Amnesty International Montpellier

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Amnesty International Montpellier Vous ne supportez pas les atteintes aux droits fondamentaux des personnes ? Alors, venez nous aider à les combattre ! QUI SOMMES-NOUS ?

Notre groupe (n° 18) existe à Montpellier depuis 1983. Il comprend environ 30 bénévoles qui se réunissent une fois par mois pour préparer les actions visant à promouvoir la défense des droits humains auprès du public, faire le point sur la vie du mouvement et débattre de sujets d’actualité sur les droits humains (DH). NOS PRINCIPALES ACTIVITES ?
• Sensibilisation du grand public par des stands d’information, des manifestations dans les rues de Montpellier (happenings/flashmobs), par l’organisation d’expositions de photos et d’affiches, par des soirées-débats autour de films et pièces de théâtre
• Collecte de signatures dans le cadre des campagnes nationales et internationales
• Education aux droits humains en milieu scolaire et universitaire
• Emissions de radio hebdomadaires et mensuelles
• Lobbying auprès des élus
• Partenariats et actions communes avec d’autres associations montpelliéraines

LIEU ET FREQUENCE DES REUNIONS ? Réunion mensuelle le 1er jeudi de chaque mois, à 20 h, dans notre local, à l’Espace Martin Luther King, 27 bd Louis Blanc (lignes de tram n° 1 ou 4 ; arrêts Louis Blanc ou Corum)

17/10/2026

Des journalistes agressés par des soldats israéliens en Cisjordanie occupée reçoivent le Prix Amnesty International à Bayeux
Des journalistes du média américain CNN réalisent un reportage sur les violences des colons envers les Palestiniens lorsqu'ils sont eux-mêmes agressés. Des soldats israéliens braquent leurs a***s sur eux. Le journaliste derrière la caméra, Cyril Theophilos, est étranglé. Pour leur courage et l'importance de leur enquête, nous leur avons remis le Prix Amnesty International lors du Prix Bayeux Calvados-Normandie. Rencontre avec le lauréat Cyril Theophilos.

Des a***s braquées sur eux, une clé de bras et une arrestation de plusieurs heures. Des journalistes de CNN qui réalisaient un reportage sur les violences des colons en Cisjordanie occupée ont été victimes des soldats israéliens dans une attaque très inquiétante contre la liberté de la presse. Ils ont reçu le Prix Amnesty International lors du Prix Bayeux Calvados-Normandie – qui récompensent les reporters de guerre – pour leur reportage sur CNN : « Vengeance », des soldats israéliens au service des colons en Cisjordanie. Nous avons rencontré sur place l’un des trois journalistes concernés, Cyril Theophilos.

Le Prix Bayeux Calvados-Normandie réunit un grand nombre de reporters de guerre qui couvrent, souvent au péril de leur vie, les conflits dans le monde. Ils et elles tendent leurs micros, documentent en photos ou vidéos, prêtent leurs plumes aux voix des victimes de la guerre ou d’autres atrocités. Cette année, de nombreuses récompenses ont été attribuées aux journalistes qui couvrent le territoire palestinien occupé. Notamment aux journalistes Palestiniens qui sont les seuls à pouvoir témoigner aujourd’hui du génocide à Gaza, l’enclave étant toujours interdite aux médias étrangers. Plusieurs centaines d’entre elles et eux ont perdu la vie depuis le 7 octobre 2023.

Le Prix Amnesty International récompense chaque année le meilleur reportage pour la télévision. En 2026, il a été attribué à Jeremy Diamond, Cyril Theophilos, Abeer Salman pour leur reportage pour CNN : « Vengeance », des soldats israéliens au service des colons en Cisjordanie.

Pour ce reportage, les trois journalistes se sont rendus près du village de Tayasir, en Cisjordanie occupée, pour couvrir les violences qui accompagnent l’extension d’un avant-poste israélien. C’est une colonie illégale tant aux yeux du droit international que du droit israélien déployée par les colons israéliens qui veulent accaparer les terres palestiniennes. Mais cela va mal tourner pour les journalistes…

LES LAURÉATS 2026

Le Prix Amnesty International a récompensé également deux autres reportages télévision (format court) :

2ème Prix : Yogita LIMAYE, Sanjay GANGULY, Imogen ANDERSON, pour BBC NEWS en Afghanistan.

