Asso Staccato

Asso Staccato Agitateur musical & Spectacles Tout-Terrain since 1996

❎ 𝐅𝐔𝐋𝐋 𝐒𝐔𝐏𝐏𝐎𝐑𝐓Tous à Bergerac ce jeudi pour les 5 ans de la cave indépendante 𝐌a𝐥y𝐬, P𝐞r𝐞t𝐭e & M𝐚r𝐠u𝐞r𝐢t𝐞 tenue par le t...
10/06/2026

❎ 𝐅𝐔𝐋𝐋 𝐒𝐔𝐏𝐏𝐎𝐑𝐓
Tous à Bergerac ce jeudi pour les 5 ans de la cave indépendante 𝐌a𝐥y𝐬, P𝐞r𝐞t𝐭e & M𝐚r𝐠u𝐞r𝐢t𝐞 tenue par le truculent Grégoire Poret, membre historique du Staccato Crew !

Il y aura forcément à manger, à boire (de bons canons naturels of course) et même les amis de Le Karaoké Live Show pour vous faire chanter jusqu'au bout de la nuit (...), en attendant le grand soir ...

03/06/2026

Areski Belkacem nous a quitté, mais nous gardons la chaleur de ses mots, de ses mélodies et de ses rythmes dans les fibres du son Saravah.
Il fait partie des artistes fondateurs du label avec Brigitte Fontaine, Jacques Higelin et Francis Lai...Son œuvre est immense et vibrera pour toujours !
Nous adressons nos plus sincères pensées à son fils Ali, à Brigitte son épouse, à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui l’aiment et l'ont aimé.

(Photo : copyright Vincent Moon, juin 2020)

Partenaire de longue date de Staccato avec son entreprise Vini Prim, Alex était serviable, humain, engagé. Quelqu’un sur...
02/06/2026

Partenaire de longue date de Staccato avec son entreprise Vini Prim, Alex était serviable, humain, engagé. Quelqu’un sur qui on pouvait compter. Nous pensons à sa famille et à ses proches.

31/05/2026

adrénaline, PunkBox No Su***de Act : On nous bombarde ! – 45t tirage limité Publié par FanXoa le 31 mai 202631 mai 2026 1976-2026 : Cinquante ans, on y est ! Si 1977 est l’année charnière qui atteste de l’explosion Punk aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en France, l’année précéde...

Ce soir 🥳
13/05/2026

Ce soir 🥳

Dans le cadre de son 30e anniversaire, l’association Staccato accueille le groupe mythique The Abyssinians et Lone Ranger, mercredi 13 mai, pour une soirée dédiée aux racines du sound system
🔗https://l.sudouest.fr/hGnI

30/04/2026

La culture vendue au plus offrant : quand les milliardaires américains s'emparent de la musique française

Deux géants nord-américains, Live Nation et AEG, accélèrent leur mainmise sur la musique live en France. Derrière les paillettes des mégaconcerts et la frénésie des préventes se cache une réalité brutale : la marchandisation accélérée de la culture, au détriment des artistes émergents, du public populaire et de la diversité artistique. Pendant ce temps, l'État se désengage. Pendant ce temps, les prix s'envolent. Et pendant ce temps, un secteur entier lutte pour survivre.

Le 30 mars dernier, Céline Dion annonçait son retour sur scène dans une vidéo émotionnelle diffusée depuis la Tour Eiffel, pour son 58e anniversaire. La réponse du public a été foudroyante : près de 9 millions de fans se précipitaient sur les trois canaux de prévente pour les 16 concerts annoncés à la Paris La Défense Arena à l'automne. Ce qui s'est passé ensuite illustre à la perfection le modèle que l'oligarchie du divertissement impose désormais à la culture française.

Les billets, initialement affichés entre 89,50 et 298,50 euros, ont rapidement atteint des sommets indécents sous l'effet de la tarification dynamique. Des packages VIP ont été signalés jusqu'à 12 875 euros selon Ouest-France, déclenchant une vague d'indignation. Le 15 avril, la sénatrice socialiste Karine Daniel a interpellé la ministre de la Culture Catherine Pégard devant le Sénat. "Beaucoup ont payé des billets trois fois le prix affiché", a-t-elle dénoncé, demandant des garanties sur le respect des règles encadrant ces pratiques. "Cet élan d'amour pour Céline Dion ne doit pas se terminer à la répression des fraudes", a-t-elle lancé. La DGCCRF a depuis ouvert une enquête.

