05/06/2026
Si le cancer et la mort ne s’étaient pas abattus sur toi, nous fêterions tes 18 ans aujourd’hui.
Pas de location de salle, pas de recherche de traiteur, pas de jolie tenue à trouver, pas d’invitations à envoyer…
Non pour nous c’est aller acheter des bougies, commander des lanternes, un bouquet de 15 roses blanches et trois roses rouges, pleurer ton absence au lieu de fêter et rire.
Chaque jour je me demande quelle jeune fille tu serais aujourd’hui et quelle aurait été notre vie.
Tu aurais dû passer ton bac, quelles études? Quelle orientation ?
Tu aurais dû sûrement chercher un logement?
Aurais tu arrêté l’école ?
Aurais tu rejoins mon entreprise ?
Aurais tu œuvrer à nos côtés ?
Aurais tu dit stop je ne veux plus parler de cancers pédiatriques ?
Tu aurais dû passer ton ou tes permis, voiture et/ ou moto?
Tu aurais dû avoir tes premiers amours
Tu aurais dû connaître les sorties entres potes
Tu aurais dû profiter de ta jeunesse
Chaque jour je t’imagine descendre les escaliers, les monter, passer la porte de la boutique de la maison avec ton sac, manger avec moi, animer mes réseaux sociaux (parce que tu aimais tellement ça), je t’imagine me parler, sourire, discuter, se disputer, te serrer dans mes bras et t’entendre nous dire chaque soir bisous je vous aime à demain. Ces demains nous les vivons sans toi chaque jour.
Je t’imagine simplement vivre.
Tous ces petits moments anodins et ordinaires que les parents trouvent souvent banals sont pour moi des moment inaccessibles.
Ta mort t’a arrachée à nous mais elle nous a aussi enlevé tous ces moments que nous ne connaîtrons jamais, c’est ça aussi le deuil ne pas vivre tous ces derniers. C’est pleurer l’adolescence partie et pleurer la jeune femme que tu ne seras jamais.
Voir grandir tes amies, intervenir dans les établissements scolaires fait que mon cœur se serre à chaque fois, je me demande comment tu serais…
Aujourd’hui je me demande combien de personne auront pensé à toi sincèrement avec leur cœur j’ai volontairement posté cette publication à 20h05 heure à laquelle nous sommes devenus parents pour la deuxième fois, heure à laquelle Esteban est devenu ce grand frère tant attentionné envers toi.
Je déteste la vie de t’avoir arrachée à moi, je l’aime pour t’avoir mis ton frère et toi sur mon chemin.
À tes 18 ans Florentine
Tu me manques
Je t’aime
Maman