11/03/2025
L’investigation en souffrance dans la Police Nationale :
Vu l’insécurité ambiante dans la ville de Montpellier, lorsqu’ils déposent plainte, ses citoyens s’attendent légitimement à ce que justice soit rendue. La réalité du terrain est bien différente : des milliers d’affaires restent sans suite, faute de moyens et d’effectifs.
➡️ Toujours plus de procédures, sans moyens supplémentaires
Les services d’investigation croulent sous les dossiers. Les procédures sont de plus en plus complexes et chronophages ne font que s’alourdir. Certains OPJ se retrouvent avec 500 dossiers en portefeuille qui finissent malheureusement classés sans suite...
➡️ Des effectifs insuffisants
Les départs à la retraite ne sont pas remplacés, et dans certaines brigades, les effectifs ont été divisés par deux en quelques années. À Montpellier, la brigade des atteintes aux biens comptait 12 enquêteurs il y a 2 ans, ils ne sont plus que 6 aujourd’hui. Pendant ce temps, la charge de travail explose.
➡️ Des outils informatiques obsolètes
L’informatique est un frein au lieu d’être un soutien. Les policiers doivent composer avec des systèmes “préhistoriques” inadaptés aux réalités du terrain.
➡️ Des conditions de travail dégradées et un manque de reconnaissance
Les OPJ assurent des astreintes payées 2,70€ de l’heure, une rémunération jugée “honteuse” par les syndicats. Leur prime, fixée à 125€, est à peine 20€ supérieure à celle d’un policier affecté à la voie publique, alors que la charge mentale et la responsabilité sont immenses.
Le message des Policiers est clair : sans moyens supplémentaires, sans effectifs renforcés, et sans outils modernes, les enquêteurs ne peuvent plus faire leur travail correctement.
🔹 Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà été confronté à ces problèmes?