30/05/2026
Quelques années auparavant, dans le cadre d'un projet de livre porté par Valentine et le CAARUD Réduire Les Risques
Il y avait chez elle un oiseau qui refusait les cages
Analepse d'une femme libre :
Elle n'aurait probablement pas aimé qu'on écrive un texte trop sérieux à son sujet.
Je l'imagine déjà lever les yeux au ciel, lâcher une remarque puis partir dans un éclat de rire capable de désorganiser la gravité elle-même.
Alors nous allons essayer de ne pas lui manquer de respect !
L'entretien qui suit a été réalisé par Valentine. À l'époque, personne ne savait qu'il deviendrait un hommage. C'est toujours ainsi. On croit que les oiseaux reviendront demain. Puis un matin, il manque quelque chose dans le ciel...
Alors il reste les phrases.
Quelques souvenirs.
Une façon de tenir sa cigarette.
Une manière d'investir l'espace comme si personne ne lui avait jamais appris à se faire petite.
Un regard. Une colère. Une blague. Un batteur. Un Tiramipiou.
Et parfois un entretien enregistré entre deux choses ordinaires qui, après coup, devient précieux comme une plume retrouvée longtemps après le départ de l'oiseau !
Ce que vous allez entendre n'est donc pas le récit d'une femme précaire.
C'est le récit d'une femme libre. Libre à sa manière. Libre parfois contre son propre intérêt.
Libre jusqu'à l'excès. Libre jusqu'à l'insoumission.
Certaines personnes traversent la vie en cherchant un abri.
Piou-Piou, elle, cherchait surtout une ouverture.
Elle était une femme. Et bo**el, parfois, cela devrait suffire.
De celles qui choisissent encore le risque du ciel lorsque le monde leur propose une cage.
Alors, parce que c'étaient nos valeurs communes ; les siennes autant que les nôtres ; nous allons la laisser entrer sans la faire passer par une quelconque catégorie.
Sans l'expliquer.
Sans la réduire.
Sans chercher à la faire tenir dans une case qu'elle aurait probablement renversée.
Juste lui faire une place.
Et écouter encore un instant ce battement d'ailes qui refuse obstinément de se taire.🐤