Amnesty International Montpellier

Amnesty International Montpellier Vous ne supportez pas les atteintes aux droits fondamentaux des personnes ? Alors, venez nous aider à les combattre ! QUI SOMMES-NOUS ?

Notre groupe (n° 18) existe à Montpellier depuis 1983. Il comprend environ 30 bénévoles qui se réunissent une fois par mois pour préparer les actions visant à promouvoir la défense des droits humains auprès du public, faire le point sur la vie du mouvement et débattre de sujets d’actualité sur les droits humains (DH). NOS PRINCIPALES ACTIVITES ?
• Sensibilisation du grand public par des stands d’

information, des manifestations dans les rues de Montpellier (happenings/flashmobs), par l’organisation d’expositions de photos et d’affiches, par des soirées-débats autour de films et pièces de théâtre
• Collecte de signatures dans le cadre des campagnes nationales et internationales
• Education aux droits humains en milieu scolaire et universitaire
• Emissions de radio hebdomadaires et mensuelles
• Lobbying auprès des élus
• Partenariats et actions communes avec d’autres associations montpelliéraines

LIEU ET FREQUENCE DES REUNIONS ? Réunion mensuelle le 1er jeudi de chaque mois, à 20 h, dans notre local, à l’Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc (lignes de tram n° 1 ou 4 ; arrêts Louis Blanc ou Corum)

23/05/2026

Stop aux massacres des manifestants en Iran !

En Iran, après un massacre sans précédent contre les manifestants, la répression se poursuit. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées arbitrairement. Certaines risquent la peine de mort. Signez la pétition pour appeler le Président Emmanuel Macron à faire pression sur les autorités iraniennes afin que ce massacre cesse !

Depuis le 28 décembre 2025, les autorités se livrent à une répression sanglante contre les manifestants en Iran, à coups d’arrestations massives, de disparitions forcées et de meurtres à grande échelle.

Au total, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Des dizaines de milliers d’autres ont été blessées, bien souvent, sans pouvoir recourir aux soins dont elles avaient besoin.

Pour dissimuler leurs crimes, pour empêcher les victimes de parler, les autorités ont coupé internet et toutes les télécommunications durant plusieurs jours.

Aujourd’hui, les personnes détenues risquent d’être torturées. Plusieurs dizaines ont été condamnées à mort ou risquent la peine capitale pour avoir pris part aux manifestations. Parmi elles, principalement des jeunes, parfois à peine majeurs.

À quand la fin de cette spirale de violence et d’impunité ?

Le monde a les yeux rivés vers l’Iran. Nous devons répondre à l’appel à l’aide du peuple iranien.

L’ONU doit faire pression sur les autorités iraniennes pour mettre un terme à l’impunité et aux massacres. Nous appelons à la convocation de sessions extraordinaires du Conseil des droits de l’homme et du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi qu’à poursuivre la justice pénale internationale, y compris en renvoyant l’Iran devant la Cour pénale internationale.

Signez la pétition pour appeler le président Emmanuel Macron à agir de toute urgence !

23/05/2026

Peine de mort : un combat toujours d’actualité.

En 1981, une nouvelle victoire pour la dignité humaine avait lieu sur le long chemin de l’abolition universelle : la France abolissait enfin la peine de mort. Aujourd’hui, 113 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes. Mais le combat continue pour l’abolition universelle de la peine de mort. 45 ans plus tôt, la peine de mort était encore une réalité en France. C’est en 1981 que le pays se détourne de cette peine d’un autre âge. Chaque année, le 9 octobre, Journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort, est l’occasion de célébrer cet acte historique, ce jour où la France mettait fin aux homicides volontaires et prémédités, aux assassinats étatiques.

Depuis cette date, quels que soient les gouvernements, la France a toujours affirmé son opposition, en toutes circonstances, à la peine capitale. Aujourd’hui, l’abolition de la peine de mort a fait son chemin, petit à petit, victoire après victoire, pays après pays.

Un combat ininterrompu

En 1977, nous lancions notre combat en organisant une conférence qui s’est conclue par l’adoption de la Déclaration de Stockholm, texte fondateur pour l’abolition universelle de la peine de mort. À cette époque, seuls 16 pays avaient totalement aboli la peine de mort. Aujourd’hui, grâce à votre mobilisation,145 pays, soit plus des deux tiers des pays du monde entier, ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Des progrès énormes et mesurables continuent d’être faits même si un dernier tiers des pays reste à convaincre.

En 1979, nous publions notre premier rapport statistique mondial sur la peine de mort. À partir de ce moment, nous devenons une référence mondiale en matière d’observation et de rédaction de rapports sur les condamnations à mort prononcées et les exécutions menées par les gouvernements dans le monde.

