08/09/2026
🔥 SIX ANNÉES DE HARCÈLEMENT ET DE TENTATIVES D’INTIMIDATION 🔥
MAINTENANT, ÇA SUFFIT🤬
Avant de lire cette lettre, une chose doit être comprise : il ne s’agit plus d’une toile de projection.
Ce qui suit raconte six années de harcèlement, de pressions, de tentatives d’intimidation et de renoncements successifs.
Cela explique aussi pourquoi j’ai quitté la franc-maçonnerie.
J’y étais entré pour apprendre, grandir humainement et devenir plus utile aux autres. J’en suis parti lorsque j’ai compris que je ne pouvais plus rien attendre de ces cercles pour atteindre cet objectif.
Ce que j’y ai vu des rapports d’influence, des intérêts, des opérations financières et de la spéculation m’a conduit à choisir exactement l’inverse :
le terrain, les habitants, le bénévolat et Les Essentiels - Morbecque
Le dernier recommandé du maire de Morbecque n’est que l’élément déclencheur.
J’ai les SMS. J’ai les mails. J’ai les courriers. Il y a des témoins.
J’ai reculé pendant presque six ans pour essayer d’avoir la paix.
Maintenant, ça suffit
Voici ma réponse.
Monsieur le Maire,
Mon très cher ex-frère,
C’est donc, une nouvelle fois, par lettre recommandée avec accusé de réception que vous souhaitez vous adresser à moi.
Puisque mes précédentes réponses vous paraissent « dilatoires », ce sont vos propres termes, je vais cette fois employer des mots simples et suffisamment clairs pour qu’il ne puisse plus y avoir de malentendu.
J’ai bien reçu votre énième recommandé exigeant le dépôt, avant le 11 septembre 2026, d’une déclaration préalable concernant notre toile de projection.
Je vous ai déjà répondu sur le fond.
Ma position ne change pas.
Vous présentez comme un écran permanent ce qui est en réalité une toile entièrement amovible, tendue par sandows sur une structure bois de faible section qui sera retirée après chaque projection.
Vous invoquez également la proximité de l’église et les Bâtiments de France. Je vous ai demandé de me communiquer précisément le régime et le périmètre que vous entendez nous opposer.
Je ne vais pas transformer cette lettre en dissertation sur le Code de l’urbanisme.
Parce que le véritable problème est ailleurs.
D’autant qu’il existe aujourd’hui une contradiction devenue impossible à ignorer.
Depuis l’achat de notre maison, vous nous avez vous-même assuré à plusieurs reprises qu’aucune demande de travaux ne nous serait exigée pour différents aménagements.
Cela a été le cas lorsque nous avons remplacé nos fenêtres.
Cela a également été le cas lorsque nous avons repeint une partie de notre façade.
Vous m’aviez même indiqué que, si nécessaire, vous vous chargeriez de faire passer les choses auprès des Bâtiments de France.
Je n’invente rien.
J’ai conservé les SMS et les échanges par mails etc…
Hier, fenêtres et façade ne semblaient donc poser aucun problème.
Aujourd’hui, une toile démontable présente quelques heures mérite des recommandés, une date butoir et même que vous qualifiiez par avance ma réponse de « dilatoire ».
Je n’ai jamais demandé de passe-droit.
Je n’en demande toujours pas.
Mais une chose est certaine :
la règle ne peut pas dépendre de la qualité de nos relations du moment.
Elle ne peut pas être souple lorsque nous nous entendons et devenir brutalement implacable lorsque nous ne nous entendons plus.
Et avec le recul, je n’aurais jamais imaginé devoir me demander si ce que je prenais alors pour une aide pouvait un jour devenir une dépendance ou un moyen de pression.
Un administré ne doit rien devoir personnellement à son maire pour pouvoir exercer normalement ses droits.
Dorénavant, les choses seront simples.
Des écrits.
Des textes.
Des actes.
Des décisions formelles.
Et les mêmes règles pour tout le monde.
Parce qu’au fond, Monsieur le Maire, cette toile n’est plus le véritable sujet.
