05/10/2026
Demain, journée nationale des aidants
Journée nationale des aidants - 6 octobre 2026
Être aidant, ce n’est pas simplement « aider ».
C’est parfois adapter toute sa vie autour du handicap ou de la maladie de quelqu’un qu’on aime.
C’est accompagner.
Rassurer.
Anticiper.
Organiser.
Coordonner.
Faire les démarches.
Prendre les rendez-vous.
Remplir les dossiers.
Chercher des solutions.
Recommencer quand la première ne fonctionne pas.
C’est parfois apprendre un vocabulaire entier que l’on ne connaissait pas hier.
MDPH.
AEEH.
AAH.
PCH.
AESH.
ALD.
CMI.
Bilans.
Notifications.
Renouvellements.
Et derrière tous ces sigles, il y a surtout une vie qui doit être organisée autour des besoins de quelqu’un.
Être aidant, c’est aussi connaître l’isolement.
Les invitations auxquelles on ne peut pas répondre.
Les sorties qu’on évite.
Les week-ends compliqués à organiser.
Les personnes qui s’éloignent parce qu’elles ne comprennent pas toujours.
C’est parfois avoir l’impression que le monde continue de tourner normalement autour de soi…
Alors que chez nous, tout demande davantage d’anticipation.
Être aidant, c’est aussi parler d’argent.
Les soins qui restent à charge.
Les kilomètres parcourus.
Le matériel.
Les adaptations.
Les frais qui s’accumulent.
Et parfois, le revenu qui diminue parce qu’il faut réduire son activité professionnelle, aménager son travail ou carrément y renoncer.
Parce qu’à un moment donné, les besoins de notre proche ne rentrent plus dans les cases d’un emploi du temps classique.
Être aidant, c’est aussi être fatigué.
Fatigué physiquement.
Fatigué mentalement.
Fatigué de devoir penser à tout.
Fatigué de devoir expliquer.
Fatigué de devoir justifier.
Être aidant, c’est parfois avoir besoin d’aide soi-même…
Et pourtant ne pas savoir où la trouver.
Parce que l’aidant reste souvent celui qui tient tout le monde debout, alors que personne ne pense à lui demander comment il tient, lui.
Et puis il y a la reconnaissance.
Pas forcément besoin de médailles.
Mais simplement que l’on reconnaisse que ce que nous faisons a une valeur.
Que les heures passées à accompagner, surveiller, rassurer, soigner, organiser, conduire, porter, expliquer et recommencer…
ce sont des heures de vie.
Que derrière chaque parent qui a quitté son travail, chaque conjoint qui a réduit son activité, chaque proche qui organise son quotidien autour d’un autre…
il y a une personne qui a, elle aussi, des besoins, des rêves, des limites et parfois simplement besoin de souffler.
Et pourtant, on continue.
Parce qu’on aime.
Être aidant, c’est aimer. Très fort.
Mais être aidant ne devrait pas signifier devenir invisible. 🤍
Chroniques atypiques 🌸