03/07/2025
Les paysans et les artisans, quand ils ont résisté à l’industrialisation, ont été qualifiés de « réactionnaires ».
Aujourd’hui, tout le monde se dit qu’ils avaient raison.
N’ayons pas honte d’être leurs héritiers.
Depuis quelques mois, des brochures circulent. Des ragots se propagent. Des citations sans contextes tournent.
Les révolutionnaires ont toujours suscité la crainte.
Désormais, de nombreux réformistes se prétendent technocritiques.
Ils concentrent pourtant toutes leurs forces pour saper la progression d’ATR.
Mais aucune de ces critiques n’est théoriquement construite. Elles s’apparentent plutôt à un millefeuille argumentatif, saupoudré de sophismes.
Parce que la technocritique mène à la conclusion révolutionnaire, certains tentent de la récupérer pour la désarmer.
Car la technocritique, ce n’est pas soutenir Fairphone, qui se félicite d’exploiter un peu mieux des enfants dans les mines.
La technocritique, ce n’est pas « réinstaller des cabines téléphoniques » dans les métropoles barbares.
Ce n’est pas souhaiter des « algorithmes de gauche ».
Ce n’est pas se réapproprier Enercoop, la coopérative nucléaire.
Ce n’est pas l’« internet libre » et son infrastructure coloniale.
Contre le « fascisme fossile », ils vendent le fascisme renouvelable.
Dans ces tourbillons de propos tronqués et d’accusations biaisées, nous reconnaissons notre vieille ennemie, la garde à vue.
Car c’est toujours la tactique policière que de déshumaniser via des procès de culpabilité par association.
Quitte à calomnier la seule organisation assumant la fin de l’IA, son extractivisme et son exploitation des travailleurs.
La technocritique inclusive, c’est la technocritique policée.
L’industrialisation n’a amené que destructions et aliénations.
Ne pas vouloir l’abolir revient à cautionner l’ordre établi.
Cautionner l’esclavage du Sud pour le confort au Nord.
Drôle d’inclusivité.
Car sous couvert de progressisme, c’est toujours les mêmes qui sont favorisés.
Tout le reste des habitants de la planète - exterminés par
la société industrielle - sont tout sauf « inclus » dans leur
pays des alternatives, qui ressemble d’avantage à un refuge pour technocrates déconstruits dans le déni.
Les paysans et les artisans, quand ils ont résisté à l’industrialisation, ont été qualifiés de « réactionnaires ».
Aujourd’hui, tout le monde se dit qu’ils avaient raison.
N’ayons pas honte d’être leurs héritiers.
« Le fascisme est toujours là.
L’écran de fumée informatique se fonde sur le tayloro-fordisme :
les patrons sont toujours présents, la centralisation est toujours présente, là où sont les points névralgiques du réseau (centrales nucléaires, data centers, bornes Wi-Fi…), les pointeuses ont au mieux cédé le pas au télétravail, en poussant jusque dans la vie
familiale les contraintes horaires du salariat. »
Sebastián Cortés - Antifascisme radical, sur la nature industrielle
du fascisme
Tandis que la gauche nie encore l’urgence climatique, nous avons choisi
Contre leur planification autoritaire, le chaos libertaire!