14/09/2025
https://www.youtube.com/watch?v=1cZYoCuk4qc
Le Népal vient de passer une semaine chaotique. Péniblement un retour au calme s’installe avec de nombreuses questions en suspens.
Des manifestations pacifiques principalement menées par la génération Z (ceux nés depuis les années 2000) ont été organisées ce lundi dans Katmandou pour dénoncer les attaques à la liberté d’expression (fermeture des réseaux sociaux qui n’ont pas acceptés les règles de l’état népalais) et la corruption des élites népalaises.
La situation a dérapé quand des policiers ont voulu empêcher les manifestants de s’approcher du parlement et ont utilisé des canons à eau, des gaz lacrymogènes et ont tiré avec des balles réelles sur les manifestants et tué 17 personnes.
Le mouvement de contestation s’est alors amplifié, a dégénéré et a entraîné le Népal dans une descente aux enfers le mardi.
Tous les bâtiments du pouvoir ont été incendiés : la chambre des représentants (pouvoir législatif), la cour suprême (pouvoir judiciaire), le palais Singha Durbar qui accueille les ministres (pouvoir exécutif). Le premier ministre a démissionné.
Plusieurs habitations d’hommes et femmes politiques ont été incendiées ainsi que les grosses entreprises présentent en centre-ville. Le siège d’un important groupe de presse nommé Kantipur a lui aussi été visé.
Même les écoles ont été visées. L’école Ullens à Lalitpur (le quartier où est présente notre école) a été complètement détruite.
L’armée a finalement pris le contrôle de la ville, les destructions ont été arrêtées. Des discussions ont eu lieu pour mettre en place un gouvernement. C’est Sushila Karki l’ancienne présidente de la cour suprême qui a été choisie vendredi et qui réalisera l’intérim en attendant des élections le 5 mars prochain. Ce samedi, le couvre-feu a été levé.
Nos équipes sur place sont très touchées par ces évènements.
L'ancienne cheffe de la Cour suprême du Népal, Sushila Karfi, 73 ans, a été désignée à la tête d'un gouvernement provisoire pour succéder au Premier ministre...