collectif pour un Bocage Indispensable Réservoir de Diversité

collectif pour un Bocage Indispensable Réservoir de Diversité Le BIRD. Pourquoi une Charte pour un élagage et un entretien respectueux des haies ? Le paysage poyaudin, un pays de bocage ? Protégeons-les ! q 2. q 3. q 4. q 5. q 6.

Un collectif pour une action radicale de sauvegarde du patrimoine naturel de la Puisaye-Forterre en réunissant des citoyens, des professionnels et les collectivités locales afin de mettre en œuvre une gestion efficace et pérenne du bocage. Pour combien de temps encore ? 35% du bocage a disparu entre 1970 et 2000. Le bocage se caractérise par ses haies qui retiennent les eaux pluviales, ralentissen

t l'érosion des sols et constituent un refuge de la biodiversité. La haie fait également partie des outils contre le dérèglement climatique : elle capte le CO2 et protège les cultures du vent ; elle contribue aussi au confort des animaux élevés en plein air, leur offrant des abris contre les intempéries ou le soleil et parfois du fourrage en période de sécheresse. Les bandes herbeuses maintiennent sur les terres agricoles les pollinisateurs et les prédateurs utiles à l’agriculture. Les arbres et arbustes, ressources naturelles renouvelables, permettent la production locale de bois de chauffage et de bois d’œuvre, une matière première biodégradable. La régression du bocage est toujours en cours depuis plusieurs décennies, même si elle tend à ralentir, les projets de suppression de haies étant moins fréquents ; elle est aussi le fait de phénomènes plus silencieux : la dégradation et le vieillissement du bocage. Les pratiques d’entretien intensives réduisent le renouvellement des arbres vieillissant en supprimant les jeunes sujets de remplacement, déjà mis à mal par les épisodes de sécheresse et de canicule de plus en plus fréquents. Elles ont ainsi tendance à accélérer le vieillissement des haies, à supprimer les strates arbustives et à réduire la continuité et la densité du bocage. Dans le but de sauvegarder ce patrimoine écologique, le Collectif pour un élagage et un entretien respectueux des bords de routes et des haies en Puisaye-Forterre vous propose une charte qui vous aidera à agir pour la préservation des haies. La mise en place de la Charte
Nous proposons de vous rencontrer pour discuter de la mise en place progressive de la charte sur le réseau des haies du patrimoine communal. Nous pourrons vous aider à mettre en place le suivi nécessaire pour initier de nouveaux modes de gestion et en évaluer les résultats : choix du secteur initial, rédaction d’un planning pour un entretien différencié, bilan de la flore et de la faune, inventaire des essences que comporte la haie, sensibilisation des agents d’entretien communaux, élaboration d’un cahier des charges respectant la charte en cas d’externalisation. Les avantages pour la commune
La charte permettra une visibilité de l’engagement de la commune dans la gestion plus respectueuse de l’environnement et la pérennité de la campagne dont elle est en charge (des articles de presse, une publicité sur les réseaux, des articles réguliers sur les publications de la commune, telles que site web, magazine, panneau d’affichage, etc.). Il faut en outre considérer l’attractivité des paysages de la Puisaye-Forterre, une région qui attire chaque année de nombreux visiteurs ainsi que des personnes qui souhaitent s’y installer, que ce soit en tant que résidents secondaires ou permanents. Et sans doute le plus important de tout, elle vous aidera à faire préserver un patrimoine naturel pour les générations futures. Charte d'engagement des collectivités locales
Pour l’entretien des haies de bord de routes et chemins
N. B. : les mots suivis d’un astérisque (*) sont expliqués dans le glossaire
q 1. Respecter les prescriptions de la DREAL concernant la taille. Celle-ci est possible sans autorisation administrative* préalable à condition qu’elle soit réalisée entre le 1er septembre de l’année n et le 14 mars de l’année n+1. Organiser une rotation de l’entretien sur le réseau de la voirie communale (routes, chemins…) pendant les périodes autorisées pour une gestion différenciée : par exemple, une taille tous les 2/3 ans si possible (largeur de la voie) ou un côté sur deux. Favoriser une régénération naturelle et spontanée beaucoup moins coûteuse qu’une plantation dans « les trous » de haies ou sur les talus en arrêtant les broyages systématiques et en fauchant sur une seule largeur le long de la voie pour préserver la faune et la flore au pied de la haie. Pratiquer le recépage*, c’est-à-dire la taille manuelle pour les gros calibres de troncs au ras du sol (tronçonneuse, sécateur hydraulique…) pour faciliter le développement de rejets* et éviter la mort des arbres coupés à plusieurs mètres de hauteur, ou éviter la mauvaise cicatrisation des branches coupées à 50 cm du tronc. Respecter les haies exploitées au long des routes pour le bois de chauffage ou autre, sans broyage des repousses ni utilisation d’herbicides pour permettre leur régénération (enjeu économique pour les agriculteurs). Créer et entretenir des alignements de trognes* et initier le classement de voûtes végétales (attrait touristique, bien-être du promeneur). q 7. Arrêter les broyages à l’horizontale pour favoriser le développement de haies hautes. Toutefois, s’il faut tailler pour une raison de sécurité, utiliser un lamier à la place d’un broyeur. q 8. Impliquer la population dans l’établissement des priorités de bonne conduite pour l’entretien des haies, susciter des parrainages, organiser des chantiers participatifs pour plantation, etc. q 9. Demander l’enfouissement des lignes de fibre optique le long des réseaux de haies. q 10. Fournir aux agents d’entretien communaux des consignes précises concernant les techniques de bonne gestion et établir un cahier des charges respectant la charte pour les prestataires éventuels.
À , le / / Le maire