3ème Prix : Nick PATON WALSH, Mark PHILLIPS, Natalie WRIGHT, Daria TARASOVA, Victoria BUTENKO, Kosta GAK, Shane BE, pour CNN en Ukraine.

17/10/2026

Gen Z : face aux pratiques autoritaires, une résistance mondiale.

ace à la montée des pratiques autoritaires, la génération Z – dite Gen Z (15 / 30 ans) – se mobilise. Pour affirmer ses droits, pour défendre ses libertés, pour revendiquer un monde meilleur. Afin de porter leurs voix, Amnesty International France est allé à la rencontre de ces jeunes qui résistent. Cartographie d’une jeunesse qui s’organise, proteste et invente de nouvelles formes de mobilisation partout dans le monde.

Détermination. Courage. Résistance. Ces mots, la génération Z les incarne aujourd’hui plus que jamais, face aux politiques répressives, partout dans le monde.

Vous n’avez pas pu passer à côté. Face à la défaillance des services publics, à la corruption des élites politiques, à la répression des minorités, à la censure des réseaux sociaux et aux restrictions des libertés, les jeunes résistent aux quatre coins du globe.

De Madagascar au Népal, du Cambodge au Maroc, du Kenya à la Géorgie… Ils descendent dans la rue, se mobilisent sur les réseaux sociaux et réinventent les codes de la résistance 2.0 pour dénoncer les injustices, les inégalités et la monté des pratiques autoritaires.

Mais cette mobilisation a un coût. Usage excessif de la force, tirs à b***es réelles, arrestations massives… Dans tous ces contextes, les manifestations ont été meurtrières. Parce qu’elle représente un contre-pouvoir puissant, la jeunesse se heurte à la violence et la répression des autorités qui cherchent à la faire taire. Ce sont les conclusions de notre rapport annuel 2025/26.

Depuis 65 ans, le rapport annuel d’Amnesty International dresse le bilan des droits humains dans plus de 140 pays. Consulter notre rapport

C’est pourquoi nous avons choisi de porter leurs voix. De rendre visible leurs luttes. De valoriser leur courage. De soutenir leur résistance. Nous sommes allés à leur rencontre. En partenariat avec WeDoData, nous avons cartographié leur parole et leurs mobilisations. Ils ont entre 13 et 28 ans. Ils incarnent une jeunesse qui refuse de céder et qui exige le respect de ses droits fondamentaux.

Leurs histoires disent une réalité brute : ce que c’est de vivre sous un pouvoir autoritaire. Et le courage immense qu’il faut pour s’en affranchir, reconquérir ses droits les plus essentiels, et retrouver sa liberté.

Les revendications et les modes de mobilisation des jeunes sont multiples. Mais tous portent un même combat : la défense de la justice, de leurs libertés et de leurs droits fondamentaux, tels que la santé, l’éducation, l’eau potable, le logement et l’emploi.

Au Népal, la jeunesse dit non à la corruption. En Equateur, elle se bat pour protéger la forêt amazonienne. En Hongrie, elle milite pour défendre les droits des personnes LGBTI+. En Géorgie, elle défend les valeurs européennes face à l’influence russe grandissante. En Iran, elle défie la répression du pouvoir. En Israël encore, elle refuse de servir dans l’armée.

Les réseaux sociaux, nouveaux espaces de résistance

Partout, les plateformes en ligne deviennent de véritables espaces de renouveau démocratique et de leadership collectif.

Pour faire entendre leurs voix, les jeunes font preuve d’innovation sur les réseaux sociaux. Au Népal, la plateforme Discord a joué un rôle central et inédit, en facilitant la nomination d’une nouvelle première ministre par intérim, en septembre 2025. Au Maroc, la plateforme a servi de véritable espace de discussion et d’organisation pour le mouvement de la Gen Z 212.

