Ploggathon

Ploggathon est une association sportive et artistique pour la prĂ©servation du monde Vivant đŸŒ±đŸ†đŸŒžđŸŒ

Organisateur : Ultra Back To Life 2025 :
https://www.helloasso.com/associations/abundita/evenements/ultra-back-to-life-ubtl-2

08/05/2026

Retour d'expérience ZeOff Trail dans les Monts du Pilat. En deux mots : super génial.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le concept, ZeOff c'est un événement de course à pied sans dossard, sans chrono, sans classement, en petit comité d'une cinquantaine de participants. Une trace pour traverser et découvrir un massif, un balisage et un ravitaillement minimalistes, une étape camping tous ensemble et dans cette édition un ciné-débat autour de la question "comment performer durablement ?" que je venais animer avec les copains Climatosportifs

C'était une interstice dans la TransfruitiÚre. J'avais enchaßné 500 km d'ultra cyclo les quatre jours précédents. Je suis arrivé déjà fumé comme un saumon, les cuisseaux déjà bien rÎtis, mais c'était sans compter sur ce qui m'attendait.

Le samedi, 45 km et 2200m de dénivelé dans un environnement technique et majestueux. Il y a eu du temps pour tout. Pour courir, pour échanger, pour admirer, avec des personnes curieuses de l'engagement et du minimalisme. Des conversations vraies au milieu des Monts du Pilat, entre deux montées et pierriers.

Le soir, le cinĂ©-dĂ©bat a rĂ©uni l'ensemble des participants. Attentifs, participatifs, rĂ©ceptifs. Pour une bonne partie dĂ©jĂ  dans la dĂ©marche d'une pratique alternative et plus responsable. J'ai eu de bons retours sur le film "100 Marathons vus du cƓur" le lendemain, mĂȘme auprĂšs de coureurs qui avaient des a priori. C'est l'Ɠuvre de mon ami Nicolas Vandenelsken et de l'association Uni-Vert Sport dont je suis Ă©galement membre.

Le dimanche, le rĂ©veil a un peu piquĂ©. 35 km et 1200m de dĂ©nivelĂ© au menu. MalgrĂ© la fatigue, et aprĂšs un petit-dĂ©jeuner trop gourmand pour ma part, un joli groupe s'est entraĂźnĂ© sur un rythme qui n'avait rien de touristique. Encore une fois, la trace et le panorama Ă©taient remarquables. J'ai fini en bastonnant dans la descente pour suivre Walid, un nouvel ami rencontrĂ© sur les sentiers. J'en ai profitĂ© pour montrer que les sandales passaient partout et mettre en avant des pieds qui respirent. Pas de chrono, mais au final je me suis quand mĂȘme dĂ©passĂ© et fait plus que plaisir. J'ai eu les cuisses fumĂ©es pendant deux jours.

Ça m'a fait un bien fou de voir et d'expĂ©rimenter une alternative au tout-chrono sans devoir en ĂȘtre l'organisateur. Une belle initiative portĂ©e par de vrais humains, qui mĂ©rite d'exister et de grandir.

Merci à toute l'équipe ZeOff pour l'accueil et l'orga, et à trÚs vite sur les sentiers.

Merci WISE et Salanqa sandales de m'accompagner pour performer durablement et aux climatosportifs de me permettre de l'incarner sur le terrain.

Clément

24/04/2026
Rendez vous du printemps pour finaliser le chantier des mares creusĂ©s pendant l'UBTL đŸ«¶đŸŠđŸ’Š
17/03/2026

Rendez vous du printemps pour finaliser le chantier des mares creusĂ©s pendant l'UBTL đŸ«¶đŸŠđŸ’Š

🌿 Envie de nature et d’action concrùte ? 🐾

Rejoignez-nous à Saint Siméon de Bressieux pour un moment convivial et engagé autour de la biodiversité !

📍 Rendez-vous au Verger Citoyen (Ă  cĂŽtĂ© du City Stade)
🗓 Samedi 21 mars à 9h00

👉 Objectif : finaliser la crĂ©ation de mares sur notre territoire 💧

💬 Vous ĂȘtes :

curieux de découvrir cet écosystÚme ?

fascinés par les mares naturelles ?

motivés pour donner un coup de main ?

âžĄïž Alors cet Ă©vĂ©nement est fait pour vous !

🛠 Si vous le pouvez, apportez vos outils : seaux, bĂȘches, pelles, fourches-bĂȘches


đŸ„— Un repas partagĂ© est prĂ©vu le midi (pensez Ă  votre pique-nique)

đŸŒ± Vous avez une mare ?
Amenez un peu d’eau ou de vĂ©gĂ©taux pour enrichir la biodiversitĂ© de la nouvelle mare !

⚠ ÉvĂ©nement reportĂ© en cas de mauvais temps

💚 Un moment collectif, utile et accessible à tous — venez nombreux !