Si vous cherchez une activité ludique pour ce samedi, celle-ci devrait bien faire l'affaire.
25/03/2026

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Fascinant! Si vous écoutez l'emission jusqu'au bout vous l'entendrez parler du rôle des haies. Enjoy!
20/03/2026

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Pour Marc-André Selosse, la biodiversité n’est pas seulement un patrimoine à protéger : c’est un outil au service de l’humanité.Retrouvez la « Terre au carré...

Un quizz. 4 photos de la même haie. 1) Pourquoi les 2 premières images montrent la haie en fleurs en les 2 dernières il ...
18/03/2026

Un quizz. 4 photos de la même haie.
1) Pourquoi les 2 premières images montrent la haie en fleurs en les 2 dernières il n'y en a pas?
2) Sur lesquelles il y a plein d'insectes?
3) Sur lesquelles il n'y en presque pas?
4) Lesquelles remplissent leur rôle de réservoir de biodiversité?
5) Qu'est ce qu'il faut faire pour remédier ce problème?

Un peu plus d'entrainement et ils pourraient faire des stages chez nous en Puisaye!
12/03/2026

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Photo de classe du séjour dans le Morvan

12/03/2026

Lulu, ton départ me déchire le cœur, mais je suis tellement reconnaissant de t’avoir connue et de l’héritage que tu nous laisses. Ce combat pour les arbres, tu l’as mené pour nous et pour nos enfants. Les forêts du Morvan te doivent tant. Tes petits sms de soutien au lendemain des diffusions de « Sur le front » me manqueront. Dans tes derniers messages, tu étais un peu désespérée par l’état du monde et par l’inaction des politiques pour protéger la nature. J’essayais de te rassurer, de te montrer qu’il y avait de l’espoir. Je te fais une promesse : nous continuerons ton combat et je penserai à toi à chaque fois que je me reposerai au pied d’un grand chêne. Repose en paix Lulu et merci pour tout.

Voici le texte que j’avais écrit après notre rencontre, chez toi lorsque j’enquêtais sur l’industrie forestière. Il dit beaucoup de la femme que tu étais.

Fôret de Montmain, massif du Morvan. 2 juin 2020, 10 heures.

Dans la forêt, elle avance doucement. Une canne dans chaque main. Un petit pas devant l’autre. Elle prend garde à ne pas buter sur les racines. Au début, on ne devait faire que « cinquante mètres, pas plus ». Elle voulait juste nous montrer quelques-uns de ses arbres préférés. Mais elle n’a pas pu résister. Les cinquante mètres se sont transformés en cent, puis en deux cents, et cela fait désormais vingt minutes que nous nous enfonçons au milieu de la végétation.