Le véritable sujet, ce sont six années de harcèlement et de tentatives d’intimidation, dont plusieurs épisodes sont aujourd’hui documentés par des SMS, des mails, des courriers et des témoins.
Il y a maintenant plus de six ans, vous m’avez prévenu par SMS que vous aviez « la dent dure » et que cela allait « faire rire du monde » dans vos cercles.
Je n’ai pas oublié ces messages.
Je les ai conservés.
Je n’ai pas davantage oublié ce qui a suivi.
La convocation par l’ONF pour encadrer nos sorties en forêt du dimanche matin, pourtant proposées avec un objectif extrêmement simple : faire découvrir notre territoire.
Les interrogations et demandes de rémunérations diverses concernant les activités de notre association.
Jusqu’au pourcentage qu’il aurait fallu reverser à l’ONF pour la location de nos cinq VTT électriques et cinq VTT classiques.
Nous avons finalement revendu ces vélos dès la deuxième année.
Pour être tranquilles.
Il y a eu cette zone d’herbe que vous appelez fièrement « terrain de football » et qu’il fallait louer lorsque nous organisions nos journées de cohésion.
Des journées auxquelles nous avons réussi à faire venir les jeunes du lycée Depoorter d’Hazebrouck, les étudiants de l’IFSI d’Armentières et différentes entreprises des Hauts-de-France.
Nous les faisions venir ici.
À La Motte-au-Bois.
Nous leur faisions découvrir notre territoire, ses chemins, ses canaux et sa biodiversité.
Tout cela grâce au travail et à l’engagement des bénévoles de notre association.
Il y a eu ensuite notre activité canoë.
Il y a eu les échanges et les menaces orales, devant témoins, avec Joël Duyck, ancien maire de Merville, et Dominique Dewinter, président de l’USAN, autour notamment de la distribution et de la vente des places de canoë et de Lys sans Frontières.
Plus récemment encore, il y a eu cette tentative de nous faire payer, par l’intermédiaire de l’USAN, les aménagements de retenue de berges que nous avions réalisés bénévolement afin de permettre une mise à l’eau en sécurité.
Des installations qui permettent également aux personnes venant avec leur propre matériel d’accéder à l’eau et de profiter de notre hameau.
Et au bout du compte, toujours la même impression.
Nous investissons.
Nous travaillons.
Nous entretenons.
Nous accueillons.
Nous faisons venir des gens.
Nous essayons de créer quelque chose.
Et derrière arrivent le contrôle, l’autorisation, la redevance, le pourcentage ou ce qu’il faudrait encore payer.
Mais aujourd’hui, je ne veux plus non plus employer des expressions volontairement vagues comme « certains cercles » ou « certains réseaux ».
Je parle de franc-maçonnerie.
Je parle d’un univers que j’ai moi-même fréquenté.
Je connais donc certaines de ses pratiques, ses codes et ses usages.
Et lorsque je parle de certaines personnes dans cette histoire, je parle aussi de vos frères en loge.
Je n’oublie pas les affaires que j’ai perdues auprès de certains de vos frères, en tenue ou pendant leurs agapes.
Je n’oublie surtout pas votre propre message.
Vous aviez « la dent dure ».
Et cela allait « faire rire du monde » dans vos cercles.
J’ai conservé ce message.
C’est aussi précisément pour cela que j’ai quitté la franc-maçonnerie.
J’étais venu y chercher autre chose.
Je pensais y trouver un endroit où apprendre, réfléchir, rencontrer des personnes différentes et grandir humainement pour devenir plus utile aux autres.
Ce que j’ai fini par voir ne correspondait plus à cela.
Les réseaux.
Les intérêts croisés.
L’influence.
Les affaires.
La spéculation.
Et cette proximité permanente entre pouvoir, relations et argent.
Je ne voulais plus de cela.
Et je ne veux surtout plus fermer les yeux sur ce que je considère aujourd’hui comme un véritable pillage de nos territoires.
Je parle de cette mécanique qui voit disparaître des entreprises, parfois avec tout ce qu’elles représentent de vies, de travail et de patrimoine, pendant que d’autres savent parfaitement se positionner sur ce qui reste.