Samedi 14 février 2026 - La Course de la Seconde Vie Réveil matinal, la nuit fut correcte. C'est l'heure de célébrer l'a...
27/02/2026

Samedi 14 février 2026 - La Course de la Seconde Vie

RĂ©veil matinal, la nuit fut correcte. C'est l'heure de cĂ©lĂ©brer l'amour du sport sobre en cette Saint-Valentin. Mais bo**el, j'ai mal au pied. Cette fois, je ne vais pas pouvoir faire semblant de ne pas l'entendre. La douleur est lĂ  dĂšs le matin, comme une puissante lance sous cette voĂ»te plantaire gauche. Je n'ai pas le courage d'aller Ă  la do**he froide. Je ne me prĂ©pare pas de jus, simplement du Spirtonic Ă  l'eau de mer et au citron. La potion magique suffira pour aujourd'hui. Zelda m'a mĂȘme prĂ©parĂ© un milk-shake fruitĂ© et m'emmĂšne au dĂ©part. J'ai faim avant mĂȘme la course alors je mange.

Je suis plutĂŽt en avance, pas comme Louca qui manque de rater le dĂ©part. Ce n'est pas ce qui doit ĂȘtre fait, mais je dĂ©pose avant l'ouverture un sac d'objets Ă  la Ressourcerie du L*z. J’ai profitĂ© de l’occasion pour donner quelques affaires qui ne servent plus. Il est 9h passĂ© quand je prends la route pour sortir de Prades-le-L*z en direction de la DĂ©sencombrerie de Grabels. La douleur est directement prĂ©sente. J'ai mal, j'ai faim. Je mange. Je profite du full soutien de Louca.

Nous nous perdons dans les vallons de Montferrier-sur-L*z. La douleur s'intensifie rapidement et se transfĂšre plus haut, derriĂšre le genou, Ă  hauteur de la hanche. Vraiment, ce dĂ©but de journĂ©e est chaotique. 9 km en deux heures. La journĂ©e pourrait bien ĂȘtre trĂšs longue, je lĂąche prise sur l’objectif sportif. On est lĂ  avant tout pour les solutions, pas pour la performance. Le passage Ă  la DĂ©sencombrerie est avortĂ©. ItinĂ©raire ratĂ©, re**rd temporel. Heureusement, personne ne nous y attendait.

NĂ©anmoins, nous devrions trouver du monde, enfin au moins Florestan, au point de ralliement suivant. C'est le Repair CafĂ©. Il est malheureusement fermĂ© ce jour, mais je tiens Ă  passer devant quand mĂȘme. Pour moi, c'est un maillon essentiel de la seconde vie. L'endroit oĂč l'on partage des connaissances, du savoir, du lien social en mĂȘme temps que l'on rĂ©pare ses objets. Ces espaces incarnent le monde de demain tel que nous devons le concevoir si l'on veut sortir de notre dĂ©pendance Ă  l'extraction de ressources. Sa localisation au sud de Montpellier n'est nĂ©anmoins pas la plus optimale pour favoriser son expansion.

Ça me ramĂšne Ă  la question : pourquoi on court aujourd'hui ? Pour la seconde vie de nos objets. 70 000 tonnes d'objets sont jetĂ©s chaque annĂ©e en France. Ces objets qui pourraient continuer de vivre grĂące aux 3 R : RĂ©parer, Recycler, RĂ©employer.

Les ressourceries, les recycleries, ce sont des espaces oĂč donner ce qui ne nous sert plus mais qui fonctionne encore, ou mĂȘme ce qui peut ĂȘtre rĂ©parĂ©. Certaines organisent des ateliers collectifs de rĂ©paration, une merveilleuse solution pour redonner vie Ă  nos objets. C'est aussi l'occasion de rencontrer ces formidables rĂ©parateurs, ces bricolos qui savent tout faire. Je suis si admiratif de ces gens. Je suis plus que dĂ©butant en la matiĂšre. Un jour peut-ĂȘtre, si j'arrĂȘte de courir pour vous dire de le faire, je deviendrai expert bricolage.

En attendant, je continue de courir pour vous montrer que recycler, donner, rĂ©parer ce qui peut l'ĂȘtre et faire tourner ces objets pour Ă©conomiser sur la production de neuf, c'est une bonne affaire Ă  tous les niveaux. T'imagines les Ă©conomies en ressources ? Une dinguerie. RĂ©parer un objet plutĂŽt que le remplacer, c'est jusqu'Ă  -90% d'Ă©missions de CO2. 90% des Ă©quipements pourraient ĂȘtre rĂ©employĂ©s au lieu d'ĂȘtre jetĂ©s. Bref, je dois continuer de courir pour la seconde vie.