Elle, c’est Lucienne Haese, bientôt quatre-vingts ans. Tout le monde l’appelle par son surnom : Lulu du Morvan. Elle incarne le long combat des habitants de la région pour sauver leur forêt.
On sent que la vieille dame est ici chez elle. « Nous venons des arbres, me dit Lulu. C’est ancré en nous. On n’est pas faits pour vivre sur du béton. »
Cette forêt, c’est celle de son enfance. « Ma famille n’était pas riche. Mes vacances, je les passais dans les bois. Quand je me suis mariée, à 23 ans, j’ai quitté la région pour m’installer à Paris avec mon mari. Mais les arbres nous manquaient trop, alors on est revenus dans le Morvan, à la fin des années 1970. C’est là que j’ai vu ce qu’ils étaient en train de faire à nos forêts… Du jour au lendemain, des parcelles entières étaient rasées ! Ils coupaient les chênes et les hêtres pour planter des sapins de Douglas à la place. Que du sapin, partout, et rien d’autre ! C’était le début de la catastrophe qu’on connaît aujourd’hui. »

Cette catastrophe porte un nom : l’enrésinement. Ce terme désigne le remplacement des arbres feuillus par des arbres résineux, essentiellement du sapin de Douglas, originaire d’Amérique du Nord. Ce phénomène a vu le jour de manière marginale au milieu du XIXème siècle dans quelques forêts privées du Morvan. Puis, dans les années 1960, l’État a subventionné la plantation d’arbres à pousse rapide. Ce fut le top départ d’un grand bouleversement. Des pans entiers de vieille forêt ont été détruits pour permettre la création de parcelles de douglas. Une seule motivation : le profit. Les douglas sont beaucoup plus rentables que les feuillus pour un propriétaire forestier, parce qu’ils arrivent plus vite à maturité que les chênes, hêtres ou châtaigniers. Ils peuvent être coupés et vendus autour de leur quarantième année. Pour un chêne ou un hêtre, c’est au moins le double, voire le triple !

Les douglas sont aussi exploités en monoculture : il n’y a aucune autre essence d’arbre dans leurs parcelles, donc pas de concurrence naturelle. Plantés en lignes et à espaces réguliers, les résineux poussent droit et offrent ainsi un tronc plus facilement exploitable par l’industrie du bois. Leur « récolte » est rapide, car elle peut se faire à l’aide d’abatteuses, d’énormes machines ressemblant à des bulldozers équipés d’un bras mécanique et de scies ultrapuissantes. Avec elles, les meilleurs opérateurs parviennent à couper et à débiter un arbre par minute ! Surtout, les plantations de douglas bénéficient encore aujourd’hui de subventions publiques et d’allègements fiscaux. Rentabilité garantie !

Cette course à l’or vert pousse un nombre croissant de propriétaires forestiers à sacrifier leurs forêts naturelles au profit des résineux. Alors qu’au milieu des années 1970, seul un quart des surfaces boisées du Morvan était concerné, le taux d’enrésinement a dépassé les 50% en 2003. Plus de la moitié des vieilles forêts naturelles ont été remplacées par des douglas destinés à l’exploitation forestière.

C’est cette ligne rouge qui a convaincu Lulu de changer de mode d’action. Après des années de manifestations et de pétitions restées sans effet, elle fut à l’origine de la création du Groupement forestier pour la sauvegarde des feuillus du Morvan (GFSFM). Objectif de cette entité ? Acheter des parcelles de forêts pour les préserver. La forêt de Montmain, si chère à Lulu, fut la première acquise par le GFSFM en décembre 2003, en collaboration avec la commune d’Autun et le Conservatoire d’espaces naturels bourguignon : 270 hectares au total, dont 32 appartenant au groupement de Lulu et ses amis.