Nous avons milité sans relâche sur des cas emblématiques qui ont clairement mis en évidence la nature injuste de la peine de mort, à l’instar de Troy Davis, un jeune afro-américain condamné à mort dans l’État de Géorgie et exécuté en 2011. Son histoire a remis en avant la nécessité de lutter contre l’application arbitraire de la peine capitale aux États-Unis. Plus récemment, notre organisation a agi en faveur de Rocky Myers, la première personne noire à avoir été graciée aux États-Unis en 2025.

Nous avons également soutenu le mouvement abolitionniste au niveau international. Nous avons été l’un des membres fondateurs de la Coalition mondiale contre la peine de mort, en 2002, et aidé à la création d’un réseau asiatique de lutte contre la peine de mort en 2006. En 2007, nous remettons aux Nations unies plus de cinq millions de signatures en faveur d’une suspension mondiale de toutes les exécutions. Un mois plus t**d, l’ONU adoptera sa première résolution sur la suspension des exécutions.
Vers l’abolition universelle

Cette dynamique positive vers l’abolition se poursuit aujourd’hui. En 2025, le Viêt Nam a aboli la peine de mort pour huit crimes et la Gambie a aboli la peine de mort pour les crimes de meurtre, de trahison et d’autres infractions contre l’Etat. Au Liban et au Nigéria, des projets de loi visant à l’abolition sont en cours d’examen devant les assemblées législatives.

Alors que le monde se dirige progressivement vers l’abolition totale, nous ne devons pas baisser la garde. En 2025, plus de 2700 exécutions ont été recensées dans le monde, un bond de 78% en un an. Une petite poignée d’Etats dont la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite ou encore les Etats-Unis continuent à avoir recours au châtiment le plus cruel et inhumain qui existe.

Parce que la peine de mort est irréversible, l’abolition universelle doit l’être aussi. Nous combattrons sans relâche jusqu’à la disparition totale de ce châtiment inhumain.

23/05/2026

Peine de mort : un record d’exécutions depuis 1981 dans un monde où l’abolition progresse !

Plus de 2 700 exécutions ont été recensées en 2025, un bond de 78 % en un an. Une escalade vertigineuse portée par une poignée d’États qui intensifient aveuglément leur recours à la peine de mort. Un tableau sombre qui ne doit pas masquer la marche du monde vers l’abolition, qui continue de gagner du terrain. Les grands enseignements de notre rapport annuel sur la peine de mort résumés en une infographie.

2 707 exécutions ont été recensées dans notre rapport annuel sur la peine de mort en 2025. C’est un record depuis 1981, année particulièrement symbolique en France, puisqu’elle marque l’abolition de la peine de mort dans notre pays au terme d’un combat porté par Robert Badinter. A cette époque, il n’y avait que 27 Etats à avoir aboli la peine de mort.

Depuis, la liste s’est allongée avec une marche progressive vers l’abolition du châtiment le plus cruel et inhumain. En 2025, ils sont 113 pays à l’avoir totalement aboli, dans la loi et pour tous les crimes.

Comment alors expliquer ce record d’exécutions en 2025 ? Une petite poignée de pays a redoublé son recours à la peine de mort. D’un côté, des pays aux pratiques autoritaires comme l’Iran et l’Arabie Saoudite tentent par tous les moyens de réduire au silence la dissidence, y compris en ayant recours à la peine capitale. De l’autre, de nombreux pays comme la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite, le Koweït et Singapour exécutent encore au nom de la “répression de la criminalité” : près de la moitié des exécutions en 2025 étaient faites au nom de la guerre contre la drogue.
Les exécutions ont redoublé en Iran

Si les exécutions ont explosé dans le monde en 2025, l’Iran y a largement contribué. Face à la contestation, les exécutions ont redoublé. En République Islamique iranienne, la peine de mort est utilisée comme une arme contre les opposants au pouvoir. Une tendance réaffirmée lors des massacres qui ont visé les manifestations au début de l’année 2026 et depuis le début du conflit au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis à nouveau dans le top 5 des bourreaux

Dès son retour à la Maison Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump s’est empressé de signer un décret ordonnant de requérir systématiquement à la peine de mort pour les crimes les plus graves. Le président américain a franchi une nouvelle étape en avril 2026. Il a annoncé l’élargissement, au niveau fédéral, des modes d’exécutions autorisés au-delà de l’injection léthale : peloton d’exécution, électrocution et inhalation de gaz mortel. Des pratiques abjectes autorisées dans certains des 27 États où la peine de mort est en vigueur.
La peine de mort abolie dans plus de 2/3 des pays du monde

Cette augmentation du recours à la peine de mort mené par un petit groupe d’États s’inscrit dans un contexte global où les progrès vers l’abolition se sont poursuivis. Près des trois quarts des pays du monde ont désormais aboli la peine de mort, que ce soit en droit ou en pratique.