Ces plateformes permettent aussi à la mobilisation de transcender les frontières et les cultures et de faire voyager des symboles. C’est notamment par leur biais, que le drapeau du manga japonais « One Piece » est devenu l’emblème mondial d’une jeunesse qui résiste.

Une répression mondiale

Au lieu de protéger ces voix qui s’élèvent aux quatre coins du globe, les autorités répondent aux revendications des jeunes par la violence et la répression.

Arrestations massives, recours à une force disproportionnée, emprisonnement et torture… Tous les moyens sont employés pour faire taire la contestation, pour semer la peur, pour briser l’esprit de résistance. Au Maroc, les personnes qui osent s’exprimer devant les médias sont arrêtées. Au Kenya, les réseaux sociaux deviennent des outils au service de la répression. Au Népal, les autorités tirent à b***es réelles sur les manifestants.

risquons nos vies

Robert, 20 ans, Madagascar

Mais en creux, cette violence n’est que le reflet du pouvoir de la jeune génération et de la menace qu’elle représente pour ceux qui tentent de réduire les libertés et restreindre les droits.
La Gen Z, un contre-pouvoir puissant

Déterminée à défendre ses droits, la jeunesse représente un contre-pouvoir redoutable. Car la force de la contestation permet des avancées et des victoires importantes.

En septembre 2025, les mobilisations ont fait tomber le gouvernement au Népal et permis un renouveau démocratique en mars 2026. Face aux manifestations de la Gen Z 212, les autorités marocaines ont accepté d’augmenter les budgets de l’éducation et de la santé en octobre 2025. En août 2025, les autorités indonésiennes ont reculé sur une allocation controversée pour les députés et engagé un dialogue avec les étudiants.

Face à un monde qui bascule, la résistance de la Gen Z est une leçon de courage. Plus que jamais, nous devons nous en inspirer pour lutter contre la montée des pratiques autoritaires partout dans le monde.

Que fait Amnesty International ?

Amnesty International, c’est quoi ? Amnesty International, c’est plus de 50 ans de militantisme et plus de 10 millions de membres donateurs à travers le monde. En France, notre section compte plus de 450 structures militantes réparties sur l’ensemble du territoire.

Quelle est la mission d’Amnesty International ? Enquêter, alerter, agir : c’est le cœur de notre mission. Notre association milite pour le respect et la défense des droits humains partout dans le monde. Nous veillons à garantir les libertés, à mettre fin aux discriminations, à protéger les populations civiles et à obtenir justice, avec force et détermination.

Comment est financée Amnesty International ? Pour garantir notre indépendance et notre impartialité, nous refusons toutes subventions publiques ou émanant de partis politiques. Notre financement repose sur la générosité du public.

10/10/2026

Brésil : l’ultra violence d’une police aux mains des politiques
Au Brésil, le candidat ultra-conservateur Flavio Bolsonaro arrivait en tête du premier tour de l'élection présidentielle ce dimanche 4 octobre. Il s'agit du fils de Jair Bolsonaro, président du Brésil de 2019 à 2022 et condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État. Le candidat a placé au cœur de sa campagne la fermeté sécuritaire. Or dans certains États comme São Paulo, une politique ultra-sécuritaire est déjà à l'œuvre depuis quelques années. Résultat : la violence policière se déchaîne sur les populations noires des favelas. Un article signé La Chronique, le magazine des droits humains.

Au Brésil, comme ailleurs, cette violence policière frappe différemment les riches, les Blancs, les pauvres ou les Noirs. Et depuis l’élection du gouverneur Tarcísio de Freitas, la police se déchaîne sur les plus précaires. En mai 2025, une étude de la Fondation Getulio Vargas révélait que 62 % des victimes de contrôles policiers violents au cours des six dernières années dans l’État de São Paulo étaient noires, alors que les populations afro-descendantes ne représentent que 41,8 % de la population. Cette discrimination s’explique notamment par le traitement réservé aux favelas, quartiers considérés comme des réduits du crime organisé, où les habitants sont en majorité noirs de peau. « Si vous effectuez un contrôle en centre-ville en braquant votre a**e sur une personne, il y a des milliers de gens autour, prêts à filmer la scène avec leur téléphone », reconnaît un policier sous couvert d’anonymat, membre d’une unité patrouillant dans une grande favela de l’est de São Paulo. Mais là où je travaille, c’est tout le contraire. Si vous tentez d’interpeller quelqu’un sans même sortir votre a**e, la personne vous regardera droit dans les yeux et se moquera de vous. » Ce jeune agent est par ailleurs bien conscient des abus de sa corporation. « C’est un fait, certains usent du pouvoir que leur confère l’uniforme pour agir à leur guise. Malheureusement, ça arrive, j’ai déjà entendu des collègues s’en vanter. »