La tournée est organisée par Anschutz Entertainment Group, dit AEG, multinationale détenue par Philip Anschutz, milliardaire américain ultra-conservateur, soutien affiché du camp républicain, connu pour avoir financé des associations anti-LGBT et climatosceptiques selon le Washington Post. Cet ancien magnat du pétrole et des chemins de fer s'est reconverti dans le divertissement. La billetterie imposée pour les préventes artistes, AXS, est la plateforme propriétaire d'AEG, récemment débarquée en France. AEG détient par ailleurs des parts dans l'Accor Arena, l'Adidas Arena, le Bataclan, co-organise le festival Rock-en-Seine et vient de racheter le festival We Love Green en s'associant au groupe Combat.

Face à AEG, l'autre mastodonte du secteur : Live Nation Entertainment. Son chiffre d'affaires a atteint 25,2 milliards de dollars en 2025, soit les deux tiers du marché mondial. Sa filiale Ticketmaster contrôle selon Le Figaro 70% de la vente de billets en France. Et le 6 janvier 2026, Live Nation a annoncé le rachat de la Paris La Défense Arena, la plus grande salle couverte d'Europe avec une capacité de 40 000 places, pour un montant estimé entre 500 et 600 millions d'euros selon plusieurs sources. L'opération est encore soumise à l'approbation de l'Autorité de la concurrence. En attendant, des concurrents parlent déjà de "trumpisme culturel" et s'alarment : "Tout ce qui permet à Live Nation d'accentuer son emprise sur le marché français est une mauvaise nouvelle. Ils vont appliquer comme partout ailleurs la verticale Live Nation, à savoir tarifs dynamiques, hausse des prix des billets."

Ce n'est pas un hasard si Liberty Media, le fonds qui détient 30% de Live Nation et dont John Malone est président, a donné un million de dollars pour l'investiture de Donald Trump. Malone lui-même a versé 250 000 dollars à la campagne du président américain. Les valeurs portées par ces groupes ne sont pas seulement économiques. Elles sont politiques.

L'intégration verticale au service du profit

Ce que pratiquent Live Nation et AEG, c'est la concentration verticale à son paroxysme : contrôle du booking et du management d'artistes, promotion des tournées, exploitation des salles et des festivals, billetterie, partenariats publicitaires, données personnelles des spectateurs. Chaque maillon de la chaîne est capturé, et chaque euro qui circule dans le secteur peut potentiellement finir dans leur poche.

Le PDG de Live Nation, Michael Rapino, assume sans vergogne cette stratégie. Il se flatte d'avoir "unifié une industrie auparavant fragmentée" et défend la hausse des prix comme une normalité. "Les prix des places de concert sont sous-évalués", ose-t-il déclarer, citant en exemple les places à 70 000 dollars au premier rang des matchs de basket américains. Voilà qui résume bien une vision du monde où la culture n'est plus qu'une marchandise de luxe réservée aux plus aisés.

Le modèle est désormais condamné aux États-Unis. Le 15 avril 2026, un jury fédéral new-yorkais a reconnu Live Nation et Ticketmaster coupables de monopole illégal, concluant que l'entreprise avait abusivement dominé le secteur du live et surfacturé les consommateurs. Cette condamnation historique, obtenue grâce à un recours porté par le département de la Justice et une quarantaine d'États américains, ne ralentit pas pour autant l'expansion internationale du groupe. Bien au contraire.

Pendant ce temps, en France, l'État regarde ailleurs.

Le désengagement public : un cadeau aux oligarques

Le budget 2026 du Centre national de la musique, l'organisme public chargé de soutenir la filière, illustre de façon criante les priorités du gouvernement. La dotation publique versée par l'État est passée de 26,9 millions d'euros à 20 millions d'euros, soit une baisse de 26%. C'est la première fois depuis la création du CNM que cette dotation ne couvre plus que les frais de fonctionnement, sans pouvoir financer les aides au secteur musical. Pour tenir en 2026, le CNM a dû puiser 6 millions d'euros dans ses réserves. Son président a été explicite : ce prélèvement "ne pourra pas être reconduit en 2027". La situation est donc structurellement en péril.

À cela s'ajoutent des plateformes comme Meta, Snap et TikTok, qui entrent dans le champ de la taxe sur le streaming musical mais ont refusé de la payer, réduisant son rendement réel à 9,43 millions d'euros en 2024, contre 15 millions attendus. La ministre de la Culture de l'époque, Rachida Dati, avait elle-même reconnu que les mesures envisagées étaient "susceptibles d'être insuffisantes à long terme".

