres importante décision du Conseil d’Etat du 5 mai 2026 concernant la dématérialisation de l’accès des étrangers à leur...
08/05/2026

Tres importante décision du Conseil d’Etat du 5 mai 2026 concernant la dématérialisation de l’accès des étrangers à leurs droits (plateforme ANEF).

Le Conseil d’État relève que si le ministre de l’Intérieur a déjà engagé plusieurs mesures pour améliorer l’accès au service public de l’ANEF (dispositif d’accompagnement, centre de contact joignable par courriel et par téléphone, points d’accueil numérique, solution de substitution prévue lorsque la démarche en ligne ne peut aboutir), le fonctionnement de ce service connaît des dysfonctionnements qui affectent gravement l’exercice de certains de leurs droits par les demandeurs de titre de séjour.


Le Conseil d’État enjoint à l’État de prendre, dans un délai de six mois, toutes les mesures nécessaires pour que l’obligation de délivrance ou de renouvellement de l’attestation de prolongation de l’instruction aux demandeurs déjà titulaires d’un titre de séjour soit pleinement respectée.


Le Conseil d’État juge ainsi que l’administration doit faire évoluer, dans un délai de douze mois, le téléservice de l’ANEF afin de permettre aux usagers de pouvoir déposer simultanément ou successivement plusieurs demandes de titre de séjour pour faire valoir l’ensemble de leurs droits.

Le Conseil d’État juge ainsi que l’administration doit, dans un délai de six mois, permettre aux usagers de signaler ces erreurs, de modifier leurs informations et de compléter leur dossier

Cf communiqué de presse de la défenseure des droits

Saisi par plusieurs associations sur les dysfonctionnements de la plateforme de l’Administration numérique des étrangers en France (ANEF), le Conseil d’Etat a statué sur les défaillances de cet outil dématérialisé. Dans ce cadre, la Défenseure des droits avait présenté, à la demande d...

Inscrivez vous au printemps du SAF à Marseille les 22 à 24 mai Cela permet d’être intéressant ! En droit social, droit d...
08/05/2026

Inscrivez vous au printemps du SAF à Marseille les 22 à 24 mai
Cela permet d’être intéressant ! En droit social, droit des étrangers et droit pénal

La manifestation du 1er mai à Nancy recueille un franc succès Plusieurs milliers de personnes pour la défense des droits...
01/05/2026

La manifestation du 1er mai à Nancy recueille un franc succès

Plusieurs milliers de personnes pour la défense des droits des travailleur.ses, des opprimé.es, des étranger.ères

Pour la défense des droits pour tout.tes !

Cet après-midi on se retrouve parc Charles III avec les syndicats, associations et organisations pour des tables rondes et des stands

Beaucoup de rencontres fructueuses dans la perspective notamment des prochaines élections

L’union fait la force !

10/04/2026
10/04/2026

« Résister aux frontières », le n° 148 de la r***e Plein Droit vient de paraître
LIEN EN COMMENTAIRE

10/04/2026

Syndicat professionnel

Lettre ouverte du SAF au Garde des Sceaux : arrêtez le massacre !

Monsieur le Garde des Sceaux, le pouvoir exécutif que vous incarnez est en train de détruire la justice, troisième pouvoir et pilier de notre Etat de droit et de notre démocratie.

Monsieur le garde des Sceaux, arrêtez de battre la justice, arrêtez le simulacre, arrêtez le massacre.

Par Stéphane Maugendre, président du Syndicat des Avocats de France.

