Souvenir Français de Montargis - Gâtinais

Souvenir Français de Montargis - Gâtinais Le Souvenir Français a pour vocation de maintenir la mémoire de tous ceux qui, combattants de la liberté et du droit, sont morts pour la France.

Le Souvenir Français a pour vocation de maintenir la mémoire de tous ceux qui, combattants de la liberté et du droit, sont morts pour la France, ou l’ont bien servie, qu’ils soient Français ou étrangers. Il a pour mission l’entretien des sépultures et des monuments commémoratifs, l’organisation d’actions de Mémoire pour rendre hommage au courage et à la fidélité de tous ces hommes et ces femmes mo

rts aux champs d’honneur. Né en 1872 en Alsace et en Lorraine occupées puis créé en 1887 par Xavier Niessen, Le Souvenir Français a été reconnu d’utilité publique en 1906. L’association est placée sous la haut patronage du Président de la République. Elle a été couronnée par l’Académie Française en 1975 et par l’Académie des Sciences Morales et Politiques en 1978. Le Souvenir Français est fort de ses 200.000 adhérents et affiliés, femmes et hommes de tous âges et de toutes origines sociales. Il est présent dans tous les départements de France Métropolitaine et d’Outre Mer et dans 68 pays étrangers. Il compte :

96 délégations générales,
1 600 comités,
62 représentations à l’étranger. N’ayant aucune attache politique, libre de tout lien confessionnel ou philosophique, le Souvenir Français est ouvert à toutes celles et à tous ceux qui, Français ou étrangers, ont « une certaine idée de la France » et de l’idéal de liberté pour lesquels nos anciens se sont sacrifiés depuis la révolution. Le bénévolat est de règle pour le fonctionnement de l’association dont les frais généraux est de l’ordre de seulement 20 % de ses dépenses annuelles.

04/01/2026
Samedi 1er Novembre aux cimetières de Montargis et Villemandeur
30/10/2025

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Bien tardivement, un hommage rendu à huit tirailleurs faits prisonniers et lâchement exécutés le 25 juillet 1940 par les...
31/07/2025

Bien tardivement, un hommage rendu à huit tirailleurs faits prisonniers et lâchement exécutés le 25 juillet 1940 par les troupes d’occupation allemandes. Une plaque a été inaugurée, 85 ans après le massacre de ces soldats grâce au travail de recherche de Messieurs Roy et Billard, du maire de la commune René Béguin et le soutien du Souvenir Français du Montargois-Gâtinais.

Discours du président du Souvenir Français :
Nous sommes réunis aujourd’hui, 85 ans après, pour accomplir un acte fondamental de justice et de mémoire.
Ici même, en ce lieu devenu symbole, nous inaugurons une plaque à la mémoire de huit tirailleurs sénégalais, soldats de l’armée française, faits prisonniers et lâchement exécutés le 25 juillet 1940 par les troupes d’occupation allemandes.
Leurs noms, pour certains, nous sont désormais connus :
Sagasse Antandou, Bangoura Bakary, Niouma Ballo.
Un quatrième, un tirailleur inconnu, dont l’identité n’a pas encore été retrouvée, mais dont la mémoire mérite tout autant d’être honorée.
Et avec lui, quatre autres soldats restés anonymes, dont les noms, perdus dans les replis de l’histoire, vivent aujourd’hui à travers notre reconnaissance.
Ces hommes venaient d’Afrique de l’Ouest, de territoires alors appelés "colonies", mais c’est bien sous l’uniforme français qu’ils ont combattu, résisté, et qu’ils sont tombés.
Ils ont quitté leur village, leur famille, leur terre, pour une patrie parfois lointaine, mais à laquelle ils avaient choisi d’être fidèles : la France.
Le 25 juillet 1940, ce n’est pas sur un champ de bataille qu’ils sont morts.
Ils ont été abattus froidement, alors qu’ils étaient prisonniers.
Non parce qu’ils représentaient un danger, mais parce qu’ils étaient noirs, soldats de France, et que dans l’idéologie raciste nazie, cela suffisait à les condamner.
Cet acte, aussi cruel qu’oublié, a traversé les décennies dans le silence.
Mais aujourd’hui, grâce au travail des historiens, des associations, des élus, nous brisons ce silence.
Nous inscrivons leur souvenir dans la pierre et dans les consciences.
Car aucun sacrifice pour la France ne mérite l’oubli.
Et surtout pas celui de ceux qui furent doublement trahis : par l’ennemi, mais aussi trop longtemps par la mémoire nationale.
Ce geste de mémoire que nous posons — une simple plaque — est immense.
Il dit : « Nous n’avons pas oublié ».
Il dit : « Leur sacrifice a compté ».
Il dit surtout : « Ils appartiennent à notre histoire commune, à notre mémoire nationale ».
En apposant cette plaque, nous leur rendons justice.
Nous disons :
« Sagasse Antandou, Bangoura Bakary, Niouma Ballo, et vous autres soldats sans nom, nous ne vous oublions pas ».
Vous êtes les fils d’une même patrie, les frères d’armes de tous les soldats tombés pour la France.
Votre sacrifice nous oblige.
Votre mémoire nous unit.
Au nom du Souvenir Français, qui a pour mission de perpétuer la mémoire de ceux qui sont morts pour la France, je rends hommage à ces huit soldats.
Je salue leur courage, leur loyauté, et je m’incline devant leur mémoire.
Et j’invite chacun ici à transmettre cette histoire, Que cette plaque soit un rappel à chaque passant, à chaque jeune, à chaque génération future, que la liberté, la fraternité et la dignité humaine ont un prix.
Et que ce prix, parfois, fut payé dans la solitude d’une campagne, loin de chez soi, dans l’oubli des livres d’histoire.
Mais plus aujourd’hui.
Honneur à Sagasse Antandou.
Honneur à Bangoura Bakary.
Honneur à Niouma Ballo.
Honneur au tirailleur inconnu.
Honneur aux quatre soldats restés anonymes.
Et que jamais la France ne les oublie.