"Cette hausse alarmante du recours à la peine de mort est due à un petit groupe isolé d’États déterminés à exécuter des personnes coûte que coûte, en dépit de la tendance mondiale qui se poursuit en faveur de l’abolition." Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

Notre groupe local était présent à la manifestation du 1er mai à Montpellier!
11/05/2026

Notre groupe local était présent à la manifestation du 1er mai à Montpellier!

02/05/2026

En Iran, la population est prise au piège. Une répression sanglante du régime iranien contre son propre peuple. Et un conflit régional qui a déjà coûté la vie à des milliers d’Iraniens.
Malgré le cessez-le-feu actuel entre les États-Unis et l’Iran, la situation demeure fragile et temporaire, menaçant la vie de millions de civil·es. Nous appelons à un cessez-le-feu durable dans la région.
Depuis des années, nous documentons, nous alertons et dénonçons les crimes commis en Iran. Il est temps que l’impunité cesse.

En Iran, la répression est sanglante. Depuis des décennies, la société iranienne est maintenue sous le contrôle strict du régime des Mollahs. Les autorités iraniennes ne reculent devant rien pour faire taire celles et ceux qui se lèvent pour leurs droits et réclament la fin de décennies d’oppression.

Face aux graves violations contre les droits humains dont sont victimes les Iranien·nes dans le pays, Amnesty International se mobilise depuis de nombreuses années. Sur place, notre équipe récolte des preuves, recueille des témoignages, et compile des informations cruciales pour documenter ces crimes.

À travers ces enquêtes approfondies, nous portons la voix de celles et ceux que l’on tente de faire taire. Notre objectif est clair : nommer les crimes, dénoncer les responsables et alerter la communauté internationale afin que l’impunité cesse dans le pays et que les auteurs de ces crimes soient poursuivis en justice.

À chaque contestation, une répression meurtrière

Depuis des décennies, le mécontentement ne cesse de croître en Iran. Face au chômage, à l’inflation ou aux lois liberticides, comme sur le port du voile, des mouvements de contestation d’ampleur secouent le pays. La réponse des autorités est systématique : violence et répression.
« Femme. Vie. Liberté » : la révolution des Iraniennes

En 2022, l’Iran connait un mouvement de contestation inédit, largement porté par les femmes iraniennes et réprimé dans le sang.

La mobilisation est déclenchée par le meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs pour non-port du voile le 13 septembre 2022. Elle devient le symbole de l’oppression des femmes et de la brutalité du régime. Arrestations massives, tirs à balles réelles, torture, exécutions : pour étouffer le mouvement, les autorités commettent des crimes relevant du droit international.

Traquées et harcelées : les femmes et les filles dans le viseur

Après les soulèvements « Femme. Vie. Liberté », les autorités iraniennes usent de toutes les méthodes pour étouffer le mouvement et renforcer la traque contre les femmes :

La surveillance contre les femmes et les filles est généralisée dans l’espace public : refus d’accès aux transports et services bancaires, contrôles de police massifs dans les rues, cours de moralité, poursuites judiciaires…

Des lois liberticides et répressives ont été promulguées à la suite des soulèvements. Le 20 septembre 2023, un projet de loi adopté par le parlement prévoit jusqu’à 10 ans d’emprisonnement pour celles qui défient le port du voile.

En 2025, les commémorations autour de la journée internationale pour les droits des femmes le 8 mars ont été réprimées : des personnes sont soumises à des détentions arbitraires, à des peines de flagellation, à des poursuites judiciaires.

Le tournant : l’ampleur des massacres de janvier 2026

Le 28 décembre 2025, de nouvelles manifestations d’ampleur éclatent en Iran. La répression est à nouveau sanglante, et l’horreur semble repousser ses propres limites. L’ampleur des massacres perpétrés est inédite : en 48h, les 8 et 9 janvier 2026, des milliers de personnes sont tuées par les forces de sécurité. Des milliers d’autres sont arrêtées et détenues arbitrairement. Pour camoufler leurs crimes, les autorités coupent tout accès à internet.

20 000! C’est le nombre de personnes qui auraient été tuées durant les manifestations de janvier 2026 selon Mai Sato, rapportrice spéciale sur la situation des droits de l’homme en Iran.

Meurtres, exécutions, restrictions d’accès à internet, arrestations massives… Les méthodes employées par les autorités pour étouffer le mouvement de contestation sont les mêmes que celles qui avaient été employées par les autorités durant les manifestations « Femme. Vie. Liberté ».

