Cercle GAULLISTE Jean Moulin

Cercle GAULLISTE  Jean Moulin Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Cercle GAULLISTE Jean Moulin, Organisation à but non lucratif, 516 A Avenue Jean MOULIN, Montauban.

07/09/2026
07/09/2026

🗡️ Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943. Les Allemands savent qu'ils viennent peut-être de capturer l'un des hommes les plus importants de la Résistance. Ce qu'ils ignorent encore, c'est jusqu'où va son réseau.

Caluire-et-Cuire, près de Lyon, 21 juin 1943. Plusieurs responsables clandestins se réunissent dans une maison pour discuter de la réorganisation de l'Armée secrète. Jean Moulin est présent. Soudain, des agents allemands interviennent. Les résistants sont arrêtés. Moulin tente de dissimuler son importance sous une fausse identité. Mais la Gestapo de Lyon comprend progressivement qu'elle tient un personnage majeur. Pour les réseaux qu'il coordonne, la catastrophe potentielle est immense : cet homme connaît des noms, des structures et des
liaisons capables de mettre en danger une grande partie de la Résistance.

📍 Ancien préfet, Jean Moulin a été envoyé en France par Charles de Gaulle. Sa mission est extrêmement difficile : rapprocher des mouvements de Résistance souvent divisés, coordonner leur action et reconnaître l'autorité de la France libre. Le 27 mai 1943, il préside à Paris la première réunion du Conseil national de la Résistance.
Après son arrestation, Jean Moulin est détenu et interrogé. ⚔️ Il passe notamment par les locaux de la Gestapo à Lyon. Klaus Barbie, chef de la
section chargée de combattre la Résistance, joue un rôle central dans les interrogatoires. Moulin est torturé. Son état physique se dégrade rapidement.
📜 Les récits d'après-guerre en feront le symbole du résistant qui refuse de livrer ses compagnons. Ce que l'on sait avec certitude, c'est qu'aucune vague d'arrestations permettant de démanteler tout l'appareil qu'il avait construit ne suit immédiatement ses interrogatoires. Il est ensuite transféré en direction de l'Allemagne. Très affaibli, il meurt le 8 juillet 1943 pendant son transfert, dans des circonstances qui ne peuvent être reconstituées dans tous leurs détails.
🔍 Ce que peu de gens savent... Le rôle essentiel de Jean Moulin n'était pas celui d'un chef de maquis combattant les a***s à la main. Son véritable pouvoir était politique et organisationnel. La Résistance intérieure française était constituée de mouvements différents, avec leurs dirigeants, leurs journaux, leurs réseaux et parfois de profondes rivalités. Moulin devait convaincre ces groupes de coopérer et de se coordonner avec de Gaulle. La création du Conseil national de la Résistance quelques semaines avant son arrestation constitue l'aboutissement de ce travail. Son arrestation soulève encore une autre question : comment les Allemands ont-ils découvert la réunion de Caluire ? Plusieurs hypothèses et accusations de trahison ont alimenté les débats pendant des décennies, sans produire une explication unanimement acceptée. Cette zone d'ombre a contribué à transformer Caluire en l'un des épisodes les plus discutés de l'histoire de la Résistance.
🏛️ En 1964, les cendres présumées de Jean Moulin sont transférées au Panthéon. André Malraux prononce alors un discours devenu célèbre. Moulin entre définitivement dans la mémoire nationale comme le symbole de l'unité clandestine face à l'Occupation.
Tu savais que la mission principale de Jean Moulin était d'unifier les différents mouvements de Résistance ? OUI ou NON 👇

Charles de Gaulle à Londres.Par Fabrice Grenard, Agrégé et docteur en histoire, chef du département Recherche et pédagog...
06/09/2026

Charles de Gaulle à Londres.

Par Fabrice Grenard, Agrégé et docteur en histoire, chef du département Recherche et pédagogie de la Fondation de la Résistance.

Pendant quatre ans, depuis Londres, Charles de Gaulle incarne la France qui continue la lutte aux côtés des Alliés. Si la légitimité du général apparaît au départ assez faible, elle ne cesse ensuite de s’affirmer, lui permettant de s’imposer sans contestation à la Libération comme l’incarnation du nouveau pouvoir.

« À quarante-neuf ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes les séries », écrit de Gaulle dans ses Mémoires de guerre. Son départ en Angleterre, le 17 juin 1940, et son discours à la BBC le lendemain marquent un tournant dans sa vie.

