13/06/2026
[Le conseil de maison]
Chez Familles Solidaires, c'est comme ça qu'on appelle ce moment d'échange qui permet de faire le point sur l'organisation collective et les projets à venir. On se dit ce qui marche bien, ce qui doit être revu.
Hier c'était le conseil de maison de la coloc du Nothill'hus. Les habitants nous accueillent avec le clafoutis aux cerises qu'ils ont préparé le matin, et avant de démarrer la réunion, ils tiennent d'abord à nous montrer l'évolution de leur potager.
Autour de la table : habitants, certains parents, représentants du service autonomie à domicile, l'animatrice de vie sociale et partagée, et un autre représentant de Familles Solidaires.
Un tour de table rapide, un point sur le budget de la coloc et c'est au tour des habitants de nous présenter l'avancement des travaux de leur charte et de nous parler de l'organisation de leurs prochaines vacances tous ensemble.
Puis, ils nous partagent, chacun à leur façon, leur ressenti sur l'habitat. Et à la question "qu'est-ce que ça a changé pour toi la coloc?" L'un d'eux répond spontanément "maintenant je fais mes pâtes [à tarte] maison".
Plus t**d, le papa d'un coloc tout fraîchement arrivé [en institution depuis ses 7 ans] demande s'il doit passer une habilitation électrique pour débrancher et remplacer le four de la coloc. La réponse est non. Vous l'auriez fait chez vous. Ici, c’est pareil.
C'est peut-être ça la plus belle définition de l'habitat inclusif : faire ses pâtes à tarte maison. Et pouvoir changer le four de son fils.
Rien d'extraordinaire mais quand on le vit de l'intérieur, on mesure à quel point l'ordinaire peut être une conquête.