Sur notre route se prĂ©sentent des passages extrĂȘmes sur les voies rapides des vĂ©hicules motorisĂ©s. C'est un aspect de la course et de celles-ci en particulier. Lorsqu'il s'agit de tour de mĂ©tropole, il y a forcĂ©ment, ou du moins gĂ©nĂ©ralement, des passages sĂ©rieux oĂč ça roule, oĂč la circulation demande de l'attention. C'est clairement un aspect majeur de la course dans ces instants. Ce n'est clairement pas ce que je prĂ©fĂšre. Je n'ai absolument pas l'intention d'en faire une spĂ©cialitĂ©, mais ça a le mĂ©rite d'ĂȘtre original, diffĂ©rent. Cela se ressent par la demande d’énergie de concentration comme c'est souvent le cas en cyclisme sur route avec du trafic.

De retour en ville, nous croisons un magnifique dalmatien. En parallÚle, nous faisons des images supplémentaires avec les composteurs de quartier et une pub de la Métropole pour le compost sur un panneau JCDecaux dont je trouve enfin l'utilité.

Oranges, oranges, mandarines et viennoiseries. Je mange aussi des fruits secs et la pĂąte de coing du jardin faite par nos soins. Cette derniĂšre fait du bien au moral que je ne suis pas prĂȘt Ă  perdre malgrĂ© la douleur. Louca m'entretient, et Ă  ce niveau je sens que ça va vraiment bien. Je transforme ça en occasion de m'entraĂźner Ă  la rĂ©sistance Ă  la douleur. Je n'avais pas programmĂ© cet entraĂźnement, mais dĂšs lors que je l'accepte, il est plus facile. J'ai eu jusqu'Ă  bien mal derriĂšre le genou. La pointe sous le pied continuant Ă  lancer en permanence, j’accepte de marcher tranquillement.

Nous arrivons du cĂŽtĂ© des Arceaux, oĂč chaque mois se tient la Gratiferia : un temps et un espace de don et d'Ă©change des objets. Je retire de l’argent, je suis les directives de mon camĂ©raman qui a des idĂ©es d’images percutantes. Pendant un instant, j'oublie les douleurs. Je relĂąche l'idĂ©e de faire absolument 50 km aujourd'hui. L'important, c'est la seconde vie de nos objets.

Dans le centre, les ressourceries sont nombreuses, on compte 6 points pour l’association emblĂ©matique Gammes. Nous en identifierons deux de fermĂ©es, la gaminerie et Artex, mais la troisiĂšme est ouverte et tenue par des bĂ©nĂ©voles en ce samedi midi. Ils ne sont pas vraiment disponibles alors nous visitons la boutique Ă  notre guise. Louca ressort ses idĂ©es loufoques et nous voilĂ  en train de faire un tournage clandestin dans la ressourcerie. Vison, lunettes de soleil et liasse de billets. Je joue Ă  l'homme qui se sent riche en faisant ses achats de seconde main avec un style on ne peut plus cocasse. L'objectif "s'amuser" est clairement accompli. Le temps a dĂ©filĂ© si vite que nous sommes dĂ©sormais en re**rd pour le rendez-vous du Repair CafĂ© et celui-ci est beaucoup plus loin qu'imaginĂ©. Je sais que Florestan nous y rejoint. Je lui laisse un mot pour le prĂ©venir et nous partons en sa direction.

Sur la route, nous sommes rejoints par la merveilleuse Sophie. C'est toujours un plaisir et quand mĂȘme spĂ©cial de la retrouver. Bon nombre de mes accomplissements sont le fruit de son travail de l'ombre. Une part que je mesure d'autant plus depuis que nous ne collaborons plus ni dans la vie, ni dans les projets. Elle apparaĂźt en mĂȘme temps que le soleil et juste aprĂšs cette Fiat Panda jaune pimpante devant laquelle nous faisons quelques photos stars. Cet enchaĂźnement - lĂ©gĂšretĂ© dans la ressourcerie, panda, Sophie, soleil - me redonne instantanĂ©ment la pĂȘche. Je n'ai plus vraiment mal derriĂšre le genou et avance plus facilement. Nous retrouvons Florestan. La troupe s'agrandit avec nos deux nouveaux cyclistes. J'ai maintenant une belle escorte de vĂ©los.

Nous allons jusqu'au Repair CafĂ© Montpellier. Il est fermĂ© en ce samedi, mais je tiens particuliĂšrement Ă  ce que nous passions devant ce repĂšre incontournable de la seconde vie. Pour moi, c'est un maillon essentiel. Le Repair CafĂ©, c'est l'endroit oĂč l'on partage des connaissances, du savoir, du lien social en mĂȘme temps que l'on rĂ©pare ses objets. Ces espaces incarnent le monde de demain tel que nous devons le concevoir si l'on veut sortir de notre dĂ©pendance Ă  l'extraction de ressources. Sa localisation au sud de Montpellier n'est nĂ©anmoins pas la plus optimale pour favoriser son expansion.