Le 17 juin 1940, du fait de la récente démission de Paul Reynaud de la présidence du Conseil, le général de Gaulle n’est plus membre du gouvernement et n’exerce plus aucune fonction politique, ni militaire. Il profite du départ de Bordeaux du général Spears, représentant de Churchill auprès des autorités françaises, pour monter dans son avion et s’envoler pour l’Angleterre en compagnie de son aide de camp, le lieutenant Geoffroy de Courcel.

« Je m’apparaissais à moi-même, seul et démuni de tout, comme un homme au bord d’un océan qu’il prétendait franchir à la nage […] Je sentais en moi se terminer une vie, celle que j’avais menée dans le cadre d’une France solide et d’une indivisible armée. »

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre.

Septembre 1944 : quand le général de Gaulle fait de Lyon la capitale de la RésistanceLe 14 septembre 1944, onze jours ap...
03/09/2026

Septembre 1944 : quand le général de Gaulle fait de Lyon la capitale de la Résistance

Le 14 septembre 1944, onze jours après la libération de la ville, le général de Gaulle vient à Lyon. Une foule considérable l'acclame. Dans les mois qui suivront, Lyon connaîtra une période d'épuration avant que la reconstruction ne commence pour rendre à la ville son apparence d'avant-guerre...

Après Paris, Lyon est la première ville libérée de France où le général de Gaulle vient saluer les foules. Le 14 septembre 1944, tout juste onze jours après que les troupes allemandes ont fui la ville, le général remonte à pied, au milieu de la population lyonnaise en liesse, la rue de la République jusqu'à l'Hôtel de Ville, où il prononce un discours depuis le balcon, désignant Lyon comme la capitale de la Résistance française

Reconstruire pour revivre et retrouver l'unité
Mais pour oublier s années de guerre et leur cortège de moments sombres et de déchirements, il faut reconstruire. A Lyon, dès les premiers jours de septembre, les ponts sur la Saône et le Rhône, que les troupes allemandes avaient dynamités avant de quitter la ville, sont consolidés et rafistolés tant bien que mal pour permettre aux Lyonnais de reprendre au plus vite un semblant de vie normale.
Les ponts dynamités par les troupes allemandes seront reconstruits en quelques mois
Les ponts dynamités par les troupes allemandes seront reconstruits en quelques mois •
Le 3 septembre 1944, 22 ponts sur 24 étaient inutilisables. Fin 1946, ils étaient pratiquement tous reconstruits...

"La France libre". C’est par ce nom qu’en juin-juillet 1940, à l’heure du désastre, une poignée de Français, et de non-F...
02/09/2026

"La France libre". C’est par ce nom qu’en juin-juillet 1940, à l’heure du désastre, une poignée de Français, et de non-Français aussi, a commencé à s’unir autour d’un inconnu, un certain général de Gaulle...

Avec
Sébastien Albertelli

Docteur en histoire, professeur agrégé

"La France libre". C’est par ce nom qu’en juin-juillet 1940, à l’heure du désastre, une poignée de Français, et de non-Français aussi, a commencé à s’unir autour d’un inconnu, un certain général de Gaulle, pour refuser l’humiliation de l’armistice et poursuivre la guerre, afin de libérer la France et lui rendre son rang. Comme beaucoup de récits historiques, celui de la France Libre a son imagerie d’Epinal, sa légende dorée. Une légende qui depuis 80 ans l’a parfois "embaumée dans un linceul de pourpre" selon les mots de l’historien-résistant Jean-Louis Crémieux-Brilhac. Le succès récent du film "La Bataille de Gaulle" nous montre à quel point cette histoire extraordinaire, quand elle est bien racontée, peut être populaire et inspirante. A nous donc aussi, dans la vérité historique, de redonner vie à ces hommes et de ces femmes de toutes origines sociales, passionnés, souvent très jeunes, qui ont tout laissé derrière eux, pour une aventure à haut risque, où beaucoup trouveront la mort. Fin juin 1940, alors que Hi**er domine tout le continent européen, qui est assez fou pour imaginer que la France un jour sera libérée, admise à la table des vainqueurs et qu’elle sera à nouveau républicaine et démocratique ?

02/09/2026

🇫🇷 🇫🇷 C'était un 2 septembre... 🇫🇷 🇫🇷

Le 2 septembre 1939, Mobilisation Générale... pour la “Drôle de Guerre”....