Dès l’arrivée au pouvoir de Tarcísio de Freitas, en 2022, le nombre de personnes tuées par la police a flambé. En deux ans, il a augmenté de 153,5 %, alors que le nombre total d’homicides chutait de 13,5 %. À ces chiffres alarmants, il faut ajouter la clémence des autorités envers les policiers auteurs de crimes. La mort du petit Ryan da Silva en novembre 2024 en est une tragique illustration. Lors d’une descente de police au Morro São Bento, une favela de la ville de Santos, cet enfant de 4 ans, qui jouait dans la rue, est fauché par la b***e d’un policier. Mais le parquet de São Paulo classe l’enquête sans suite, l’accusation ayant conclu à la « légitime défense » de l’agent incriminé. Une décision loin d’être un cas isolé, au vu de la profonde culture de l’impunité en vigueur.

Selon l’institut Sou da Paz [Je suis pour la paix, en français], une ONG qui œuvre pour réduire la violence au Brésil, le nombre de conseils de discipline organisés par la police militaire a chuté de 48 % de 2023 à 2024. Plusieurs sources policières nous décrivent une corporation largement acquise à la violence. « Il existe une sous-culture policière qui dicte le véritable fonctionnement de l’institution. Ainsi, même si vous étudiez les droits humains en salle de cours, l’instructeur vous apprendra plus t**d, dans un cadre informel, à les oublier. Voici comment on tue, voici ce qu’il faut faire pour simuler la légalité, éviter un rapport médico-légal compromettant, modifier la scène de crime », déplore le colonel retraité Adilson Paes de Souza. « Cette sous-culture existe indéniablement. Et c’est un obstacle pour nous. La défense de la vie est notre priorité », rappelle le colonel Massera. Mais tout laisse à penser qu’à ce jour ces officiers prêchent dans le désert. Au premier semestre 2026, le secrétariat à la Sécurité de l’État de São Paulo recensait 339 personnes tuées par la police, soit seulement 10 décès de moins qu’au premier semestre 2025. « Les années d’élections, les interventions policières dans les bailes funk sont encore plus fréquentes. Souvent, les candidats accompagnent les policiers pour s’afficher à leurs côtés sur les réseaux sociaux », observe Muttley, un DJ du baile d’Helipa, un des plus connus de la ville. À quelques mois des élections générales d’octobre, le musicien a déjà abandonné l’idée d’organiser des fêtes en plein air. La peur a gagné.

1– Au Brésil, la police militaire, gérée par les États, est responsable du maintien de l’ordre, et la police fédérale est comparable au FBI américain.
2– Selon les chiffres du Forum brésilien de sécurité publique (FBSP).
3– Auteur d’A Historia Da Policia No Brasil Estado De Exceçao Permanente? [Histoire de la police au Brésil : un état d’exception permanent ?], éd. Autonomia Literaria, 2023, non traduit en français.

10/10/2026

Tout savoir sur vos droits en manifestation
Mardi 6 octobre, plus de 250 000 personnes ont participé aux mobilisations lycéennes en France. D'autres manifestations sont prévues dans les jours à venir. Parce que vous êtes beaucoup à vous interroger sur vos droits en manifestation, retrouvez toutes les informations essentielles et nos conseils pour manifester dans les meilleures conditions.

Bien se préparer à une manifestation
Que dois-je prendre avec moi lors d’une manifestation ?