Je repars escortĂ© de mes trois vĂ©los en direction de Port Marianne et d'Alentours Bio. Pas de rĂ©paration dans cette Ă©picerie, mais un ravito qui nous attend. Il est 14h30 et il commence Ă  se faire un petit peu faim. Les jolis fruits frais et secs nous rĂ©galent. L'Ă©quipe nous accueille chaleureusement et nous informe que l'ouverture se passe Ă  merveille depuis notre premiĂšre visite juste aprĂšs l'ouverture et la Course du RĂ©emploi. C'est un point de rendez-vous stratĂ©gique oĂč Dany vient nous rejoindre et complĂšte l'Ă©quipe de C.L.O.P.E. venue massivement soutenir ces deux courses engagĂ©es. C'est aussi le moment choisi pour Camille et Roxane des Climatosportifs de nous rejoindre. Je viens juste de rejoindre cette association de sportifs regroupĂ©s pour porter les couleurs du sport sobre. Je suis trĂšs enthousiaste d’avoir rejoint ce collectif et ravi de rencontrer une des capitaines en la personne de Camille.

On repart en étant 4 à courir, toujours escortés par nos 3 vélos, et un soleil radieux qui donne le moral. Nous partons pour une boucle plaisir le long du L*z avant de revenir par le centre pour aller du cÎté des ateliers de réparation vélo. Je n'ai plus mal derriÚre la jambe. Je mets un peu plus de rythme, les fruits du ravito font leur effet. Cet aprÚs-midi ensoleillé contraste vraiment avec la veille. C'est amusant de voir comment la situation s'est inversée en 24h. Je suis passé de "tout le monde s'en va avec la pluie qui arrive" à "tout le monde me rejoint avec le soleil". Qu'importe la météo, je continue d'avancer. Camille et Roxane se sont motivées pour faire 14 km pour honorer le 14 du mois et de la Saint-Valentin.

De mon cĂŽtĂ©, je ramasse les petites fleurs que je croise et les mets sur mon sac de trail Sherpa Wise qui en plus d’ĂȘtre un excellent outil pour courir en autonomie, s’avĂšre ĂȘtre un excellent porte bouquet. Je porte les fleurs de saison, locales, que je me rĂ©jouis de voir fleurir. Amandiers, mimosas, et bien d'autres qui poussent naturellement Ă  cette saison. C'est une façon de montrer que ces fleurs sont lĂ , que ce sont celles que nous devrions offrir en ce jour. La dystopie de la Saint-Valentin, c'est que nous offrons des roses qui viennent pour la plupart d'Afrique avec tous les pesticides que l'on a interdits ici tant ils sont nĂ©fastes. Les roses ne sont pas de saison chez nous, elles sont empoisonnĂ©es et pourtant nous les offrons Ă  notre amour. C'est une dystopie sans nom de notre sociĂ©tĂ© alors Ă  dĂ©faut de pouvoir empĂȘcher les gens de nourrir ce systĂšme, j'ai Ă  cƓur de montrer l'exemple d'autres voies Ă  suivre et je me dĂ©core de fleurs au fil de la course.

Nous sommes de retour en ville, Ă  Ville et VĂ©lo oĂč nous retrouvons Erwin, notre rĂ©parateur de vĂ©lo emblĂ©matique du centre de Montpellier. VoilĂ  plus de 10 ans qu'il rĂ©pare et fait rĂ©parer dans son magasin, son atelier pro et son atelier associatif et insertionnel. C'est un plaisir de revoir cet ami de longue date et d'Ă©couter son point de vue sur le vĂ©lo. En 10 ans, lorsque j'ai dĂ©couvert Montpellier Ă  l'occasion de mon master et maintenant, celĂ  n’a rien Ă  voir, les pistes cyclables ont pris beaucoup d’espace. La mĂ©tropole s'est vĂ©ritablement transformĂ©e positivement en faveur de la mobilitĂ© douce.

La troupe de runners est Ă  bout de force et nous laisse ici. Le final vers L*zprit RĂ©quipe au CrĂšs, Ă  l'est de la MĂ©tropole, n'emballe pas la foule. Je repars seul pour ce dernier tronçon. 8 km et une trĂšs longue ligne droite. Louca et Sophie s'arrĂȘtent Ă  la boulangerie. Ils ne me rattraperont pas. Changement de paradoxe : je suis seul pour finir. J'apprĂ©cie aussi de courir seul. À mon rythme. Je me sens relativement bien physiquement. Je sais que c'est la derniĂšre sĂ©quence, que je n'ai plus que "ça" Ă  parcourir et je serai au bout de ce dĂ©fi. Des fleurs m'accompagnent sur le bord. Je prends mon temps pour profiter de ces derniers instants.

À deux cents mĂštres des locaux de la recyclerie sportive et de l'arrivĂ©e, la route est barrĂ©e car inondĂ©e. Je quitte les chaussures et les chaussettes pour une traversĂ©e et un bain de pieds frais. Pas dĂ©sagrĂ©able pour rĂ©cupĂ©rer. Amusant, je termine pieds nus. Joaquim et Thomas de la recyclerie m'offrent une arrivĂ©e en musique et avec une vĂ©ritable ligne d'arrivĂ©e fabriquĂ©e en seconde main par leurs activitĂ©s. Magique. Merci les gars.

