23/04/2026
Voilà mon petit écrit est terminé, après qq semaines à trouver les mots, à tourner les phrases, à mettre ma colère de côté face à l'injustice du métier car avant tout j'aime ce métier tellement beau, et qu'il faut toujours garder que les bons souvenirs.
À ceux qui veulent faire ce métier là, sachez que c'est pas un engagement pour un jour, sachez dans quoi vous vous lancez, nous travaillons avec une épée de Damoclès mais avant tout de l'humain même s'il nous malmène parfois, il faut en tirer le meilleur.
Tout le monde me dit que j'ai une sacrée résilience, pas le choix il faut le garder la tête hors de l'eau, la tête froide pour ceux qui restent. Assistante familiale plus qu'un métier, une passion 🥰
Bonne lecture :
Être assistante familiale, ce n’est pas un métier que l’on choisit à la légère. C’est un engagement profond, viscéral, qui prend le cœur autant qu’il prend aux tripes. C’est ouvrir sa porte, mais surtout ouvrir sa vie, son intimité, son quotidien… à des enfants cabossés par la vie, en manque de repères, d’amour, de stabilité.
C’est aimer sans condition, sans garantie, sans retour assuré. C’est donner sans compter, même quand on est fatiguée, même quand on doute, même quand on a l’impression de ne pas être comprise.
Être assistante familiale, c’est aussi faire des sacrifices silencieux. C’est voir ses propres enfants partager leurs parents, leur espace, leur attention. C’est parfois fragiliser son couple, bouleverser l’équilibre familial, accepter que rien ne soit jamais vraiment simple ni stable. C’est choisir une passion qui déborde sur tout le reste, au point de s’oublier parfois soi-même.
Et puis, il y a ces moments d’injustice. Ces regards extérieurs qui jugent sans savoir. Ces accusations, parfois violentes, parfois infondées, simplement parce qu’un enfant blessé exprime sa colère, sa frustration, son manque. Parce qu’il teste, parce qu’il cherche ses limites, parce qu’il porte en lui des tempêtes que personne ne voit vraiment.
Dans ces instants-là, il faut tenir. Continuer d’aimer, de protéger, de rassurer. Continuer malgré la douleur, malgré les doutes, malgré le sentiment d’être seule face à tout cela.
Mais être assistante familiale, c’est aussi voir naître des sourires là où il n’y en avait plus. C’est entendre un “merci” timide, un jour. C’est voir un enfant reprendre confiance, petit à petit, et se reconstruire. C’est être, pour un temps, ce pilier dont il avait désespérément besoin.
Ce métier n’est pas qu’un travail. C’est une vocation. Une force. Un courage du quotidien.
C’est aimer assez fort pour continuer… même quand c’est difficile.
Témoignage d'une collègue