07/06/2026
Transju'Trail 2026 — Les Rousses | Le week-end de ceux qu'on ne voit pas courir
Il y a des week-ends qui marquent. Pas parce qu'on les a courus. Mais parce qu'on les a traversés autrement — à hauteur d'homme, au ras du sol, là où la course bascule en quelque chose d'autre.
Cette nouvelle édition de la Transju'Trail, les 6 et 7 juin aux Rousses, était une édition hors normes : 6 500 participants, de nouveaux formats inédits avec l'Ultra 110 km et le 82 km et une montagne en fête, vibrante, exigeante, belle.
Nos bénévoles de la Protection Civile du Jura, eux, ne portaient pas de dossard.
Ils portaient du matériel. Des attelles. Des sacs de secours. Parfois un traileur épuisé. Toujours une présence rassurante.
23 heures consécutives le samedi. 8 heures le dimanche. De Champagnole à Chaux Neuve, du fond du Pont Perroud jusqu'au sommet de la Dôle, puisqu'aux côtés des Samaritains suisses, ils ont assuré des secours de l'autre côté de la frontière. Le dénivelé, c'est dur pour les traileurs. Imaginez, avec le matériel de secours sur le dos.
Si les coureurs se sont dépassés, nos secouristes, infirmiers et médecins se sont surpassés.
En cumulé, 44 secouriste, 5 médecins, 3 infirmiers, des Samaritains, des gendarmes du PGHM de la Gendarmerie du Jura. Des personnels Protection Civile du Doubs et de Saône et Loire venus en renfort. Sans eux, rien de tout cela n'aurait été possible.
Un nombre de prises en charge à la mesure de l'événement — décuplé par rapport aux années précédentes. Et pour y répondre : une organisation au millimètre, des outils modernes et performants — géolocalisation, main courante numérique, dossiers patients, centre d'appel d'urgence, réseau informatique déployé en altitude. La Protection Civile, ce n'est plus seulement des gilets orange sur le bord d'un sentier. C'est une chaîne de secours complète, professionnelle, technologique.
Mais ce qui nourrit vraiment le bénévolat, ce qui permet de tenir 30 heures sans relâche... ce sont ces petits riens qui font tout.
Un sourire en passant. Un merci murmuré à bout de souffle. Un clin d'œil de celui qu'on a pris en charge quelques heures plus tôt, et qui repasse devant nous en trottinant. Ces gestes, ces mots, ces intentions — ils valent tous les podiums.
Merci aux bénévoles qui se sont donnés sans compter.
Merci à La Transju pour sa confiance et sa collaboration.
Merci aux traileurs pour ces moments d'humanité partagée.
Et merci à la montagne jurassienne — indifférente et magnifique — de nous rappeler pourquoi on fait ce qu'on fait.