Les papiers d’identité
Le numéro d’un proche en cas de besoin
La liste des numéros d’urgence qui pourront être utiles en cas de problèmes pendant la manifestation (15 pour le Samu, 18 pour les pompiers, etc)
Le contact d’un avocat, dans le cas où tu es placé en garde à vue

Est-ce que je peux participer à une manifestation non déclarée ?

En France, les organisateur·ices d’une manifestation ne sont pas dans l’obligation de demander une autorisation pour organiser une manifestation. En revanche, le droit français oblige à déclarer la manifestation. Si cette déclaration n’a pas été effectuée, elle devient – de fait – illégale. Il est donc interdit d’y participer.
Quels sont les risques si je participe à une manifestation interdite ?

Participer à une manifestation interdite est illégal et passible d’une contravention de 135 euros. Par ailleurs, si tu es soupçonné d’un délit ou d’un crime (violences, dégradations, outrages, rébellion), tu risques aussi être interpelé ou mis en garde à vue.
notre conseil en bref

Avant de se rendre en manifestation, penser à prévenir une personne de confiance. Elle pourra te donner accès à des informations et documents dont tu pourrais avoir besoin en cas de problème (par exemple en cas de placement en garde à vue).

Participer à une manifestation en toute légalité
Ai-je le droit de filmer les forces de l’ordre ?

Oui. Il est possible de filmer les forces de l’ordre dans leur travail lors des manifestations. Cela fait partie de la liberté d’informer. Mais attention, tu ne peux pas les utiliser comme tu veux. La diffusion de ces images est encadrée et soumise à des règles. Si tu souhaites en savoir plus, tu peux consulter ce document.
Dans quel contexte la police a-t-elle le droit de me contrôler ?

La police peut procéder à des contrôles d’identité ou à des fouilles aux abords ou dans les manifestations. Cependant, à la sortie d’une nasse, un contrôle d’identité est illégal.
Puis-je porter des équipements de protection pendant une manifestation ?

Le matériel de protection (comme les lunettes, écharpes etc.) n’est pas interdit MAIS il ne doit pas dissimuler pas ton visage. Attention à vérifier cependant, car un arrêté de la préfecture peut interdire le matériel de protection.

Faire valoir mes droits après une manifestation
Que faire si je suis victime de violences policières ?

Si tu as été victime de violences policières pendant la manifestation, tu peux les signaler sur les plateformes de l’IGPN ou l’IGGN, saisir le Défenseur des droits, et déposer plainte.
Sous quels motifs les forces de l’ordre peuvent-elles décider de me placer en garde à vue ?

Lors d’une manifestation déclarée et non interdite, la police peut mettre une personne en garde à vue si elle est soupçonnée d’avoir commis un crime ou un délit passible d’une peine d’emprisonnement : port d’a**e, outrage envers un policier, refus de se disperser, ou encore dégradations et violences.

À noter : la durée de la garde à vue est de 24h et peut être prolongée pour un nouveau délai de 24h, sur autorisation écrite et motivée du procureur sur certaines conditions. Si tu es victime de violences policières durant ta garde à vue, notes-le sur le procès-verbal et parles-en impérativement à votre avocat, car le non-respect de tes droits peut rendre la procédure nulle.
Est-il possible de contester une amende reçue en manifestation ?

Oui il est possible de contester une amende reçue en manifestation. C’est le cas si, par exemple, on estime ne pas avoir commis les faits reprochés, ne pas être la personne visée par l’amende ou que l’infraction n’est pas suffisamment caractérisée.

Par ailleurs, si l’amende est donnée pour participation à une manifestation interdite, on peut la contester si on estime que l’arrêté d’interdiction de la manifestation était lui-même illégal.
notre conseil en bref

Si tu es placé·e en garde à vue, tu as le droit de prévenir une personne de ton entourage et/ou ton employeur, de demander à voir un·e médecin ou, d’être assisté·e par un·e avocat·e. Par ailleurs, en garde-à-vue, tu peux faire appel à un·e avocat·e, même si on essaye de t’en dissuader parce que cela rallongerait les délais.