La peine de mort comme arme de dissuasion

En 2024, l’Iran compte parmi les trois pays qui exécutent le plus. Un an après, le recours à la peine de mort atteint des sommets, avec plus de 1 300 personnes exécutées entre janvier et octobre 2025 seulement. Un record, sur ces 30 dernières années.
La guerre des autorités contre la drogue

Les prisonniers exécutés sont, pour la plupart, des prisonniers de droit commun. Néanmoins, la peine de mort est aussi utilisée pour réprimer l’opposition. Durant les soulèvements “Femme. Vie. Liberté”, les autorités ont exécuté 11 personnes en lien avec les mouvements.

Il s’appelait Mohsen Shekari. Il avait 23 ans. Comme des milliers d’Iraniennes et d’Iraniens, il avait pris part au soulèvement « Femme. Vie. Liberté ». Le 8 décembre 2022, seulement quelques mois après le début de la mobilisation, Mohsen Shekari a été exécuté à Téhéran après un simulacre de procès.

Plus récemment, à la suite des manifestations de janvier 2026, ce sont 19 personnes qui ont été exécutées entre le 30 mars et le 30 avril 2026.

saleh mohammadi, exécuté à seulement 19 ans:Il avait participé aux manifestations de janvier 2026 en Iran. Le jeudi 19 mars 2026, il est exécuté par les autorités iraniennes. Saleh n’avait que 19 ans. Il avait été condamné à la peine capitale seulement quelques semaines plus tôt le 4 février 2026, sur la base d’aveux forcés et à la suite d’un procès expéditif. Comme lui, deux autres personnes ont été exécutées le même jour : Mehdi Ghasemi et Saeed Davoudi.

En Iran, la population est prise au piège. Une répression sanglante du régime iranien contre son propre peuple. Et un conflit régional qui a déjà coûté la vie à des milliers d’Iraniens.
Malgré le cessez-le-feu actuel entre les États-Unis et l’Iran, la situation demeure fragile et temporaire, menaçant la vie de millions de civil·es. Nous appelons à un cessez-le-feu durable dans la région.
Depuis des années, nous documentons, nous alertons et dénonçons les crimes commis en Iran. Il est temps que l’impunité cesse.

En Iran, la répression est sanglante. Depuis des décennies, la société iranienne est maintenue sous le contrôle strict du régime des Mollahs. Les autorités iraniennes ne reculent devant rien pour faire taire celles et ceux qui se lèvent pour leurs droits et réclament la fin de décennies d’oppression.

Face aux graves violations contre les droits humains dont sont victimes les Iranien·nes dans le pays, Amnesty International se mobilise depuis de nombreuses années. Sur place, notre équipe récolte des preuves, recueille des témoignages, et compile des informations cruciales pour documenter ces crimes.

À travers ces enquêtes approfondies, nous portons la voix de celles et ceux que l’on tente de faire taire. Notre objectif est clair : nommer les crimes, dénoncer les responsables et alerter la communauté internationale afin que l’impunité cesse dans le pays et que les auteurs de ces crimes soient poursuivis en justice.

Retrouvez dans ce dossier toutes les enquêtes d’Amnesty International en Iran.
exigez la fin de l'impunité en iran !

Malgré les nombreuses condamnations internationales prononcées contre les autorités iraniennes, les actions répressives se poursuivent et l’impunité perdure. Vous aussi mobilisez-vous, en appelant les autorités françaises à intervenir dans la crise d’impunité qui gangrène l’Iran.
Signez la pétition
À chaque contestation, une répression meurtrière

Depuis des décennies, le mécontentement ne cesse de croître en Iran. Face au chômage, à l’inflation ou aux lois liberticides, comme sur le port du voile, des mouvements de contestation d’ampleur secouent le pays. La réponse des autorités est systématique : violence et répression.
« Femme. Vie. Liberté » : la révolution des Iraniennes

En 2022, l’Iran connait un mouvement de contestation inédit, largement porté par les femmes iraniennes et réprimé dans le sang.

La mobilisation est déclenchée par le meurtre de Jina Mahsa Amini par la police des mœurs pour non-port du voile le 13 septembre 2022. Elle devient le symbole de l’oppression des femmes et de la brutalité du régime. Arrestations massives, tirs à balles réelles, torture, exécutions : pour étouffer le mouvement, les autorités commettent des crimes relevant du droit international.
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Deux ans après le soulèvement « Femme, Vie, Liberté », la répression se poursuit en Iran

13 septembre, 2023

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En Iran, le viol comme arme de répression du régime

05 décembre, 2023

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Traquées et harcelées : les femmes et les filles dans le viseur

Après les soulèvements « Femme. Vie. Liberté », les autorités iraniennes usent de toutes les méthodes pour étouffer le mouvement et renforcer la traque contre les femmes :

La surveillance contre les femmes et les filles est généralisée dans l’espace public : refus d’accès aux transports et services bancaires, contrôles de police massifs dans les rues, cours de moralité, poursuites judiciaires…

Des lois liberticides et répressives ont été promulguées à la suite des soulèvements. Le 20 septembre 2023, un projet de loi adopté par le parlement prévoit jusqu’à 10 ans d’emprisonnement pour celles qui défient le port du voile.