C'est ce que l'eurodéputée socialiste Emma Rafowicz, rapporteuse du programme Agora sur les politiques culturelles européennes, désigne sans détour : "La concentration trouve un allié de taille : le désengagement de l'État et de certaines collectivités. La nature a horreur du vide : quand un festival ou une salle perd un soutien public, d'autres acteurs prennent la place." Et en l'occurrence, ce sont des multinationales américaines qui s'y engouffrent.

Les indépendants étranglés, la diversité asphyxiée

Derrière les chiffres et les querelles de salles, il y a une réalité concrète pour des centaines de structures culturelles, de petites scènes, de festivals associatifs, d'artistes émergents.

Le Syndicat des musiques actuelles, qui rassemble plus de 600 entreprises et associations, tire la sonnette d'alarme. Ses constats sont accablants : un festival sur deux est en déficit, des salles sont menacées de fermeture, des artistes sont invisibilisés, des radios associatives sont en danger. Le 8 avril, le SMA lançait sa campagne "+ que la musique" pour alerter sur le fait que les mécanismes de redistribution existant dans la musique sont bridés et que les têtes d'affiche ne financent plus la découverte.

La logique est implacable. Lorsque les mégastars captent des cachets astronomiques et remplissent des arènes gérées de A à Z par les mêmes multinationales, il ne reste plus grand chose pour le reste. Ni pour les artistes qui débutent. Ni pour les festivals de taille humaine. Ni pour les salles de quartier.

Erica Romero Pender, responsable plaidoyer chez Live DMA, réseau européen fédérant plusieurs milliers d'acteurs culturels, décrit avec précision l'effet le plus sournois de cette concentration : lorsqu'un nombre limité d'acteurs occupe des positions dominantes sur le marché, l'incitation à prendre des risques artistiques ou à innover disparaît, la pression à se différencier s'atténue, et la programmation s'appuie de manière plus systématique sur des formats et des artistes déjà établis.

Autrement dit : moins de diversité, moins de création, moins de découverte. La standardisation au nom du profit.

Emmanuel Négrier, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l'économie de la culture, souligne la logique capitalistique qui pousse ces groupes vers les grandes salles : autant l'économie d'un festival est en très grande partie immatérielle, et donc risquée sur le plan capitalistique, autant la possession d'un contrat en délégation de service public, voire l'achat d'une salle, c'est du patrimoine valorisable, une réserve immobilière qui rassure les actionnaires.

La riposte s'organise, mais le combat est inégal

Face au rouleau compresseur, des acteurs se mobilisent. Le SMA s'est associé aux réseaux européens Reset ! et Live DMA pour organiser une contre-offensive. Demain, 28 avril, ils tiennent une conférence de presse commune pour présenter de nouvelles cartographies des mouvements de concentration à l'échelle européenne.

Au Parlement européen, Emma Rafowicz se bat pour la création d'un observatoire de la musique afin de disposer de données objectives sur ces enjeux. Elle porte également la question d'une régulation spécifique de la tarification dynamique dans la culture et le sport, et défend des mesures structurelles fortes : limiter la présence d'acteurs tirant l'essentiel de leurs revenus d'autres secteurs, séparer les activités de production et de promotion, fixer des seuils limitant la détention de plusieurs événements dans un même pays par un seul opérateur.

Le tableau d'ensemble est celui d'une bataille politique, pas seulement économique. Deux visions du monde s'affrontent. D'un côté, celle de milliardaires qui considèrent qu'un concert vaut ce que le marché veut bien en payer, et que la culture n'est qu'un actif comme un autre dans un portefeuille d'investissement. De l'autre, celle d'une culture vivante, diverse, accessible à toutes et tous, financée en partie par la collectivité précisément parce qu'elle n'est pas réductible à une marchandise.

La concentration culturelle n'est pas une fatalité. Mais elle ne se combattra pas avec des demi-mesures et des budgets en baisse. Elle demande des actes politiques clairs, une régulation à la hauteur, et un refus collectif que la musique, comme la presse, comme le cinéma, comme l'édition, finisse entre les mains de quelques oligarques qui décident seuls de ce que nous écoutons, regardons et lisons.

Sources : L'Humanité, Fondation Jean-Jaurès, MusicBiz, France Info

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15/12/2025

Organisé par la Communauté de communes du Pays de Lauzun et l’association Staccato, un bal pour enfants a rassemblé plus de 400 personnes à la salle Gambetta
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