Je parle des opportunités financières qui peuvent naître autour des liquidations.
Je parle des rachats de patrimoine immobilier.
Des montages et acquisitions par l’intermédiaire de SCI.
Des actifs qui changent de mains.
Des bâtiments, des terrains et du patrimoine local qui deviennent des objets d’investissement et de spéculation.
Et pendant ce temps, ceux qui travaillent réellement sur ces territoires, les artisans, les entrepreneurs, les associations et les habitants doivent parfois se battre pour simplement continuer à exister.
C’est cette logique-là que je refuse.
Nos villages ne sont pas des portefeuilles d’actifs.
Nos entreprises ne sont pas uniquement des opportunités à récupérer lorsqu’elles tombent.
Notre patrimoine n’est pas une réserve foncière destinée à ceux qui disposent des bons réseaux, des bonnes informations ou des moyens de se positionner au bon moment.
Un territoire est d’abord l’endroit où des gens vivent, travaillent, élèvent leurs enfants et construisent quelque chose.
Voilà aussi pourquoi je suis parti.
Et voilà pourquoi j’ai choisi Les Essentiels.
Non pas pour appartenir à un autre cercle.
Mais précisément pour sortir de cette logique de cercles.
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé, avant cela, d’apaiser les choses.
Il y a environ deux ans, lors d’un déjeuner au Saint-Éloi à Steenvoorde, en présence de M. Storet père, j’ai sollicité Didier Tiberghien.
Je l’ai fait dans ce contexte précisément parce que nous évoluions dans cet environnement et que j’espérais encore qu’une intervention fraternelle puisse vous raisonner et mettre un terme à cette situation.
Je n’ai jamais oublié ce qui m’a alors été répondu :
« Nous l’avons ramassé dans son vomi, nous l’avons torché, sauvé de nombreuses fois, mais s’il refuse de nous écouter alors tu devras déménager. »
Eh bien non.
Je ne déménagerai pas.
Je ne quitterai pas mon territoire parce que ma présence, mes initiatives ou mon caractère déplaisent à certains.
Je n’abandonnerai plus une activité pour avoir la paix.
Je ne vendrai plus du matériel pour avoir la paix.
Je ne réduirai plus les projets de notre association pour avoir la paix.
Je ne vivrai plus dans l’attente du prochain recommandé en me demandant ce qu’il faudra encore abandonner.
Je n’épiloguerai pas davantage sur les nouvelles forces en présence sur notre territoire, récemment initiées et donc probablement encore apprenties, Valentin Belleval ou d’autres élus appartenant à votre premier cercle.
Cela ne m’intéresse plus.
Maintenant, c’est stop.
Les Essentiels vont reprendre pleinement leurs activités.
Loisirs, découverte, rencontres, convivialité, événements et projections.
Notre lieu va redevenir pleinement ce pour quoi nous l’avons créé : un endroit où n’importe qui peut pousser la porte, s’asseoir, boire un café, discuter, regarder un film ou simplement passer un moment sans jugement.
Un endroit où l’on peut se rencontrer sans devoir appartenir au bon réseau, au bon cercle ou au bon milieu.
Notre société a besoin de retrouver ce genre d’endroits.
Des endroits où l’on fait réellement.
Où l’on crée du lien au lieu de simplement parler de lien social.
Où chaque initiative n’est pas immédiatement envisagée sous l’angle du contrôle, de l’argent, de l’influence ou de la rente qu’on pourrait en tirer.
Nos territoires ne peuvent pas devenir des terrains de jeu pour investisseurs, spéculateurs et réseaux d’influence pendant que ceux qui essayent de les faire vivre doivent se battre pour chaque initiative.
Il existe une réalité beaucoup plus simple.
Des habitants donnent leur temps.
Des bénévoles travaillent.
Des gens investissent leur propre argent.
Ils entretiennent.
Ils accueillent.
Ils organisent.
Ils créent.
Ils font venir des personnes qui, sans eux, ne seraient probablement jamais venues jusqu’ici.
