15/07/2025
⛩️ Lors de son précédent voyage au japon en avril 2025, Hubert Thomas, Hanshi et 8ème dan CSDGE et DNBK, s'est vu remettre le titre de "Sō-Shihan". Mais à quoi correspond ce titre ?
Comme éléments de réponse, voici un extrait de l'article de Christophe GENIN, Renshi et 5ème dan CSDGE et DNBK, du dernier Kinomichi actus de juin 2025 :
Lors de son dernier séjour au Japon pour représenter le kinomichi auprès du Hombu de la Dai Nippon Butoku Kai(DNBK), Hubert Thomas Hanshi fut honoré par l’attribution du titre de so-shihan, l’un des plus hauts titres honorifiques que peut décerner cette organisation dédiée à la préservation des arts martiaux classiques (koryū) et modernes (gendai budō). Il fut choisi collégialement parmi les maîtres de renom. Sa nomination comme so-shihan s’inscrit dans la continuité d’un long processus de reconnaissance. Elle lui confère des droits, comme superviser l’enseignement et les orientations du kinomichi par un rôle stratégique, et des devoirs comme rester à la hauteur des aspirations de Noro Masamichi senseï avec qui il eut de longs, durables et profonds échanges.
Hubert Thomas est ainsi légitimé au plus haut niveau comme « maître suprême » de cette discipline fondée par Noro Masamichi senseï en 1979. Car le kinomichi fait partie de la fraternité des pratiques aïki, avec son style et sa touche propres, et s’inscrit dans cette modernité des gendai budo.
Hubert Thomas fut également reconnu comme daiyo de kinomichi - représentant officiel de la DNBK dans une région- assurant ainsi le lien entre le siège sis à Kyoto et les sections locales. Il devient pour la France, et pour notre école, le seul représentant attitré reconnu par les plus hautes instances japonaises de la DNBK. Cela complète et parachève la mission que lui avait confiée Noro Masamichi senseï : être responsable du kinomichi à l’international dans la mesure où le fondateur voulait que son art fût internationalement lié à nous sans division et donc non pas uniquement à la France.
Force est de reconnaître que ce « contact » avec la DNBK fut profitable au kinomichi tant par l’écho qu’il y reçut, que par les échanges et les voyages au Japon permettant à plusieurs d’entre nous de donner le meilleur de nous-mêmes pour ne pas décevoir la mémoire de notre senseï.
Si l’on juge un maître à la qualité de ses disciples, alors la suprême distinction accordée à Hubert Thomas signifie également que les experts japonais ont estimé que les pratiquants de kinomichi conduits par lui étaient des pratiquants de qualité manifestant un bel esprit, une belle technique, ce qui, indirectement est une manière de les saluer.
Ne boudons donc pas notre plaisir ! Ceux qui connaissent Hubert Thomas n’ignorent pas sa réserve, voire sa pudeur. Loin de lui de s’enorgueillir d’une telle consécration. Alors c’est à nous, ses amis, ses fidèles, ses disciples d’entonner les trompettes de la Renommée pour faire sonner notre joie !
ARTICLE EN ENTIER DANS LE LIEN EN PAGES 13 À 15 :https://kinomichi.org/wp-content/uploads/2025/06/NL-IFK-2025-06.pdf