27/02/2026
Depuis le 12 février, nous assistons à une campagne de dénigrement indécente visant à saturer le débat public pour occulter les urgences sociales.
Cette séquence a trouvé son illustration la plus abjecte le 17 février à l’Assemblée nationale. La minute de silence observée sous la pression du narratif d’extrême droite, couplée aux accusations fallacieuses d’antisémitisme, démontre une inversion totale des valeurs. Ce n'est plus seulement une dérive médiatique, c'est l'adoption sans filtre par le "bloc bourgeois" des thèses réactionnaires pour disqualifier toute opposition.
En instrumentalisant l'émotion et en falsifiant la vérité, en s'attaquant avec acharnement aux expressions critiques envers le capitalisme, le pouvoir cherche à intimider tout le mouvement social. Cette tentative de mise au pas de notre camp ne doit pas rester sans réponse. La violence médiatique et judiciaire qui s'abat aujourd'hui sur des représentants politiques n'est que le laboratoire de ce qui attend demain chaque militant syndical, chaque gréviste et chaque travailleur en lutte.
En laissant les thèmes identitaires saturer l’espace médiatique, en appliquant des méthodes autoritaires et de répression, le pouvoir actuel prépare le terrain au fascisme où la colère sociale est dévoyée vers la haine de l'autre. Cette "droitisation" du débat public vise à rendre acceptable ce qui était autrefois impensable, l’accession du fascisme au pouvoir. Partout où il s'installe, ses premières cibles sont les mêmes, les syndicats, le droit de grève, les conventions collectives et la protection sociale. Derrière le vernis "populiste", le fascisme au pouvoir est le serviteur zélé des intérêts financiers.
Face à cette menace, la neutralité n'existe pas. L'extrême droite prospère sur les ravages du capitalisme et l’insécurité sociale ; elle en est le bras armé pour maintenir l’ordre établi lorsque les mécanismes de collaboration de classe, sous couvert de "dialogue social", ne parviennent plus à anesthésier la colère des travailleurs et travailleuses.
Plus que jamais dans ces conditions difficiles, nous devons faire bloc. Ce front, ouvrier et populaire, doit être un mouvement de classe contre classe. Il ne saurait s’éparpiller dans des écuries électorales ou groupusculaires. C’est notamment dans l’entreprise et sur les lieux de travail, par l’organisation syndicale de classe, que nous portons le seul antifascisme efficace : celui qui brise les divisions entre travailleurs et combat la réaction à la racine. Combattre le fascisme, c'est frapper sa racine : le système d'exploitation capitaliste.
Il doit être l’expression, dans la défense des intérêts immédiats et notamment la protection de nos initiatives, manifestations, évènements, de la classe ouvrière organisée.
Au nom des valeurs de solidarité et du refus de toute discrimination, la CGT combat résolument le fascisme sous toutes ses formes !
A ce titre-là, nos organisations et syndicalistes CGT ont une tâche historique, difficile mais réalisable face au choix du fascisme que fait le Capital.
𝐅𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐫𝐨𝐧𝐭, 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐛𝐥𝐨𝐜, 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 ✊