24/08/2026
François Philippe, né le 12 août 1922 à Cysoing (Nord) et mort pour la France le 24 août 1944 à La Crau (Var), Compagnon de la Libération, est un militaire français.
Il fuit avec sa famille les allemands et se retrouve à Paimpol lorsqu'il entend l'appel du général de Gaulle et note dans son « carnet de guerre : « Discours plein d’espoir de de Gaulle… Le soir même , je me rendais dans les patelins des environs pour examiner si rien n’était préparé. Personne ne sait rien... Et pourtant les Boches avancent vers Brest et de Gaulle réclame des volontaires. Rentré t**d, je vais avec Jeannette parlementer avec l’oncle Pierre. Mon départ est fixé pour le lendemain. Le 19 juin à 6 h, j’embrassais tout le monde, Jeannette me reconduit jusqu’au seuil. Bien émue... ».
Le lendemain, 19 juin 1940, il décide de rejoindre l'Angleterre et prend la mer ; il note le même jour dans son carnet : « Adieu la France ! On ne part que pour mieux te sauver ! Combien j’ai douce souvenance du joli lieu de ma naissance ! Vraie coque de noix, la Reine Astrid roule et tangue tant qu’elle peut… La nuit, froid glacial, le bateau embarque de l’eau. Je roule dans la flotte, trempé jusqu’aux os, grelottant ; les marins s’attachent aux mâts... ».
François Philippe s'engage dans les Forces françaises libres mais encore jugé trop jeune, il est affecté comme mécanicien à l'entretien des camions. Cependant, devant son insistance à vouloir intégrer une unité combattante, le commandement l'affecte au train. Arrivé au Cameroun en octobre 1940, il y suit une formation militaire avant de rejoindre la brigade française d'orient en Érythrée où il reçoit son baptême du feu au printemps 1941. Il combat en Syrie où il est chargé du ravitaillement de son unité. En Libye, il participe à la bataille de Bir Hakeim au cours de laquelle il est grièvement blessé au genou. Il passe plusieurs mois à l'hôpital, puis rejoint les rangs de la 1re division française libre et est affecté au 1er régiment d'artillerie avec le grade de maréchal des logis. Il prend ensuite part à la seconde bataille d'El Alamein.
Débarqué en Italie en avril 1944, il s'illustre dans son rôle d'observateur d'artillerie. A nouveau blessé mais refuse d'être évacué et continue le combat avec son unité. Une fois la campagne d'Italie terminée, il débarque en Provence avec son unité et est engagé dans la bataille pour la libération de Toulon. Le 24 août 1944 à La Crau, alors qu'il reconnaît des positions pour l'installation d'observatoires, la jeep qu'il conduit est prise sous les tirs de canons de 88mm allemands. François Philippe est tué sur le coup.
Il a été inhumé au cimetière de La Crau (Var).
• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée" – "Libye 42" – "Tunisie"
• Médaille Commémorative de la Guerre 39/45
Source Wikipédia - Ordre de la libération
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