Ils devraient être considérés comme une richesse pour une commune.
Pas comme un problème à administrer.
Alors oui, mon très cher ex-frère,
je reprends la main.
Vous ferez maintenant ce qui vous semblera nécessaire.
Vous exercerez les pouvoirs que votre mandat vous confère.
Vous prendrez les décisions que vous estimerez devoir prendre.
Si vous choisissez de poursuivre cette confrontation, ce sera votre choix.
De mon côté, j’exercerai avec la même détermination les droits qu’être citoyen engagé me confère.
Je demanderai les fondements.
Je demanderai les actes.
Je demanderai les décisions écrites.
Nous ne vivons pas dans un État policier.
Un maire dispose de pouvoirs de police. Mais ces pouvoirs ne résument pas votre fonction.
Parce qu’il serait peut-être temps de vous rappeler aussi pourquoi vous avez été élu.
Vous avez été élu pour administrer Morbecque et servir l’intérêt de ses habitants.
Morbecque ne s’arrête pas au centre du village.
La Motte-au-Bois existe.
Nos autres hameaux existent.
Nos habitants existent.
Nos artisans existent.
Nos commerçants existent.
Nos agriculteurs existent.
Nos associations existent.
Nos entreprises existent.
Notre patrimoine existe.
Notre culture existe.
Notre biodiversité existe.
Cette diversité n’est pas un problème à administrer.
C’est précisément la richesse de notre territoire.
Votre fonction consiste aussi à porter et défendre cette richesse auprès de la CCFI, du Département, de la Région, de l’État et des autres institutions.
À défendre nos intérêts économiques et stratégiques.
À soutenir nos initiatives culturelles.
À valoriser notre patrimoine.
À accompagner ceux qui créent de l’activité.
À faire rayonner Morbecque et ses hameaux.
À ouvrir des portes lorsque des habitants construisent quelque chose d’utile plutôt qu’à chercher systématiquement quelle porte pourrait encore être fermée.
L’intérêt local.
Voilà deux mots qu’il serait peut-être temps de remettre au centre.
La Motte-au-Bois n’est pas une périphérie que l’on tolère.
C’est une partie de Morbecque.
Une mairie n’est pas propriétaire de son territoire.
Elle en assure temporairement l’administration au service de ceux qui y vivent.
Ses habitants ne sont pas ses sujets.
Ce sont des citoyens.
Ils ont des obligations.
Ils ont aussi des droits.
Je vous ai laissé presque six ans.
Six ans à essayer d’éviter les problèmes.
Six ans à reculer.
Six ans à supprimer des activités.
Six ans à tenter d’apaiser.
Six ans à me demander ce qu’il faudrait encore abandonner pour que l’on nous laisse simplement vivre, entreprendre et faire.
Cette période est terminée.
Je reprends ma place.
L’association reprend la sienne.
Nous continuerons à vivre ici.
Nous continuerons à entreprendre ici.
Nous continuerons à accueillir ici.
Nous continuerons à faire découvrir notre territoire.
Nous respecterons les lois de la République lorsqu’elles nous sont applicables.
Mais nous ne confondrons plus jamais le respect de la loi avec la soumission à une volonté individuelle.
Que vous soyez personnellement aligné avec ce que nous faisons m’importe désormais très peu.
Pendant ce temps, je continuerai simplement à essayer d’apporter ma petite pierre à quelque chose de plus juste, de plus sain, de plus humain et d’utile à notre territoire.
Malgré tout cela, ma porte reste ouverte à une discussion constructive.
Si un jour vous souhaitez réellement parler de Morbecque, de La Motte-au-Bois, de ses habitants, de son économie, de sa culture, de son patrimoine et de ce que nous pouvons construire pour l’avenir, je serai là.
Pour travailler.
Parce que c’est aussi pour cela que vous avez été élu.
Pour le reste, Monsieur le Maire, mon très cher ex-frère,
je vous ai laissé presque six ans.
Maintenant, ça suffit.
Julien Marissiaux
Les Essentiels – Morbecque