Cette arrivĂ©e est trĂšs calme. La recyclerie est vide. Sophie a fait demi-tour devant la route inondĂ©e. Personne n'est venu pour la visite. NĂ©anmoins, Louca s'en rĂ©jouit. Il part Ă  la montagne dans deux jours et trouve son bonheur avec l'ensemble du matĂ©riel disponible Ă  prix accessible. Est-ce un Ă©chec qu'il n'y ait personne ? Oui et non. Oui, parce que c’était une belle occasion de partager ce moment avec plus de monde, de montrer la recyclerie sportive, de crĂ©er du lien, de fĂ©dĂ©rer. Et non, parce que Louca a trouvĂ© son bonheur pour la montagne. Parce que j'ai eu un moment privilĂ©giĂ© avec Joaquim et Thomas. Parce que la ligne d'arrivĂ©e en matĂ©riaux de seconde main, c'Ă©tait exactement ça, l'esprit. Et surtout non, parce que la question n'Ă©tait pas "Combien de monde va venir ?" La question Ă©tait "Est-ce que ça en valait la peine ?"

Je vois toujours le positif. C'est un moment privilĂ©giĂ© avec la recyclerie et j'en profite pour poser mes questions. Je peux dĂ©vorer le goĂ»ter avec la satisfaction et la joie d'avoir bouclĂ© ces deux courses. Je m'interroge sur la gravitĂ© de ma blessure, la douleur ne m’a pas lĂąchĂ©. Au final, j’ai parcouru plus de 45 km aujourd’hui et quasiment 100 km en deux jours. Sous la pluie puis sous le soleil. Pour montrer que les solutions existent. Que le compost nourrit notre territoire. Que nos objets mĂ©ritent une seconde vie.

Alors pour tous ceux qui compostent, qui rĂ©parent, qui recyclent, qui donnent, qui rĂ©emploient. Et pour tous ceux qui vont s'y mettre: Oui. Ça en valait la peine.

Tom vient Ă  nouveau me rĂ©cupĂ©rer, je me sens coupable de ne pas rentrer avec le vĂ©lo mais je pense que j’en ai assez fait pour ce weekend. Je rentre chez les Thaler avec le sentiment d’accomplissement. Do**he chaude. Repas chaud. Les jambes lourdes mais le cƓur lĂ©ger. Demain, je verrai pour mon pied. Aujourd'hui, j'ai couru pour la seconde vie. C’était beau et je remercie encore une fois tous ceux qui ont participĂ© de prĂȘt ou de loin Ă  ces courses qui nous rappellent que l’on peut courir dans le bon sens.

Merci

Clément

đŸ“· le guillou

Final show des ambassadeurs sportifs du zéro-déchet De base, c'est un accomplissement. Cette fois, ce projet était en gr...
26/02/2026

Final show des ambassadeurs sportifs du zéro-déchet

De base, c'est un accomplissement. Cette fois, ce projet était en grande partie financé. Mon travail était en quelque sorte rémunéré, je n'étais pas simplement bénévole. Cet appel à projet financé par la Métropole de Montpellier pour ces Ambassadeurs Sportifs du Zéro Déchet en valait-il la peine ?

On va vite le savoir. En attendant, je peux déjà dire que je me suis fait mal pour aller au bout. Parce que j'y croyais, parce que je le trouvais vraiment stylé et sensé ce projet. Courir pour aller à la rencontre des acteurs et des solutions qui permettent de réduire les déchets. C'est sur le papier, un peu plus sexy que de courir en ramassant les déchets. Pour ceux qui ont raté un épisode, c'est un domaine de compétence chez moi et chez Ploggathon qui a porté mes records du monde de Plogging.

J’en ai Ă©videmment ramassĂ© quelques-uns, mais ce qui comptait surtout c'Ă©tait de parler des solutions.

Allons-y. Vendredi 13 février 2026, c'est la Course de l'Or Brun.

Objectif : 50km pour mettre en avant les diffĂ©rentes solutions et les acteurs autour des biodĂ©chets et de la boucle fertile du compost. À mes yeux, ce sont les dĂ©chets les plus importants Ă  valoriser. Les biodĂ©chets, c'est de l'or tout simplement. Ce ne sont mĂȘme pas des dĂ©chets. Pourtant, certains remplissent encore 30% de nos ordures mĂ©nagĂšres. Un coĂ»t environnemental faramineux pour transporter et dĂ©truire 80% d'eau et autant de nutriments qui devraient Ă  nouveau nourrir le sol. Oui, c'est malvenu quand on est conscient de l'appauvrissement des sols que nous traversons. Ou plutĂŽt la destruction effrĂ©nĂ©e des sols que les activitĂ©s humaines gĂ©nĂšrent. Selon les scientifiques, leur Ă©tat ne permettra plus de nourrir notre population en 2040 tant ils seront arrivĂ©s au bout de leur capacitĂ©. C'est la rĂ©alitĂ© du systĂšme que nous alimentons.

