19/10/2026
Le Paiement pour Service Environnemental: vers une redéfinition du métier d’agriculteur?
Il ne vous aura pas échappé que si un métier a le mérite de susciter autant les critiques que les conseils plus ou moins avisés, c’est bien celui d’agriculteurs.
Tout le monde a son mot à dire sur le sujet. Du journaliste lambda à la commère du fond de la rue, chacun se sent une âme d’agronomes averti sans même n’avoir jamais touché une binette.
Voilà qu’après avoir sauvé la France de la famine après guerre, de héros passés à pollueurs voire tueurs en série, les agriculteurs se voient désormais confier le rôle de jardiniers.
En effet, des générations de mains tannées par le travail de la terre ne suffisent plus à justifier d’une connaissance du terrain.
Les “y’a qu’à faut qu’on” dictent leurs préceptes et distribuent des piécettes à qui sèmera des fleurs et réduira sa surface cultivable pour les beaux yeux des citadins… qui eux verront peut-être trop t**d leur panier vide et les prix flamber à la caisse.
L’environnement est une chose sérieuse prise en compte par les agriculteurs. Ceux là même qui vous nourrissent et garantissent l’autonomie alimentaire, et par là même, la paix dans un pays.
Réduire ces femmes et ces hommes, chefs d’entreprise à part entière, à de simples jardiniers du dimanche sacrifiant leurs rendements au nom du verdissement politique, est un non-sens dans un pays au bord de la rupture. Il ne faut pas que l’agriculture française devienne une simple carte postale bucolique.
Cela ne veut pas dire qu’il font ou feront n’importe quoi: ils sont les premiers tributaires des changements climatiques. Mais un peu de mesure et le retour du fameux bon sens paysan serait sans doute à préférer aux terres en jachère, alors que le béton, lui, gangrène nos campagnes dans un silence assourdissant …