« Si on n’avait pas agi vite, c’est sans aucun doute un investisseur privé qui l’aurait achetée pour la transformer en monoculture de douglas. Je ne pouvais pas laisser faire ça. Tu te rends compte, Hugo ? Tout ce que tu vois aurait disparu. Ces hêtres, ces chênes multicentenaires et toutes ces autres essences d’arbres ne seraient plus là. Il n’y aurait que des résineux alignés dans le silence. Plus de beaux feuillus, plus de végétation luxuriante, plus de biodiversité, plus d’oiseaux. Et puis, tous les quarante ans, ils auraient tout coupé d’un coup, détruisant la faune, la flore et même le sol avec leurs grosses machines. »

La forêt de Montmain, fut la première d’une longue liste de victoires pour Lulu. Aujourd’hui (en 2021, ndla), son groupement, qui rassemble plus de cinq cents associés, est propriétaire de dix-sept forêts dans le Morvan, pour un total d’environ 300 hectares. « Au-delà de leur protection, nous voulons montrer qu’il est possible d’exploiter la forêt sans la raser », souligne Lulu. Car l’objectif du GFSFM n’est pas de mettre les arbres sous cloche. Des bûcherons travaillent sur les parcelles du groupement et prélèvent chênes, hêtres ou châtaigniers au coup par coup, en les sélectionnant avec soin, pour faire du bois d’œuvre utilisé ensuite dans la fabrication de charpentes, de meubles ou d’objets divers. Pas question de couper toute une zone d’un seul coup.

« Par exemple, on va bientôt prélever cet arbre parce qu’il est arrivé à maturité et prive ses voisins de lumière, m’explique Lulu en pointant un chêne. Mais on ne touchera pas aux autres autour de lui, qui profiteront de son absence pour s’étendre. On fait aussi attention à laisser de vieux arbres mourir sur pied, car ils servent d’abris et de garde-manger pour les oiseaux. C’est ça la gestion responsable d’une forêt. Les coupes rases sur plusieurs hectares sont un non-sens écologique ! »

Lulu marque une pause, puis pointe un vieux chêne avec sa canne : « Je veux que mes cendres soient dispersées au pied de son tronc. Il est tellement beau. »

Photo Ketty Beyondas, JSL

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10/03/2026

Le dernier chantier de l'hiver s'est terminé sous le soleil de la belle commune d'Arquian et un bon verre de Sancerre offert par l'indomptable Mme Becker, Maire d'Arquian. Nous étions une petite dizaine à planter environ 200 plantes le long d'environ 100m de chemin à limite des communes d'Arquian et de Faverelles. Un grand merci à tous les participants et à l'association Planter qui a fourni la majorité des plantes (cornouillers, noisetiers, frênes, saules et érables champêtres, etc).

05/03/2026

Samedi 7 mars 2026, le collectif pour un Bocage Indispensable Réservoir de Diversité organise une plantation de haies à Arquian ( première commune de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre à avoir signé la charte BIRD) le long d'un chemin communal dans le secteur de la Petit Borde (route de Faverelles) de 9 h 30 à 12 h 30 : https://maps.app.goo.gl/aDWNS2xMufS7eic5A
Apportez une pelle.

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24/02/2026

Les haies outre-manche souffrent des mêmes problèmes que chez leurs voisines galliques. Et les solutions reflètent beaucoup des actions de notre collectif en Puisaye-Forterre. Voici un vidéo très ludique sur une commune et leurs solutions pour améliorer leur réseau de haies. Pour ceux et celles qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare il y a des sous-titres en français.

A short film on the Watlington Hedgerow Project, featuring international Hedgerow Expert Nigel Adams.The Watlington Hedgerow Project is part of a wider "Gree...

Encore une bel exemple de la concertation publique! Qui en était au courant?Les chauves-souris chassent dans les milieux...
21/02/2026

Encore une bel exemple de la concertation publique! Qui en était au courant?
Les chauves-souris chassent dans les milieux riches en insectes : abords des haies, prairies, pièces d’eau, cours d’eau, vergers, lisières…
Pour leurs déplacements nocturnes, elles utilisent un système de sonar très précis. L’arbre, la haie... la continuité des éléments paysagers jouent un rôle déterminant pour guider les déplacements sur le territoire de chasse et dans les liaisons aux gîtes.

Dans les bureaux de la mairie de Courson-les-Carrières, 20 habitants (agriculteurs, propriétaires de cavités souterraines et élus) ont donné leur avis ce samedi sur le projet de réserve naturelle nationale des chauves-souris, concentrés dans cinq communes de l'Yonne.

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La Ferme
Moutiers-en-Puisaye
89520

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