Discours du président du Souvenir Français du Montargois - Gâtinais :Nous sommes rassemblés aujourd’hui devant ce Monume...
11/07/2025

Discours du président du Souvenir Français du Montargois - Gâtinais :
Nous sommes rassemblés aujourd’hui devant ce Monument aux Morts de Griselles pour un moment de recueillement, de reconnaissance et de transmission.
En cette année 2025, plus de 80 ans nous séparent de l’été 1944. Et pourtant, ce que nous faisons ici aujourd’hui n’est en rien une simple commémoration du passé figé. C’est un acte vivant de fidélité, de justice et de mémoire.
Car trois noms viennent aujourd’hui enrichir ce monument, non pour l’alourdir, mais pour en faire briller plus fort la lumière : Ben Ali Lakdar, tombé le 8 juillet 1944, Abel Jules Isquin, mort le 9 juillet 1944, Rémy Lallemand, exécuté le 21 août 1944.
Tous trois appartenaient aux Forces Françaises de l’Intérieur, ces combattants de l’ombre qui, au péril de leur vie, ont pris les armes pour la liberté de notre pays, pour que la France reste la France.
Leur sacrifice avait été peu connu, et leurs noms ne figuraient pas encore ici, au cœur du village, aux côtés de ceux qui sont tombés pour la même cause, rendre la France libre, mais Murielle Picard et Jean-Louis Lallemand les ont sortis de l’oubli. Grâce au travail de mémoire entrepris, grâce à la volonté des élus, des familles, justice leur est aujourd’hui rendue.
Car inscrire un nom, c’est bien plus que graver des lettres dans la pierre.
C’est réintégrer une vie dans le récit collectif, c’est dire : "Tu as compté. Tu comptes encore. Et tu compteras toujours."
Nous devons cette reconnaissance non seulement aux morts, mais aussi aux vivants.
À vous, jeunes générations présentes ici, élèves de Griselles ou d’ailleurs :
Vous êtes les héritiers de cette histoire. Pas pour porter un fardeau, mais pour porter un flambeau.
Un flambeau de vigilance, de respect et de paix.
Il est de notre devoir, à nous adultes, de vous transmettre cette mémoire, non comme une leçon figée, mais comme une invitation à comprendre ce que veulent dire des mots comme engagement, résistance, sacrifice, liberté.
En honorant Ben Ali Lakdar, Abel Jules Isquin et Rémy Lallemand, nous rappelons aussi que la Résistance fut multiple. Qu’elle réunit des hommes venus de toutes origines, de toutes conditions. Qu’elle fut à l’image de la France : diverse et rassemblée dans la même volonté de ne pas plier.
Plus de 80 ans après, leur combat reste d’une actualité brûlante. Il nous dit que la liberté n’est jamais acquise, qu’elle se défend, qu’elle se cultive, qu’elle se transmet. Il nous dit aussi que l’oubli est une seconde mort. Et que notre présence ici, aujourd’hui, est un acte de vie.
Que ces noms désormais inscrits sur le monument vivent dans nos mémoires, dans nos cœurs et dans notre volonté commune de ne jamais laisser l’Histoire s’éteindre.

Fusillés à Griselles en juillet 1944, trois résistants français Abel Jules Isquin, Lakdar Ben Ali et Rémi Lallemand, ont vu leur nom être gravé dans une pierre au pied du monument aux Morts, samedi.

Adresse

Montargis
45200

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