En 2025, les commémorations autour de la journée internationale pour les droits des femmes le 8 mars ont été réprimées : des personnes sont soumises à des détentions arbitraires, à des peines de flagellation, à des poursuites judiciaires.

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Port du voile en Iran : traquées et harcelées, les Iraniennes dans le viseur des autorités

18 mars, 2024

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En Iran, les femmes qui défient le port obligatoire du voile risqueraient 10 ans de prison

26 juillet, 2023

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Le tournant : l’ampleur des massacres de janvier 2026

Le 28 décembre 2025, de nouvelles manifestations d’ampleur éclatent en Iran. La répression est à nouveau sanglante, et l’horreur semble repousser ses propres limites. L’ampleur des massacres perpétrés est inédite : en 48h, les 8 et 9 janvier 2026, des milliers de personnes sont tuées par les forces de sécurité. Des milliers d’autres sont arrêtées et détenues arbitrairement. Pour camoufler leurs crimes, les autorités coupent tout accès à internet.

20 000

C’est le nombre de personnes qui auraient été tuées durant les manifestations de janvier 2026 selon Mai Sato, rapportrice spéciale sur la situation des droits de l’homme en Iran.

Meurtres, exécutions, restrictions d’accès à internet, arrestations massives… Les méthodes employées par les autorités pour étouffer le mouvement de contestation sont les mêmes que celles qui avaient été employées par les autorités durant les manifestations « Femme. Vie. Liberté ».
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En Iran, un massacre sans précédent contre les manifestations

09 janvier, 2026

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Iran : huit méthodes de répression des autorités contre les manifestantes et manifestants

04 octobre, 2022

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La peine de mort comme arme de dissuasion

En 2024, l’Iran compte parmi les trois pays qui exécutent le plus. Un an après, le recours à la peine de mort atteint des sommets, avec plus de 1 300 personnes exécutées entre janvier et octobre 2025 seulement. Un record, sur ces 30 dernières années.
La guerre des autorités contre la drogue

Les prisonniers exécutés sont, pour la plupart, des prisonniers de droit commun. Néanmoins, la peine de mort est aussi utilisée pour réprimer l’opposition. Durant les soulèvements “Femme. Vie. Liberté”, les autorités ont exécuté 11 personnes en lien avec les mouvements.
mohsen shekaru, exécuté pour avoir manifesté

Il s’appelait Mohsen Shekari. Il avait 23 ans. Comme des milliers d’Iraniennes et d’Iraniens, il avait pris part au soulèvement « Femme. Vie. Liberté ». Le 8 décembre 2022, seulement quelques mois après le début de la mobilisation, Mohsen Shekari a été exécuté à Téhéran après un simulacre de procès.

Plus récemment, à la suite des manifestations de janvier 2026, ce sont 19 personnes qui ont été exécutées entre le 30 mars et le 30 avril 2026.
saleh mohammadi, exécuté à seulement 19 ans

Il avait participé aux manifestations de janvier 2026 en Iran. Le jeudi 19 mars 2026, il est exécuté par les autorités iraniennes. Saleh n’avait que 19 ans. Il avait été condamné à la peine capitale seulement quelques semaines plus tôt le 4 février 2026, sur la base d’aveux forcés et à la suite d’un procès expéditif. Comme lui, deux autres personnes ont été exécutées le même jour : Mehdi Ghasemi et Saeed Davoudi.
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Iran : la peine de mort pour étouffer le soulèvement

18 mai, 2023

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Peine de mort : plus d'exécutions dans moins de pays en 2024

07 avril, 2025

Peine de mort : plus d'exécutions dans moins de pays en 2024

La double peine : après la répression, les bombes

En Iran, la population fait face à une double violence. Au-delà de la répression meurtrière en interne qualifiée par l’ONU de crime contre l’humanité, les Iranien·nes font désormais face aux bombes. Depuis le 28 février 2026 et l’attaque illégale menée par les États-Unis, le conflit régional expose les civil·es à des crimes de guerre.

