Cercle Druidique Universel

Cercle Druidique Universel Druidisme : Pratique Rituélique et Enseignement Druidique
Création en 1979 sous l'égide spiritualiste de Diane de Verliac

Pratique de la Spiritualité Druidique et de la Tradition Celte
Diane Grande Prêtresse et Officiante du Cercle Druidique Universel
Poésies et Liturgies Sacrées

08/06/2026
17/04/2026
08/04/2026

Incantation de bénédiction des traditions celtes et scandinaves, rédigée en vieux narrois

Vieux Narrois :

An cald dïr daensh, Vèka solrûn vathor, Þo an oðría is belun, Sveri kyinnom thraind.

Français :

Par la lumière des ancêtres, Sous la protection des vents du nord, Que la bénédiction de l’univers vienne, Et que le sol sacré nous protège.

Cette incantation évoque la connexion avec les ancêtres, la protection des forces naturelles, et l’harmonie avec la terre sacrée, des éléments clés dans les croyances celtes et scandinaves.

Bonne semaine à vous.
Le secret des druides

06/04/2026

Sulis, la Déesse Celtique des Sources et de la Guérison

Sulis est l’une des divinités celtes les plus vénérées, associée aux sources thermales, à la guérison et à la sagesse. Son culte, principalement localisé dans la région de Bath (Angleterre), où elle était adorée sous le nom de Sulis Minerva après la romanisation, illustre la fusion entre les traditions celtiques et romaines. Les Romains, reconnaissant les similitudes entre Sulis et leur propre Minerve, déesse de la sagesse et des arts, ont assimilé les deux figures, créant ainsi un syncrétisme religieux unique.

Les sources chaudes de Bath, connues pour leurs propriétés curatives, étaient le cœur de son culte. Les pèlerins venaient de loin pour y chercher la guérison, laissant des offrandes et des tablettes de malédiction (defixiones) dans les eaux sacrées. Ces tablettes, souvent gravées de prières ou de malédictions, témoignent de la foi profonde des fidèles en son pouvoir. Sulis était perçue comme une divinité bienveillante, capable de guérir les maladies, mais aussi redoutée pour sa capacité à punir ceux qui la défiaient.

Dans la mythologie celte, Sulis incarne la puissance vitale de l’eau, symbole de purification et de renaissance. Son nom, dérivé de la racine indo-européenne *sūl-, évoque le soleil et la lumière, renforçant son lien avec la vitalité et la régénération. Les Celtes voyaient en elle une protectrice des lieux sacrés, où l’eau, élément purificateur, servait de pont entre le monde des humains et celui des dieux.
Les sanctuaires dédiés à Sulis, comme celui de Bath, étaient des lieux de rassemblement spirituel et social. Les thermes romains, construits autour de la source, témoignent de l’importance de son culte, qui perdura bien après la conquête romaine. Les offrandes retrouvées dans les eaux — bijoux, pièces de monnaie, objets votifs — révèlent une dévotion populaire et une quête de protection ou de vengeance.

Sulis est souvent représentée comme une figure maternelle, mais aussi comme une déesse redoutable, capable de rendre justice. Son association avec Minerva ajoute une dimension intellectuelle et guerrière à son caractère, faisant d’elle une divinité complexe, à la fois nourricière et implacable.

Aujourd’hui, Sulis reste une figure emblématique du panthéon celte, symbole de la connexion entre nature et spiritualité. Son héritage perdure dans les traditions locales et inspire toujours ceux qui cherchent à comprendre les croyances des anciens Celtes. Son histoire rappelle l’importance des sources et des lieux sacrés dans les cultures anciennes, où l’eau était bien plus qu’un élément naturel : elle était divine.

Son culte, bien que moins connu que celui d’autres divinités celtiques, offre un éclairage précieux sur la spiritualité celte et son interaction avec les autres cultures. Sulis incarne ainsi la résilience des traditions païennes face à l’assimilation, tout en symbolisant l’harmonie entre les forces de la nature et les aspirations humaines.

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04/04/2026

Les druides, gardiens de la sagesse végétale et herboristes de l’Antiquité celtique

Dans l’imaginaire collectif, les druides apparaissent comme des figures mystérieuses, vêtues de robes blanches, errant dans les forêts sacrées des peuples celtes. Mais au-delà des légendes, ces savants jouaient un rôle central dans la société gauloise, notamment en tant que herboristes et guérisseurs. Leur connaissance approfondie des plantes médicinales en faisait les médecins et les gardiens du savoir botanique de leur époque.

Les druides étaient bien plus que de simples prêtres : ils incarnaient une synthèse unique entre spiritualité, science et médecine. Leur formation, qui pouvait durer jusqu’à vingt ans, incluait l’étude des propriétés des plantes, des cycles lunaires et des rituels liés à la nature. Ils collectaient herbes, écorces et racines, préparant des remèdes pour soigner maux physiques et spirituels. Leur pharmacopée, transmise oralement, reposait sur une observation minutieuse des effets des végétaux, bien avant l’avènement de la médecine moderne.

Parmi les plantes qu’ils utilisaient, certaines sont encore reconnues aujourd’hui pour leurs vertus : la sauge, purificatrice et cicatrisante ; le gui, symbole de vie et utilisé contre les poisons ; ou encore la camomille, apaisante et digestive. Les druides croyaient en une connexion profonde entre l’homme et la nature, et leurs remèdes visaient à rétablir l’équilibre du corps et de l’esprit. Les forêts, et en particulier les chênes sacrés, étaient leurs laboratoires à ciel ouvert, où chaque plante avait une signification et une utilité.

Leur savoir s’étendait aussi à l’astrologie et à la divination, car pour eux, les plantes étaient liées aux cycles cosmiques. Les rituels de cueillette, souvent effectués à des moments précis (comme les solstices ou les pleines lunes), reflétaient cette vision holistique. Les druides enseignaient que la Terre était un être vivant, et que chaque élément — eau, terre, feu, air — influençait la puissance des remèdes.
Avec la romanisation et la christianisation, une partie de ce savoir a disparu, mais des traces subsistent dans les traditions populaires européennes. Aujourd’hui, l’herboristerie moderne redécouvre certains de leurs principes, comme l’importance des synergies entre les plantes ou le respect des rythmes naturels.

Les druides rappellent que la médecine des plantes est une science ancienne, où intuition et empirisme se mêlaient. Leur héritage invite à une approche respectueuse de la nature, où chaque feuille, chaque fleur, porte en elle une histoire et un potentiel de guérison.

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23/03/2026
22/03/2026

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