Alors pratiquer le compost, c'est la premiÚre piÚce à verser pour alimenter le monde de demain, celui qui collabore avec le vivant, qui boucle positivement et durablement. Aujourd'hui, ne pas le pratiquer est un choix individuel irresponsable ou inconscient tant les solutions sont présentes. Aujourd'hui, je vais courir pour montrer que ces solutions existent, qu'elles sont nombreuses et à portée de main sur la Métropole de Montpellier.

Mon engagement environnemental n'a rien à voir avec un héritage familial, à l'exception de cette piÚce maßtresse qu'est la gestion des biodéchets que je n'ai jamais mis à la poubelle de ma vie.

Chez mes parents, nous avions le poulailler et tous les dĂ©chets alimentaires partaient pour les poules, Ă  l'exception des rĂ©sidus carnĂ©s rĂ©servĂ©s aux chiens. Les poules sont d'excellents digesteurs omnivores. Elles peuvent consommer jusqu'Ă  150 kg de dĂ©chets par an. C'est une super solution quand on a suffisamment d'espace Ă  leur offrir. Leurs fientes font un trĂšs bon fertilisant pour le potager. Cerise sur le gĂąteau, elles vous rendent des Ɠufs frais. Et en plus sur le territoire, la MĂ©tropole propose une aide pour acheter quelques poules. Adopter une poule ou deux, c'est un excellent choix. NĂ©anmoins, c'est aussi une responsabilitĂ© Ă  prendre.

Dans la sĂ©rie des animaux de compagnie qui peuvent nous aider Ă  composter, il y a les lombrics. Le lombricompostage est Ă©galement une super option pour valoriser ses biodĂ©chets, spĂ©cialement conçue pour les appartements. Il utilise des vers spĂ©cifiques (vers de compost) qui transforment nos biodĂ©chets en compost de qualitĂ© et en "thĂ© de compost", un engrais liquide trĂšs efficace pour les plantes. LĂ  aussi, la MĂ©tropole de Montpellier MĂ©diterranĂ©e vous aide Ă  l'achat. Si vous avez un jardin, vous pouvez mĂȘme bĂ©nĂ©ficier d'un composteur individuel. Mais revenons-en Ă  la course et aux solutions collectives.

La course de l’Or Brun

Il est 9h vendredi matin. Nous sommes devant le composteur de quartier du Potager Partagé Voltaire dans le centre-ville de Montpellier.

Louca me rejoint. C'est le vidéaste de ces aventures. Un petit gars comme j'adore : drÎle, ouvert, bienveillant et professionnel. Je lui cÚde le vélo d'Olivier avec lequel je suis venu pour qu'il puisse suivre la course. J'ai apprécié ces 40 minutes d'échauffement à bicyclette, mais il est maintenant l'heure de courir.

Au dĂ©part, Adrien est aussi de la partie. C'est l'anti-sportif par excellence. En service civique chez C.L.O.P.E. (Collecte Locale OrganisĂ©e Pour l'Environnement), il m'offre le plaisir d'une mise au sport pour l'occasion. Avant de partir, je jette mes dĂ©chets alimentaires de mon jus vitaminĂ© dans le composteur collectif du jardin partagĂ© pour la camĂ©ra. Soit les fibres de choux kales et les rĂ©sidus de pommes et citrons que l’extracteur a rendus.

C'est à mes yeux la solution la plus pertinente, la boucle la plus évidente à mettre en avant et à valoriser à travers cette course. Ici, le compost est utilisé directement dans le jardin qui produit de la nourriture pour les jardiniers du quartier. La boucle fertile de l'or brun est directement visible et ne nécessite aucune énergie extérieure.

Il y a 35 jardins partagés sur la métropole et 200 bacs d'apports volontaires. Ce sont ceux que je recommande en priorité. On ne peut néanmoins pas tout y mettre. Les restes alimentaires avec du gluten, les résidus carnés et les fruits de mer ne sont pas les bienvenus. Mais pour ça, il y a d'autres solutions.

En attendant, nous prenons la route vers le Lac des Garrigues, oĂč nous allons tenter de trouver un autre jardin partagĂ© et d'autres bacs de compostage. Florestan, coordinateur de C.L.O.P.E., nous a rejoint. Il pousse son vĂ©lo et encourage Adrien!

Je suis trÚs enthousiaste d'enfin démarrer ces courses. Néanmoins, ma douleur sous le pied gauche n'a pas traßné à revenir. 300 mÚtres à peine et je la sens déjà se pointer. C'est moins agréable, mais jusque-là je ne suis pas inquiet qu'elle soit vraiment contraignante.

Je resterai Ă  l'Ă©coute de mon corps. En attendant, je ne vais pas me dĂ©filer. J'ai 50 km Ă  parcourir pour le compost qui m'est cher. La bonne nouvelle, c'est que dans mon Ă©chelle d'athlĂšte d'ultra-endurance, avec ma perception modifiĂ©e des distances, 50 km ce n'est pas si fou. Et mĂȘme si je dois le faire deux fois d'affilĂ©e, je pense pouvoir courir 100 km avec cette douleur.