Cela faisait pas mal de temps que l’orage couvait.
Oui, des années. Certains vous diraient même : depuis la signature du traité de Versailles, 20 ans plus tôt ! Pour rappel, la chronologie de 1939 : dès juillet-août, il paraît évident que Hi**er s’apprête à envahir la Pologne, alliée de la France et du Royaume-Uni. Le 23, l’armée française prépare une réaction, notamment aérienne ; la mobilisation partielle est décrétée le lendemain. Le 26, le gouvernement par la voix de son chef, Edouard Daladier, avertit l’Allemagne que, dans le cas où la frontière polonaise serait violée, la France “tiendrait ses engagements”. Or, le 1er septembre, Hi**er envahit la Pologne. En face, c’est donc la mobilisation générale, avant que le 3 septembre, la France, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ne déclarent la guerre à l’Allemagne.

Et pourtant, plusieurs mois durant, la guerre va rester un peu théorique....

Ce sera en effet, la “drôle de guerre” ; une veille d’a***s de huit mois, avec de maigres offensives côté français, notamment en Sarre, et des ripostes mineures côté allemand. Hi**er, en octobre, s’offre le luxe de proposer une paix, qui sera naturellement refusée. Avec cette période étrange, il faudra attendre l’offensive des Allemands, le 10 mai 1940, pour sortir de la “drôle de guerre”. Il est d’autant plus étonnant que l’armée française n’ait pas vraiment mis ce délai à profit pour se préparer à la terrible et sanglante campagne de France.

Les ralliements : les Trois Glorieuses, août 1940 A Londres, au lendemain de l’appel du 18 juin, le général de Gaulle me...
30/08/2026

Les ralliements : les Trois Glorieuses, août 1940

A Londres, au lendemain de l’appel du 18 juin, le général de Gaulle mesure son isolement. Il place ses espoirs dans l’Empire et ne cesse d’y faire allusion dans ses messages à la radio de Londres. Ainsi déclare-t-il par exemple, le 24 juin 1940, que la France « sent que, dans son vaste Empire, des forces puissantes de résistance sont debout pour sauver son honneur ». Il appelle dès lors les responsables de l’Empire à le rejoindre : « Mettez-vous en rapport avec moi pour unir nos forces et sauver les terres françaises » (28 juin 1940). Les Français des Nouvelles-Hébrides, derrière le Commissaire résident Henri Sautot, sont les premiers à rejoindre la France Libre le 20 juillet. Le 26 août 1940, c’est au tour du Tchad, sous l’autorité de son gouverneur, le Guyanais Félix Eboué, et de commandant militaire, le lieutenant-colonel Marchand. Le général de Gaulle s’en félicite le lendemain : « La France écrasée, humiliée, livrée, commence à remonter la pente de l’abîme. Les Français du Tchad viennent d’en donner la preuve ».
Le lendemain, 27 août 1940, le commandant Leclerc, qu’accompagnent René Pleven, Claude Hettier de Boislambert et André Parant, accomplit la mission que lui avait confiée de Gaulle : rallier le Cameroun à la France Libre. Grâce à l’action du médecin général Sicé et du colonel de Larminat, le Congo–Brazzaville devient alors la « capitale » de l’Afrique équatoriale française et rejoint la France libre le 28. Le 29 août 1940 enfin, le gouverneur intérimaire Pierre de Saint-Mart proclame le ralliement de l’Oubangui-Chari à de Gaulle, malgré l’opposition du commandant militaire du territoire. Très vite, on parle des « Trois Glorieuses » à propos de cette vague de ralliements d’août 1940, par analogie avec la révolution de 1830.

A la fin de l’été 1940, toute l’Afrique équatoriale française a donc rejoint la France Libre, à l’exception du Gabon. Ces ralliements ont donné au général de Gaulle une assise territoriale et une légitimité supplémentaire dans ses rapports avec les Britanniques. Les effectifs des Forces françaises libres en ont, en outre, été quintuplés : ils passent de 7 000 hommes en juillet 1940 à 35 000 à la fin août. Dès le 29 août 1940, De Gaulle peut ainsi affirmer que « la guerre continue par l’Empire français ». De nouveaux territoires devaient reconnaître l’autorité du général de Gaulle dans les semaines suivantes : les Etablissements français de l’Océanie (actuelle Polynésie française) le 1er septembre, les Indes françaises le 12 septembre, la Nouvelle-Calédonie le 20 septembre et le Gabon le 11 novembre 1940.

26/08/2026
26/08/2026

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