Tes droits en manifestation si tu es mineur·e

Tu as moins de 18 ans et tu souhaites organiser ou participer à des manifestations, rassemblements et actions de désobéissance civile mais tu ne connais pas bien tes droits ? Voici le guide pratique produit par nos équipes pour te donner toutes les clés pour pouvoir exercer sereinement ton droit de manifester.

Et la désobéissance civile dans tout ça ?

La désobéissance civile est une infraction préméditée à une loi. Elle est commise pour des raisons de conscience ou parce que l’on considère qu’il s’agit de la manière la plus efficace de sensibiliser l’opinion publique.

Les actes de désobéissance civile relèvent du droit de manifester, s’ils sont commis de façon non-violente. Selon la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, la désobéissance civile, si elle n’est pas portée par des appels à la haine, est une forme d’expression qui doit être protégée.

10/10/2026

Ces a***s dangereuses utilisées en manifestation
Lundi 5 octobre, un adolescent de 15 ans perdait une main après l'explosion d'une gr***de assourdissante à Lens, en marge des mouvements lycéens. Depuis des années nous alertons : ces gr***des sont dangereuses et inadaptées aux opérations de maintien de l'ordre. Nous exigeons leur interdiction.

Gaz lacrymogènes, gr***des explosives, LBD, matraques… les forces de l’ordre, partout dans le monde, utilisent ce type d’a***s dans le cadre de manifestations. La France ne fait pas exception, en témoigne les images de répression par les forces de l’ordres du mouvement des lycéens, débuté en septembre 2026. Bien que qualifiées d’a***s à létalité réduite*, ces a***s blessent et tuent. Focus sur la dangerosité de ces a***s utilisées par les forces de l’ordre.

En France, un lycéen de 14 ans a reçu une gr***de en plein visage, tirée par un policier le 28 septembre 2026 dans le cadre du mouvement des lycéens. Toujours en France, le 2 décembre 2018, Zineb Redouane, 80 ans, est morte après avoir été touchée en plein visage par une gr***de lacrymogène tirée par un CRS.

Au Chili, Gustavo Gatica, 21 ans, a perdu la vue après avoir été touché par un projectile tiré par la police. Dans le cadre de manifestations, des milliers de personnes ont subi des blessures graves qui ont changé leur vie et parfois causé leur mort. L’usage des a***s à létalité réduite fait lors des opérations de maintien de l’ordre est souvent dangereux. Et ces a***s sont utilisées trop fréquemment comme outil de répression.

Au vu de la dangerosité des a***s à létalité réduite dans les opérations de maintien de l’ordre, nous avons deux demandes principales : l’interdiction des a***s à létalité réduite conçues dans le seul but d’infliger des mauvais traitements et un contrôle strict du commerce des a***s à létalité réduite.

Car ces a***s sont susceptibles d’être utilisées pour commettre des violations graves des droits humains et utilisées pour réprimer les manifestations pacifiques, un cadre doit donc exister.

Qu’est-ce qu’une a**e à létalité réduite ?

Une a**e à létalité réduite est une a**e alternative aux a***s à feu. Ce type d’a**e est principalement utilisé dans des opérations de maintien de l’ordre, pour neutraliser la ou les cibles. On parle d’a***s à létalité réduite et non pas d’a***s non létales, car bien qu’elles ne soient pas conçues pour tuer, elles peuvent tout de même avoir des conséquences mortelles, en fonction de la manière dont elles sont utilisées.

De trop nombreux manifestants ont été et sont encore victimes d’un usage abusif des a***s lors d’opérations de maintien de l’ordre. Dans le cadre de notre campagne sur la protection du droit de manifester dans le monde, nous plaidons activement en faveur d’un traité mondial pour réglementer la fabrication et le commerce d’équipements de maintien de l’ordre. Manifester est un droit fondamental, qui ne doit en aucun cas être entravé par des pratiques excessives qui pourraient dissuader les gens de l’exercer librement.