RĂ©ponse demain. En attendant, je constate en direct les effets de la sĂ©dentaritĂ© sur les humains Ă  travers Adrien qui est parti pour rĂ©aliser la perf de sa vie, non sans douleur. Il devient rapidement rouge Ă©carlate, mais avec le soutien de Florestan, il va parvenir au bout de sa peine et arriver jusqu'au Lac des Garrigues au nord de la ville. 8 km au moins. Quel champion, il est allĂ© au bout de lui-mĂȘme. Et rien que pour ça, cette course est une grande rĂ©ussite.

Nous trouvons le jardin partagĂ© Cariera oĂč les jardiniers sont en action. Claudine nous reçoit avec une grande sympathie, nous montre les jardins, son utilisation du compost venu du centre de compostage de Grammont oĂč nous avons aussi prĂ©vu de passer, et son composteur individuel.

Nous cherchons les bacs de compostage collectif sans les trouver. Claudine nous confie, Ă  notre grande surprise, ne pas en avoir ici. StupĂ©faction-rĂ©action. Ni une ni deux, Florestan appelle le responsable compost des services de la MĂ©tropole. A priori, le problĂšme devrait ĂȘtre rĂ©solu rapidement.

AprĂšs avoir pris quelques images, remerciĂ© nos hĂŽtes et nos hĂ©ros sportifs du matin, je repars seul avec Louca, direction la Biocoop Clemenceau oĂč un ravito nous attend. Le timing Ă©tant serrĂ©, j'accĂ©lĂšre le rythme. Nous prenons tout de mĂȘme le temps de faire attention aux jardins partagĂ©s du Bosphore et Ă  l'Agro Parc de Malbosc, ainsi que quelques images sur les nombreux bacs d'apports collectifs prĂ©sents, en nous amusant Ă  quelques figures gymniques.

Nous arrivons avec le dĂ©but de la pluie Ă  la Biocoop Clemenceau oĂč un ravito fruitĂ© nous a gentiment Ă©tĂ© prĂ©parĂ©. Les activitĂ©s du magasin gĂ©nĂšrent quelques kilos de biodĂ©chets. Les professionnels n'Ă©tant pas autorisĂ©s Ă  utiliser les solutions individuelles, le magasin engagĂ© fait appel aux Alchimistes, la solution pour les entreprises. C'est d'ailleurs le point suivant que nous irons voir. Le compost produit est mĂȘme revendu dans le magasin en petits sacs. Nous apprĂ©cions encore une fois le partage de valeurs avec Biocoop qui soutient une fois de plus nos aventures.

Swane nous a rejoint pour la suite de la course. Record de distance Ă  10 km, elle ne sait pas encore qu'elle va le fracasser de 60% pour sa reprise. Cette jeune future bacheliĂšre a fait pĂ©ter les cours pour venir courir aujourd'hui. Et si nous ne lui avons pas demandĂ©, je me rĂ©jouis qu'elle l'ait fait car sa prĂ©sence va illuminer la course alors que la pluie commence sĂ©rieusement Ă  se pointer. VoilĂ  maintenant prĂšs de 3h de course et 20 km, je suis toujours sec et n’ai pas mal au pied outre mesure.

Nous avons pris la direction de PĂ©rols pour trouver le centre de gestion des Alchimistes. N'ayant pas eu de rĂ©ponse Ă  mes prises de contact tĂ©lĂ©phoniques et mails en amont, nous tentons quand mĂȘme le coup en direct. La responsable est occupĂ©e et ne peut pas nous recevoir maintenant, ce que je comprends tout Ă  fait. NĂ©anmoins, ça m'agace un peu qu'elle me donne sa carte pour la prĂ©venir en amont alors que j'ai dĂ©jĂ  son numĂ©ro, que je l'ai dĂ©jĂ  contactĂ©e et laissĂ© au moins un message sur le sujet.

Qu'importe. La solution compostage pour les professionnels est bel et bien présente et fonctionnelle, et c'est cela qui compte. Nous repartons sous une pluie qui s'intensifie.

Nous allons maintenant nous intĂ©resser Ă  la solution industrielle de la MĂ©tropole et aux bornes d'apport volontaires qui sont, depuis 2 ans, installĂ©es un peu partout. Ces bornes accueillent tous les dĂ©chets organiques, mĂȘme les dĂ©chets carnĂ©s ou les fruits de mer, et constituent la solution complĂ©mentaire aux premiĂšres. C'est aussi une solution simple pour le grand public avec des bornes disposĂ©es un peu partout et qui permettent Ă  chacun de trier ses biodĂ©chets comme les autres. Il y en a dĂ©jĂ  des centaines et l'installation continue encore pour les quartiers et villes qui n'ont pas encore Ă©tĂ© Ă©quipĂ©s.