Paris le 9 avril 2026,

Monsieur le Garde des Sceaux,

Seul Narcisse pourrait répondre sans ambages aux perversions contenues dans votre missive, en date du 6 avril à Madame la présidente du Conseil national des barreaux, Monsieur le président de la conférence des bâtonniers et Monsieur le bâtonnier de Paris, et à la façon dont vous traitez la justice.
Tout d'abord vous affirmez, dans votre courrier, « nous avions évoqué le 12 mars dernier autour d'un déjeuner de travail que la profession me fasse part de ses propositions concrètes sur le projet de loi ».
D'une part, votre projet était déjà rédigé et soumis, la veille de ce déjeuner, au Conseil d'Etat pour avis sans aucune concertation préalable avec la profession.
À peine 6 jours après ce déjeuner, vous soumettiez ce projet au Conseil des ministres et le déposiez sur le bureau du Sénat sans attendre aucune observation.
D'autre part, autant il est concevable qu'un déjeuner de travail puisse se tenir autour d'un dossier dont les enjeux sont de peu, voire de moyenne, importance, autant une sollicitation de propositions concrètes sur une telle réforme ne se traite pas entre la poire et le fromage. Preuve, s'il en est, de la place que vous comptiez réellement donner aux propositions de la profession.
Vous indiquez également « à nouveau, être prêt à discuter. Mais la discussion suppose des propositions » et que « le débat parlementaire ne pourra être pleinement constructif que si des propositions concrètes l'alimentent ».
Notons au passage que si vous essayez de donner l’apparence (et uniquement l’apparence) de vouloir dialoguer avec les instances de la profession, vous ne prenez même plus la peine comme vous aviez prétendu le faire au début de votre mandat, de consulter également les syndicats de la profession.
Or, vous avez fait choix d'une procédure législative en urgence le 18 mars, rendant impossible la remise de quelconques propositions concrètes.
En outre, compte tenu de la saisine du Sénat, je doute que les propositions concrètes que la profession aurait pu faire, auraient été, par vous, traduites en amendements gouvernementaux.
En raccourci, arguer d'un agenda ou d'un débat parlementaire est à ce stade une véritable forfaiture intellectuelle.
Sur le fond de cette réforme, je vous renvoie au mémorandum que le Syndicat des Avocat-es de France a publié mais aussi aux avis, tant du Conseil national des barreaux que de la Commission nationale consultative des droits de l'homme attaché auprès de Monsieur le Premier ministre.
Je ne manquerai cependant pas de vous faire parvenir, pour respecter le principe du contradictoire, que vous semblez ignorer, les observations que nous allons envoyer aux Sénateurs et Sénatrices.
Plus généralement, vous et vos prédécesseurs avez été alertés, depuis de nombreuses années, sur l'état des audiencements criminels, correctionnels mais aussi civils ou prud'homaux.
En effet, tous les ans, les services judiciaires vous remontent les statistiques que votre administration exige.
Ce, sans compter les suicides, démissions, pétitions et mouvements de protestation qui sont autant de messages que le monde judiciaire vous a envoyés durant toutes ces années pour vous alerter sur la décrépitude dans laquelle se trouve notre justice.
Vous avez, délibérément, laissé pourrir le système judiciaire.
Aujourd’hui, votre communication visant à présenter cette réforme comme favorable aux victimes est à l’opposé du traitement que vous leur réservez habituellement, étant rappelé que si la France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en raison de la victimisation secondaire qu’elles subissent, en matière de violence sexuelle, ce n’est que du fait d’une politique pénale méprisant leurs droits et leur place dans la procédure, portée par votre Ministère depuis des années et que vous avez volontiers poursuivie.
Surtout ne me dites pas que vous êtes Garde des Sceaux que depuis quelques mois car vous êtes comptable de votre fonction.
Vous n’avez fait qu’aggraver la crise dans laquelle la justice se trouve, et fort de cette crise, vous voulez vous présenter comme un sauveur (comme l'ont fait Nicole Belloubet et Éric Dupont Moretti, vos prédécesseurs).
Mais comme eux, toutes les solutions que vous préconisez passent par une réduction de l’accès au juge et non par une augmentation des moyens financiers et humains de la justice pour répondre à la demande des justiciables.Comment un sauveur peut-il proposer des solutions :
de gestionnaire, comme si une affaire entre justiciables, citoyen.ne.s de notre pays, faisait partie d'un stock. Non, cette femme, les yeux bandés, tenant la balance et le glaive ne saurait être confondue avec Amazon ;
destructrices des principes fondateurs de la justice.
En résumé, le pouvoir exécutif que vous incarnez est en train de détruire la justice, 3ème pouvoir et pilier de notre Etat de droit et de notre démocratie.
Monsieur le garde des Sceaux, arrêtez de battre la justice, arrêtez le simulacre, arrêtez le massacre.
Sincèrement.

Stéphane Maugendre
Président

22/03/2026

VISIO/DIPLO, le jeudi 26 mars à 18h30, rencontre en visioconférence avec Marmar Kabir et Adlene Mohammedi autour de la guerre au Moyen-Orient

En attaquant l’Iran le 28 février dernier, Israël et les États-Unis ont enclenché un engrenage aux répercussions considérables. Si les ambitions impérialistes américaines et la prétention hégémonique israélienne passent, à leurs yeux, par un affaiblissement militaire et une évolution politique à Téhéran, la lecture de ces motifs à multiples facettes a vite été brouillée par les conséquences immédiates de la riposte iranienne. Celle-ci ne concerne pas qu’Israël. Elle vise les intérêts américains dans toute la région et tente de prendre en otage l’économie mondiale. Alors que la guerre s’installe, l’analyse des rapports de force internes aux pays belligérants est indissociable d’une réflexion sur la nouvelle architecture qui pourrait se dessiner au Proche et au Moyen-Orient.

Marmar Kabir, statisticienne, journaliste, membre du comité de rédaction d'Orient XXI, traductrice du Le Monde diplomatique en persan.

Adlene Mohammedi, chercheur, diplômé en géopolitique, histoire contemporaine et droit international public, enseignant à l’Université Sorbonne-Nouvelle et à l’IRIS, expert associé au Centre de recherches internationales - Sciences Po.

Toutes les informations sur notre site internet ! On vous attend nombreuses et nombreux jeudi prochain !

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