18/06/2026
🚨 Nouvelles révélations d'atrocités entourant le projet Mozambique LNG
TW : contenu abordant des violences et violences sexuelles
De nouvelles révélations accablantes de Forbidden Stories viennent s’ajouter à la longue liste des scandales entourant le projet de Total.
Un rapport inédit de l’ONU, obtenu par Forbidden Stories via ReCommon, met en lumière des violations systématiques des droits humains et en particulier des violences de genre et des violences sexuelles directement liées aux opérations de Total au Mozambique.
Le document décrit comment des employés du projet et des sous-traitants auraient contraint des femmes à des rapports sexuels en échange de promesses d’embauche jamais tenues.
Les faits sont terrifiants.
Tomazina, 25 ans, résidente de Palma, a été recrutée par un employé du centre Afungi de Total qui lui a promis un travail contre un acte sexuel, elle a accepté dans l’espoir de survivre. Résultat : aucun emploi et le silence radio du côté de l'employé. Comme elle, de nombreuses femmes subissent ce chantage sexuel en échange d'une promesse d'emploi qui n'aboutit jamais.
Le rapport pointe également la responsabilité des forces armées mozambicaines, payées par Total pour sécuriser le site, qui se rendraient coupables de viols et de violences sexuelles, y compris sur des mineures, en toute impunité. Il s'agit des mêmes forces déjà accusées il y a quelques mois de crimes de guerre, séquestrations, tortures et disparitions de civil·es. Accusations qui ont mené au dépôt d'une plainte pénale contre Total.
Face à ces récentes accusations, la réponse de Total affirmant n’avoir « aucune connaissance » de ces faits via son mécanisme de plainte apparaît cynique au regard de la gravité des témoignages recueillis sur le terrain.
Ces très graves faits de violences ne sont pas des dommages collatéraux acceptables ; ils sont la conséquence directe d’un système et d'un projet qui catalyse les violences dans la région.
Il est temps de regarder la réalité en face.
Au vu de l’ampleur des violations des droits humains, de l’exploitation sexuelle et de l’impunité qui règne, la seule réponse responsable est l’arrêt immédiat et définitif du projet Mozambique LNG.
Des soldats mozambicains ont été accusés de viols et de violences sexuelles contre des filles et des femmes à Cabo Delgado, tandis que des employés du projet LNG de TotalEnergies auraient extorqué des femmes pour les contraindre à des rapports sexuels, selon un rapport de l’ONU jamais publi...