Les dĂ©chets sont ensuite collectĂ©s et partent en camion au centre de mĂ©thanisation AmĂ©tyst. Cette solution industrielle est loin d'ĂȘtre low-tech et nĂ©cessite beaucoup d'Ă©nergie. Elle a nĂ©anmoins le mĂ©rite de produire du biogaz valorisĂ© en production d'Ă©lectricitĂ© et du compost en fin de chaĂźne pour alimenter ensuite des parcelles agricoles du territoire. C'est une boucle pour du gros volume. Le centre AmĂ©tyst est au sud de la ville. Les dĂ©chets collectĂ©s ne parcourent pas des centaines de kilomĂštres.

Swane nous a laissés en partant de son cÎté aprÚs avoir parcouru plus de 16 km à la course. Elle n'en avait jamais fait plus de 10 jusqu'ici. C'était en plus une reprise pour elle. Encore une fois, courir pour le vivant, courir autrement permet de dépasser ses limites. Loin du chrono, courir pour une cause qui nous dépasse permet de nous dépasser. La perf de Swane l'illustre parfaitement et m'en réjouit. Cette jeunesse engagée donne de l'espoir. Ensemble, nous avons "composté" un rat mort sur la chaussée, et elle est repartie avec ses poireaux sauvages collectés.

DĂ©sormais, la pluie se calme par instants seulement, et les averses sont de plus en plus intenses. J'ai lĂ©gĂšrement dĂ©viĂ© de mon parcours. Louca m'indique un raccourci piĂ©geux que j'accepte de prendre. Le sentier est dĂ©trempĂ©, enfin mĂȘme inondĂ©. C'est un jeu dangereux pour ne pas se mouiller les pieds et ruiner mes saguaro (chaussures minimalistes) jaune toutes neuves. Un petit saut et une glissade plus t**d, me voilĂ  complĂštement plein de boue. Jolie chute. Je me suis Ă©tirĂ© l'Ă©paule, mais a priori sans gravitĂ©. La douleur sous ma voĂ»te plantaire s'est accentuĂ©e sans ĂȘtre contraignante jusqu'ici.

Je suis au sud-ouest de Montpellier et je dois maintenant traverser la ville en entier pour aller repérer le centre de compostage de Grammont, bien à l'est de la ville.

Cette fois, je suis trempĂ© et seul pour terminer. J'ai dit Ă  Louca d'aller se mettre Ă  l'abri autant que possible et que l'on se retrouverait Ă  la fin. Finalement, ce n'est que 3 heures Ă  ĂȘtre trempĂ©. Ce n'est pas la fin du monde, je ne suis pas en sucre. Pour moi, cette rincĂ©e est l'occasion de sortir de la zone de confort, de m'acclimater Ă  des conditions plus difficiles. Je profite de courir seul. Ce n'est pas le but de ces courses, mais avec le temps et la pluie, personne d'autre ne me rejoindra pour le final.

Louca me retrouve à 3 km de l'arrivée. Nous allons jusqu'au centre de compostage de Grammont. Ici, c'est une déchetterie verte de la Métropole, pour les branchages, la tonte, etc. La production de compost se fait sur site et est redistribuée pour les jardins partagés ou d'autres espaces agricoles.

À quelques centaines de mĂštres se trouve l'Oasis Citadine, notre partenaire d'arrivĂ©e. Je me sens plutĂŽt frais, mais je suis bien content d'arriver. 50 km Ă  pied, ce n'est pas rien. Encore une flaque ou deux Ă  traverser et nous y voici.

La pluie ne se calme pas. Je termine complÚtement rincé. Noémie et Léane de l'Oasis Citadine nous accueillent à l'abri avec un petit feu, une compote anti-gaspi toute chaude et une infusion elle aussi bien chaude avec les plantes du jardin. Tom et Zelda nous ont rejoints avec le reste du goûter et mes habits de rechange.

La visite de l'Oasis Citadine sera remplacĂ©e par de simples Ă©changes trĂšs sympathiques autour de nos parcours et l'histoire de ce lieu que j'apprĂ©cie particuliĂšrement. Comme son nom l'indique, l'Oasis Citadine est une ferme urbaine collective qui montre la voie de la permaculture et de l'agroĂ©cologie. Je suis trĂšs content de terminer cette course ici et encore plus de la conclusion de NoĂ©mie qui nous parle du point de compostage du jardin : "Notre compost, c'est le cƓur fertile de l'Oasis. C'est avec lui qu'on nourrit le jardin qui nous nourrit."

Sur ces magnifiques mots de conclusion, je plie mes affaires et apprécie le retour motorisé avec Tom et Zelda. La famille Thaler m'accueille toujours chaleureusement. Place à la récupération puisque demain, c'est à nouveau 50 km, mais cette fois pour la seconde vie de nos objets.

Je m'endors en me demandant si je vais tenir. Mon corps accuse le coup, enfin mon pied, pour le reste, rien à déclarer.

Photos Louca Le Guillou

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Montpellier

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