16/03/2026
🇫🇷📸 Les images arrivent !
Comme promis ce matin, les clichés de notre sortie du samedi 14 sont en route. Ils ont bien été réceptionnés et partent très prochainement au "développement".
En attendant de découvrir nos images, plongeons dans l'histoire de ceux qui, il y a 80 ans, risquaient tout pour figer l'instant. 🎞️
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des millions de photos ont été prises. Qu'ils soient professionnels réquisitionnés en uniforme ou envoyés spéciaux pour des magazines comme Life, ces hommes et femmes partaient au combat armés d’un simple appareil photo.
Un métier au péril de la vie :
Capturer "le cliché" emblématique n'était pas sans danger. Pour permettre aux familles de comprendre la réalité du front, beaucoup l'ont payé de leur vie ou de leur santé :
Sur 1 400 cameramen de l'US Army en Europe, 32 ont été tués et plus de 100 blessés.
Chez Life, sur 21 envoyés, 5 furent blessés et 12 contractèrent le paludisme.
L'armée de l'ombre (et de l'anonymat) 👤
Si les correspondants de guerre civils étaient célèbres, les photographes militaires, eux, sont restés anonymes. Leurs œuvres portaient simplement la mention "Photographie officielle".
Comme le rappelait William R. Wilson (162e compagnie photographique) : « Nous n'étions jamais crédités individuellement. »
Aujourd'hui, nous rendons hommage à leur courage en continuant de faire vivre la mémoire par l'image.
Restez connectés, nos photos arrivent très vite ! ⏳
🪖📸Thérèse Bonney : « Photofighter »
Pour cet événement, nous avons également une pensée particulière pour la photographe, photojournaliste et journaliste américaine Thérèse Bonney. En 1946, elle séjourna durant deux mois à Ammerschwihr afin de documenter la vie civile d’après-guerre, un travail qu’elle évoquera notamment dans son ouvrage Europe’s Children, à travers l’exposition consacrée à la sous-alimentation durant l’occupation allemande et à ses conséquences.
Au-delà de son travail de documentation, elle s’impliqua activement auprès des habitants : elle apporta des jeux aux enfants ainsi que des biens de première nécessité, et participa à l’organisation de l’arrivée de maisons préfabriquées en provenance des États-Unis pour aider à la reconstruction.
En reconnaissance de son engagement en faveur des populations de villages dévastés, elle reçut la croix d’officier de la Légion d’honneur des mains de Jacques Jaujard. En 1966, elle fut également décorée de la Grande Médaille d’Honneur de la Ville de Paris.
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🇺🇸📸 Images are on the way!
As promised this morning, the shots from our outing on Saturday the 14th are currently on their way. They’ve been received and will be sent for "processing" very soon. 🎞️
While we wait to reveal our own images, let’s dive into the history of those who, 80 years ago, risked everything to freeze a moment in time.
During World War II, millions of photographs were taken. Whether they were professionals drafted into uniform or special correspondents for magazines like Life, these men and women went into battle armed with nothing but a camera.
A life-threatening mission:
Capturing that "iconic shot" was far from safe. To help families back home understand the reality of the front lines, many paid a heavy price:
Out of 1,400 US Army cameramen in Western Europe, 32 were killed in action and over 100 were wounded.
At Life magazine, out of 21 correspondents sent overseas, 5 were wounded and 12 contracted malaria.
The Army of Shadows (and Anonymity) 👤
While civilian war correspondents often became famous, their military counterparts mostly remained anonymous. Their work was simply credited as "Official US Army Photograph."
As William R. Wilson (162nd Signal Photographic Company) recalled: "We were never allowed to be credited individually."
Today, we honor their courage by continuing to keep history alive through the lens.
Stay tuned, our photos are coming very soon! ⏳
🪖📸 Thérèse Bonney: The "Photofighter"
For this event, we also have a special thought for the American photographer and journalist Thérèse Bonney.
In 1946, she spent two months in Ammerschwihr documenting post-war civilian life—a body of work notably featured in her book Europe’s Children, through an exhibition dedicated to the realities of undernourishment and its consequences during the German occupation.
Beyond her documentation, she was deeply involved with the locals: she brought toys for the children, provided essential goods, and helped coordinate the arrival of prefabricated houses from the United States to aid in the reconstruction.
In recognition of her dedication to devastated villages, she was awarded the Croix d'Officier de la Légion d’Honneur by Jacques Jaujard. In 1966, she also received the Grande Médaille d’Honneur de la Ville de Paris.