08/10/2026

AMNESTY INTERNATIONAL au GAZETTE CAFÉ (rue Levat, Mtp)
jeudi 15 octobre 2026 de 19h à 21h

CONFÉRENCE DROITS DE L' ENFANT

Le groupe Amnesty International Montpellier traitera des deux problématiques suivantes :

les enfants dans les zones de conflit.
Les enfants sont les premières victimes civiles : victimes de déplacements forcés, enfants pris pour cibles, victimes de malnutrition, de famine, d'esclavage se**el, de viols et de violences se**elles.

les enfants face aux dangers du numérique.
Nous vous informerons sur les enquêtes et victoires d'Amnesty quant aux algorithmes des réseaux

Venez nombreux pour vous informer, discuter et agir

08/10/2026

GROUPE LOCAL MONTPELLIER -Événements à venir:
• Prochain Gazette café le 15 octobre
19 h sur le droit des enfants.

• Caravane pour les droits humains
Le groupe participe à la caravane pour les droits humains initiée par la région
elle sera présente le dimanche 18 octobre sur l ‘Esplanade devant le Corum.

Elle sera présente une semaine sur la Région :

- 10 octobre - Marché de Céret (66) : violences intrafamiliales et violences d'Etat
- 11 octobre - Marché d'Espéraza (11) : droit à un environnement sain (Projet « Ode à la Jeunesse »)
- 12 octobre - Halles de Narbonne (11) : enfants invisibles et exploités
- 13 octobre - Collège Victor Hugo de Narbonne (11) : enfants invisibles et exploités
- 14 octobre - Marché de Mende (48) : droit à un environnement sain
- 15 octobre - Ecole Pic la Salle à Béziers (34) : justice climatique
- 16 octobre - Marché aux fleurs à Béziers (34) : justice climatique
- 17 octobre - Marché de Pont-Saint-Esprit (30) : santé des enfants
- 18 octobre - Esplanade Charles-de-Gaulle à Montpellier (34) : enfants dans les zones de conflits et les jeunes face aux réseaux sociaux
- 19 octobre - Marché de l'Ile de Thau à Sète (34) Enfants dans les zones de conflits.
- 19 octobre après-midi - Centre de loisirs de Frontignan (34) : Enfa

• CINEMED : 16-24 octobre Montpellier:
Permanence prévue lors du festival dans le hall du Corum – Samedi 17 et dimanche 18 ; mercredi 21 , vendredi 23 .

• Randonnée solidaire:

A Sainte Croix de Quintillargues (sentier des charbonnières). Lors de la pause de midi présentation du cas de Can Thi Thue soutenue par le groupe et du docteur Abu Safiya.

7 intox sur le droit à l’avortement en Europe:Le droit à l'avortement est encore loin d'être une réalité pour tout le mo...
03/10/2026

7 intox sur le droit à l’avortement en Europe:
Le droit à l'avortement est encore loin d'être une réalité pour tout le monde en Europe. Il est toujours restreint voire interdit dans certains pays comme en Andorre. D'autres barrières existent comme les coûts, le manque de formation des professionnels de santé ou encore les délais qui restreignent l'accès à ce soin. À l'occasion de la journée mondiale de lutte pour l'avortement du 28 septembre, revenons sur sept idées reçues sur ce droit fondamental en Europe.

Malgré des avancées majeures en Europe ces dix dernières années, l’avortement continue d’être questionné, attaqué et criminalisé. En pratique, il reste difficile voire impossible d’accès pour de nombreuses personnes. Parce qu’il s’agit d’un droit fondamental, nous devons le défendre. Voici 7 raisons de continuer à se mobiliser pour le droit à l’avortement.

Le 4 mars 2024, la France devenait le premier pays du monde à inscrire explicitement la liberté d’avoir recours à un avortement dans sa Constitution. Une avancée majeure, qui s’inscrit plus largement dans une décennie de progrès en faveur de l’avortement à l’échelle de l’Europe.

Le 26 février 2026, la Commission Européenne annonçait par ailleurs la possibilité pour les pays de l’Union européenne (UE) d’utiliser des fonds européens pour soutenir l’accès aux soins liés à l’avortement. Une nouvelle victoire, qui fait suite à l’initiative citoyenne européenne “Ma voix, Mon choix” soutenue par 1,2 million de personnes.