1 100

personnes, au moins, ont été tuées en Iran durant la guerre des 12 jours

3 375

personnes au moins ont été tuées en Iran (dont 383 enfants) entre le 28 février et le 7 avril 2026

25 000

personnes au moins ont été blessées en Iran dans le cadre de la guerre déclenchée le 28 février 2026
Conflit au Moyen-Orient : les civil·es en première ligne

Depuis la guerre des “12 jours” en juin 2025, nous documentons de graves violations du droit international humanitaire commis contre la population iranienne par les armées américaines et israéliennes dans le pays :

Durant la guerre des “12 jours”, les frappes aériennes délibérées menées par Israël contre la prison d’Evin ont coûté la vie à au moins 80 civil·es. Notre enquête indépendante a conclu à une grave violation du droit international humanitaire et appelle à la mise en place d’une enquête pour crime de guerre

Depuis le 28 février 2026, les attaques américaines et israéliennes ont causé des dommages immenses aux infrastructures civiles telles que les écoles, les centres médicaux, ou les infrastructures énergétiques. Entre le 28 février et le 7 avril 2026, plusieurs milliers d’Iranien·nes ont perdu la vie.

À Minab, une école a été délibérément ciblée par l’armée américaine le 28 février 2026, causant la mort d’au moins 156 décès parmi la population civile, dont 120 écoliers. Une grave violation du droit international humanitaire que nous avons dénoncé dans le cadre d’une enquête approfondie

Quelques heures avant le cessez-le-feu du 7 avril 2026, le président américain Donald Trump a menacé de commettre des crimes de guerre voire un génocide en menaçant d’anéantir « toute une civilisation » en Iran. Le 23 avril 2026, le ministre israélien de la Défense Israel Katz, menaçait aussi de renvoyer l’Iran à « l’âge de pierre » malgré le cessez-le-feu.

Actualité
Attaque israélienne contre la prison d’Evin : une enquête pour crime de guerre doit être ouverte

24 juillet, 2025

Attaque israélienne contre la prison d’Evin : une enquête pour crime de guerre doit être ouverte

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Iran : face à l’escalade du conflit, l’urgence de protéger les civil·es et de respecter le droit international

05 mars, 2026

Iran : face à l’escalade du conflit, l’urgence de protéger les civil·es et de respecter le droit international

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120 élèves tué·es par les frappes américaines en Iran : comment en est-on arrivé là ?

17 mars, 2026

120 élèves tué·es par les frappes américaines en Iran : comment en est-on arrivé là ?

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Conflit au Moyen-Orient : l’urgence d’un cessez-le-feu durable dans toute la région

29 avril, 2026

Conflit au Moyen-Orient : l’urgence d’un cessez-le-feu durable dans toute la région

La guerre au service de la répression

Loin d’atténuer la répression interne, les hostilités dans la région servent de levier aux autorités iraniennes pour renforcer encore la traque contre l’opposition dans le pays :

En juin 2025, à la suite de la « guerre des 12 jours », les forces de l’ordre ont multiplié les arrestations et exécutions arbitraires. Sous couvert de sécurité nationale, les autorités ont instauré un véritable climat de peur et de torture pour traquer la dissidence.
À la suite des attaques israéliennes et américaines le 28 février 2026, les autorités iraniennes ont encore intensifié la répression : déploiement massif de patrouilles armées dans les rues, coupure d’internet dans tout le pays, arrestations arbitraires et nouvelles exécutions sommaires. L’opposition a été assimilée à des « ennemis intérieurs » ou des « terroristes » par les autorités, et menacée de mort.
Si les autorités iraniennes jouissent d’une telle impunité depuis des décennies, c’est en grande partie à cause de la Constitution du pays et de la concentration des pouvoirs.

La Constitution iranienne autorise et encadre les discriminations fondées sur le sexe, la religion ou les opinions politiques, tout en excluant les minorités des postes de pouvoir. Le texte prive également les citoyens de droits fondamentaux (s’exprimer librement, participer à la vie publique, ou manifester pacifiquement) et permet même le recours aux armes à feu pour disperser les manifestations.

En Iran, le pouvoir est aussi concentré dans les mêmes mains : le système judiciaire et les forces de sécurité sont tous deux placés sous l’autorité du guide suprême, ce qui rend toute perspective de justice quasi inexistante pour la population.

Dans ce contexte, la société civile iranienne appelle depuis des années à une réforme profonde de la Constitution afin de mettre fin à l’impunité du régime.

Nous devons résister au côté du peuple iranien et porter sa voix. Depuis des années, nous récoltons des preuves, nous documentons, et nous dénonçons les crimes commis en Iran :

Nous nous sommes mobilisés en faveur de la création d’une mission chargée d’enquêter sur les violations des droits humains liées aux manifestations en Iran. Une décision forte, finalement prise par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 24 novembre 2022.

Depuis les soulèvements « Femme. Vie. Liberté. », nous appelons par ailleurs les autorités françaises à intervenir dans le cadre de la crise d’impunité qui gangrène l’Iran. Nous avons aussi activement œuvré pour la libération de personnes emprisonnées ou menacées de condamnation à mort

À la suite des violences inédites lors des manifestations de janvier 2026, nous avons également appelé le Président Emmanuel Macron à faire pression sur les autorités iraniennes pour que les massacres contre les manifestant·es cessent. Nous appelions aussi à la libération des milliers de personnes arrêtées lors des manifestations ainsi qu’à lever les condamnations à mort pesant sur des manifestants, dont deux mineurs.

