17/04/2026
Lviv. Je remets une photo avec le groupe de fabrication des filets de camouflage, pour symboliser ce que j'ai mal retranscrit jusqu'ici : le sentiment passionnant de cette fourmilière de solidarité, avec ses personnalités touchantes.
Déjà, sur Lviv, on trouve des dizaines d'ateliers de ce type. Ils sont ouverts à tout le monde, à toute heure ! On vous accueillera avec le sourire, on vous donnera une chaise, et une vieille dame vous montrera les gestes. A la pause, vous aurez une boisson chaude et des biscuits. A la cuisine des volontaires, on vous sortira tout ce qui est dans le frigo pour un repas.
Parmi ces gens, une dame vous expliquera avec son peu d'anglais que son frère est mort dans un bombardement. L'autre son fils au front.
Toute la journée, des gens simples vont, viennent quelques heures, se relaient en un mouvement incessant... et reviennent tous les jours ou semaines depuis des mois ou des années.
De rencontrer un, deux, trois, cinq ateliers, etc.. on prend conscience de ce collectif et combien il est gratifiant de le voir aboutir.
Ici vous faites de la couture, mais peut être que demain ce filet va sauver un soldat. Là vous pelez des carottes mais demain c'est un soldat dans la tranchée qui va se réchauffer avec une soupe instantanée en pensant à vous.
C'est sur cette sensation que je souhaite vous transmettre que s'achève notre voyage à Lviv... mais pas le dernier, car Lviv on est amoureux 🥰
Fabrice