14/10/2026
L’OLM a sorti son rapport « police municipale et maintien de l’ ordre » la presse en parle!
« La police municipale n’est en rien concernée. Ou alors, apportez-moi les preuves. » Le 6 octobre, en Conseil municipal, Sébastien Côte, premier adjoint de Michaël Delafosse, balaie les accusations de l’opposition.
Des preuves, l’Observatoire des libertés publiques de Montpellier (OLM) en a accumulé. Dans un rapport publié ce 12 octobre, il documente la présence de policiers municipaux casqués, munis de boucliers, de genouillères et de protège-tibias, lors des mobilisations lycéennes.
📍 1er octobre, lycée Mermoz : selon l’OLM, deux unités municipales participent à une « charge de dispersion, dirigée par la BAC », sur fond de gaz lacrymogène.
📍 6 octobre, place de la Comédie : des agents municipaux font barrage avec la police nationale et des CRS devant le Polygone.
📍 8 octobre : la police municipale est de nouveau « en renfort », selon l’Observatoire.
⚖️ Que disent les textes ? La convention type qui encadre la coopération entre polices municipales et forces de l’État est claire : « En aucun cas il ne peut être confié à la police municipale de mission de maintien de l’ordre. » En 2019, le ministère de l’Intérieur précisait même que casques et boucliers anti-émeutes ne font pas partie de leur équipement.
🔁 Ce n’est pas une première. Le 10 septembre 2025, lors de la journée « Bloquons tout », des agents municipaux casqués étaient déjà alignés place de la Comédie. La mairie parlait alors de « protection », tout en annonçant la création d’« une équipe spécialisée » formée pour faire face aux manifestations violentes.
Pour l’OLM, cette participation est « organisée, anticipée » et « apparaît, au regard des éléments observés, contraire à la loi ». Contactées, la mairie et la préfecture n'ont pas donné suite à nos sollicitations.
👉 Notre enquête complète, vidéos à l’appui, sur lepoing.net (lien en bio)