Depuis le 29 avril 2026, nous appelons également à un cessez-le-feu durable dans la région du Moyen-Orient, alors que la guerre a fait des milliers de victimes en Iran.

rejoignez la mobilisation !

En France, vous êtes plus de 84 000 personnes à soutenir nos demandes adressées aux autorités françaises afin que l’impunité cesse en Iran et plus de 29 000 personnes à exiger que les massacres cessent dans le cadre des manifestations de janvier. Cette mobilisation est plus que jamais cruciale : nous devons continuer d’agir, pour que le monde ne détourne pas le regard. Vous aussi, résistez aux côtés des Iranien·nes !

02/05/2026

Conflit au Moyen-Orient : l’urgence d’un cessez-le-feu durable dans toute la région !
La guerre déclenchée en Iran s’étend à 12 pays et met en danger des millions de vies. Si deux cessez-le-feu ont été adoptés en Iran et au Liban, les attaques quotidiennes révèlent leur fragilité. Les populations civiles iraniennes et libanaises en paient le plus lourd tribut avec des milliers de civils tués et blessés.

Nous appelons à la fin des hostilités et exhortons les dirigeant·es du monde entier à urgemment mettre en place un cessez-le-feu durable dans toute la région.

Depuis les attaques illégales d’Israël et des Etats-Unis le 28 février 2026 contre l’Iran, la région du Moyen-Orient s’est à nouveau embrasée. Plus de 5 000 morts. Des dizaines de milliers de blessés. Des millions de personnes déplacées. Ce sont des millions de vies qui sont menacées dans douze pays de la région.

Au-delà des pertes humaines, la guerre au Moyen-Orient a entrainé la destruction d’infrastructures dont des sites pétroliers, gaziers et nucléaires à l’origine d’une dévastation environnementale et d’un choc économique mondial. Cette situation risque de provoquer une grave crise alimentaire comme alertent les Nations unies.

Le 7 avril et le 17 avril 2026, deux cessez-le-feu ont été mis en place entre les États-Unis et l’Iran ainsi qu’entre Israël et le Liban. Mais ces cessez-le-feu, fragiles et temporaires, ne sont pas respectés par les parties au conflit qui l’ont bafoué à de nombreuses reprises.

La seule solution crédible pour mettre fin aux souffrances des populations civiles est l’adoption d’un cessez-le-feu durable qui soit étendu à l’ensemble de la région. Les dirigeant·es du monde entier doivent sortir de l’inaction pour exiger le respect du droit international et ouvrir la voie à la justice.

En Iran, la population civile prise en étau

En Iran, la population est prise au piège entre le conflit armé et la répression sanglante menée par les autorités iraniennes.

Les attaques illégales israélo-étatsuniennes contre l’Iran du 28 février 2026 ont violé la charte des Nations unies qui interdit le recours à la force. Les deux pays ont opéré des dizaines de milliers de frappes aériennes contre l’Iran.

Entre le 28 février et le 7 avril 2026 – date de l’adoption d’un fragile cessez-le-feu entre les parties – le bilan de la guerre en Iran est dramatique :

3 377 morts

entre le 28 févier et le 7 avril 2026 selon les données officielles.

25 000 blessés

dont des centaines d’enfants.

Ces frappes ont entrainé des dommages considérables contre les infrastructures énergétiques iraniennes, les ponts, universités, écoles, bâtiments résidentiels, et les centres de santé.

Face à ces attaques, l’Iran a répliqué en menant des attaques indiscriminées en Israël et dans les pays du Golfe, sans distinction entre les objectifs militaires et les populations civiles pourtant protégées par le droit international.

Les forces armées iraniennes ont également recruté des enfants soldats, dès l’âge de 12 ans, pour une campagne militaire. Nous avons dénoncé ces actes relevant de crimes de guerre.

Le conflit armé en Iran survient après les massacres particulièrement violents envers la population iranienne en janvier 2026 où les manifestations ont été écrasées dans le sang. Depuis la guerre, les autorités intensifient la répression envers les Iranien·nes. Le régime est acculé depuis qu’il est privé de son Guide suprême qui a mené un règne despotique pendant près de 37 ans. Le moindre opposant interne à la république islamique d’Iran est considéré comme un “ennemi” aux yeux des autorités iraniennes qui redoublent de menaces.