Aujourd’hui, on pense ce droit acquis, protégé, sanctuarisé. Mais dans la pratique, l’accès à l’avortement est loin d’être une réalité pour tout le monde. De nombreuses barrières continuent d’empêcher les personnes qui le souhaitent d’obtenir ce soin.

Dans le même temps, l’avortement est de plus en plus attaqué, questionné. Partout en Europe, les mouvements anti-avortement gagnent du terrain en faisant reculer ce droit, en revenant sur les acquis de longue date, en sapant les victoires durement gagnées.

Parce que l’avortement est un droit fondamental, nous devons faire front et continuer à nous mobiliser pour le défendre. Pour empêcher des reculs. Pour protéger les acquis. Pour obtenir des avancées.

Alors pour vous donner les clefs pour résister à nos côtés, on vous donne 7 raisons, étayées par des faits et des chiffres, afin de continuer à se mobiliser et défendre le droit à l’avortement.

Parce que l'avortement continue d'être questionné, attaqué et criminalisé en Europe, on vous partage 7 intox à debunker.

03/10/2026

Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression des forces de l’ordre.

Depuis le 21 septembre, le mouvement des blocus de lycées ne cesse de prendre de l’ampleur en France. Les lycéeen·nes mobilisé·es revendiquent simplement leur droit à l’éducation : ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents. Face à eux : gaz lacrymogènes, tirs de gr***des et gardes à vue. Nous dénonçons l’usage disproportionné de la force contre les manifestations lycéennes. À ce mouvement des lycéens d’abord pacifique, les autorités ont répondu par la force entre tirs de gaz lacrymogènes, coups de matraques et arrestations en grand nombre : 164 interpellations le 28 septembre, 440 interpellations le 29 septembre, 625 interpellations le 30 septembre et 1948 interpellations le 1er octobre.

Rappelons-le : beaucoup sont des mineurs, des enfants. Ils doivent être protégés, pas matraqués. Même mineurs, les lycéen·nes ont bien le droit de manifester pacifiquement y compris via des blocus, protégés par la liberté de réunion pacifique. Les autorités doivent ouvrir le dialogue avec cette jeunesse dont les revendications sont légitimes. Et elles doivent privilégier la désescalade, pas le recours aux a***s.

Rappel de l'usage légal du gaz lacrymogène: Pour le lanceur de gr***des, les règles d’emploi ne peuvent être utilisées que dans ces cas précis : dans des situations de violence généralisée, quand il n’y a aucun autre moyen de contenir la violence et uniquement après sommations. Mais jamais à bout portant, jamais sur des personnes.

Rappel sur la dangerosité de l'usage du LBD dans les manifestations: Cela fait des années qu’on alerte sur la dangerosité de l’utilisation du LBD en manifestation par les forces de l’ordre. Rappelons qu’il s’agit d’une a**e classée comme matériel de guerre par la législation française. Parce que son usage est bien trop dangereux, nous demandons, et cela depuis des années, sa suspension.

" Nous sommes alarmés par la répression policière du mouvement lycéen d’ampleur qui parcourt notre pays. Notre jeunesse se mobilise pour revendiquer son droit à l’éducation et à la santé, et reçoit en réponse interdictions de manifester et violence policière disproportionnée. " Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty International France, présidente d'Amnesty International France.

Quand la jeunesse qui proteste est réprimée, c’est un signe de pratiques autoritaires visant à faire taire la dissidence. De Madagascar au Népal, du Cambodge au Maroc, du Kenya à la Géorgie… la génération dite Gen Z (15/30 ans) se mobilise partout dans le monde face à la montée des pratiques autoritaires. Mais le prix à payer c’est souvent la répression. Dans une cartographie inédite, nous avons recensé des mobilisations de cette jeunesse qui se bat pour ses droits partout dans le monde.

La jeunesse qui manifeste doit être écoutée, pas réprimée. Nous soutiendrons toujours les personnes qui manifestent pacifiquement pour leurs droits. Et nous nous battrons toujours pour protéger ce droit fondamental qu’est celui de manifester : pilier de tous nos autres droits.

Adresse

Espace Martin Luther King 27 Boulevard Louis Blanc
Montpellier
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