26/08/2026
Souvenons-nous de lui et rendons-lui hommage.
Le 26 août 2013, à La Garde-Adhémar, dans la Drôme, disparaissait Hélie Denoix de Saint Marc, figure exceptionnelle de l’histoire militaire française, de la Résistance et de la Légion étrangère.
Né à Bordeaux le 11 février 1922, il connut très jeune les heures sombres de notre pays.
Résistant, déporté, officier de carrière, il consacra son existence au service de la France.
Décoré des plus hautes distinctions militaires et titulaire de treize citations, il servit notamment au sein des unités parachutistes de la Légion étrangère, où son courage, son sens de l’honneur et son abnégation forcèrent le respect.
En avril 1961, commandant par intérim du 1er régiment étranger de parachutistes, il prit part au putsch des généraux.
Condamné à dix ans de réclusion criminelle, il assuma ses choix avec dignité.
Réhabilité dans ses droits en 1978, il fut élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur le 28 novembre 2011.
Son parcours ne se résume pas à ses combats ni aux épreuves traversées.
Il fut aussi un écrivain, un témoin et une conscience.
Ses paroles demeurent une leçon de fidélité et d’exigence :
" On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. "
Nous nous souvenons d’un homme qui plaça l’honneur au-dessus de sa carrière et la fidélité au-dessus de son destin.
Rendons hommage à Hélie de Saint Marc, soldat courageux, homme de conviction et serviteur intransigeant de la France.
Se souvenir de lui, c’est défendre la mémoire, la parole donnée et le sens du devoir.