Au moins 21 personnes ont été exécutées par le régime depuis le début des hostilités : neuf manifestants, neuf dissidents et trois personnes accusées de « rébellion armée contre l’État » ou d’espionnage pour le compte des Etats-Unis ou d’Israël. Les autorités ont également toujours recours aux détentions arbitraires, aux disparitions forcées et à la torture.

Avec les coupures massives d’internet en Iran, et les restrictions envers les organisations de défense des droits humains, il est difficile d’estimer les chiffres de la répression en Iran.
Un cessez-le-feu qui ne tient qu’à un fil en Iran

Si les Etats-Unis et l’Iran se sont accordés le 8 avril 2026 sur un cessez-le-feu, celui-ci n’est que temporaire. Les États-Unis et l’Iran continuent d’échanger des menaces et de procéder à des attaques et des saisies de navires dans le détroit d’Ormuz qui se trouve au cœur des échanges économiques mondiaux.
Au Liban, l’escalade des violences

Depuis le 2 mars 2026, et les attaques du Hezbollah contre Israël, le Liban est en proie à une nouvelle vague d’hostilités. Les attaques aériennes israéliennes se sont multipliées dans le pays, souvent au mépris des populations civiles.

Israël émet des ordres d’évacuations massifs envers la population libanaise dans le sud du Liban et dans les banlieues sud de Beyrouth. Plus d’un million de personnes ont été déplacées dans le pays. Des villages fantômes se déploient à la frontière avec Israël. La population n’est pas autorisée à revenir dans les ruines de leurs maisons, sous peine de se faire tirer dessus.

Le 8 avril 2026 restera un “mercredi noir” dans la mémoire collective libanaise. Plus de 100 frappes en l’espace de 10 minutes ont tué plus de 350 personnes au Liban, sans aucune alerte préalable des autorités israéliennes.

L’impunité totale dont jouit Israël depuis ses attaques illégales envers le Liban en 2024 a nourri cette nouvelle escalade de violences en 2026.
Le cessez-le-feu quotidiennement bafoué au Liban

Si le cessez-le-feu du 17 avril a permis de diminuer les hostilités au Liban, il n’a pas permis d’y mettre fin.L’armée israélienne, encore présente sur le territoire libanais, détruit quotidiennement des villages dans le sud du Liban, à la frontière israélienne. Elle a mis en place une “zone tampon”. La population est interdite dans ce territoire délimité par une ligne jaune qui rappelle sombrement celle mise en place à Gaza. Le Hezbollah a également maintenu ses attaques dans le nord d’Israël, malgré le cessez-le-feu.

L’inefficacité de ce nouveau cessez-le-feu au Liban est comparable à l’échec de celui mis en place dans le pays en 2024 lorsqu’Israël avait continué ses attaques contre les populations civiles. Il rappelle également l’échec du cessez-le-feu à Gaza d’octobre 2025, qui ne permet pas d’empêcher le génocide. 765 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le cessez-le-feu.
Un conflit qui s’étend à 12 pays

Des millions de vies sont menacées dans 12 pays au Moyen-Orient depuis le déclenchement de ce conflit. Dans les pays du Golfe, les attaques indiscriminées de l’Iran n’ont pas ciblé que les bases aériennes américaines. Elles ont provoqué la mort d’au moins 29 personnes aux Emirats arabes unis, au Koweït, au Bahreïn, à Oman et en Arabie saoudite.

En Israël, la population civile est également victime des tirs de missiles iraniens et des tirs de roquettes du Hezbollah. Au moins 34 personnes ont été tuées, dont 21 civils et 13 soldats.

L’urgence d’un cessez-le-feu durable et régional

L’inaction de la communauté internationale met en danger des millions de vie dans la région du Moyen-Orient. Nous appelons les dirigeants du monde entier à œuvrer d’urgence à la mise en place d’un cessez-le-feu durable, respecté par toutes les parties au conflit. Ce cessez-le-feu doit être accompagné de mesures pour défendre les droits humains à long terme dans la région :

En Iran, les efforts diplomatiques doivent à la fois obtenir un cessez-le-feu durable et empêcher les crimes commis par les autorités iraniennes envers la population. Nous les exhortons à soutenir la société civile iranienne qui demande des changements profonds, dont des amendements de sa constitution pour une meilleure protection des droits humains.

Au Liban, des mesures doivent être adoptées pour mettre fin aux déplacements forcés de la population libanaise, à la destruction des infrastructures civiles et à la zone tampon occupée par l‘armée israélienne à la frontière sud du Liban. Tous les déplacés doivent avoir droit au retour.

Seul un cessez-le-feu durable et régional pourra mettre fin aux hostilités qui menacent des millions de vie dans la région mais aussi au-delà. Il doit également permettre d’ouvrir la voie à la justice : les crimes internationaux doivent faire l’objet d’enquêtes et leurs responsables doivent être poursuivis.

Adresse

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Montpellier
34000

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