ARAC Saint-Marcel Marseille

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Association Républicaine d'Anciens Combattants et victimes de guerre, des combattants pour l'amitié, la solidarité, la mémoire, l'antifascisme et la paix
Section locale de Saint-Marcel à Marseille 11eme

16/10/2026

🇫🇷 BERNARD DE LATTRE DE TASSIGNY – ENGAGÉ À 16 ANS, TOMBÉ AU COMBAT À 23 ANS

11 février 1928 – 30 mai 1951

Fils unique du général Jean de Lattre de Tassigny, futur maréchal de France, Bernard de Lattre connaît un destin militaire aussi bref que remarquable. Résistant dès l'adolescence, engagé volontaire à seulement 16 ans, blessé pendant la Libération de la France, il poursuit sa carrière dans l'arme blindée et cavalerie avant de tomber au combat en Indochine, à l'âge de 23 ans.

Son parcours traverse deux conflits majeurs : la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Indochine. Malgré son jeune âge, il reçoit plusieurs décorations françaises et étrangères, dont la Médaille militaire, deux Croix de guerre et la Légion d'honneur à titre posthume.

🇫🇷 UN ADOLESCENT DANS LA RÉSISTANCE (1942-1944)

Né le 11 février 1928 à Paris, Bernard grandit dans une famille profondément attachée à la tradition militaire. Son père, Jean de Lattre de Tassigny, est déjà un officier supérieur réputé de l'armée française.

En novembre 1942, lorsque les troupes allemandes envahissent la zone libre, le général de Lattre tente de s'opposer à leur progression. Arrêté par les autorités de Vichy, il est emprisonné puis condamné à dix ans de détention.

Bernard, alors âgé de seulement 15 ans, refuse de rester spectateur.

Avec sa mère, Simonne de Lattre de Tassigny, et l'aide de résistants, il participe à l'organisation de l'évasion de son père de la prison de Riom, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1943.

Après cette opération, Bernard et sa mère doivent entrer dans la clandestinité pour échapper aux recherches des autorités.

En 1944, ils quittent clandestinement la France, traversent l'Espagne et rejoignent l'Afrique du Nord en passant par Gibraltar.

Bernard retrouve alors son père, qui a rejoint le général de Gaulle et participe à la reconstitution des forces françaises destinées à libérer le territoire national.

⚔️ ENGAGÉ VOLONTAIRE À SEULEMENT 16 ANS (1944)

En Afrique du Nord, Bernard manifeste immédiatement son désir de combattre.

Mais il se heurte à un obstacle : son âge. À seulement 16 ans, il est normalement trop jeune pour être admis dans l'armée.

Devant sa détermination, le général Charles de Gaulle lui accorde une dispense d'âge exceptionnelle.

Le jeune volontaire est alors affecté au 2e régiment de dragons, une unité blindée intégrée à la future Première Armée française.

Il participe à la campagne de Libération aux côtés des soldats français débarqués en Provence en août 1944.

Malgré son jeune âge et son manque d'expérience du combat, Bernard fait preuve d'une détermination qui lui vaut rapidement l'estime de ses camarades.

🩸 BLESSÉ AU COMBAT PRÈS D'AUTUN (8 SEPTEMBRE 1944)

Le 8 septembre 1944, au cours des opérations de libération d'Autun, en Saône-et-Loire, Bernard participe à son premier engagement important.

À l'est de Saint-Forgeot, son unité est prise sous un violent tir ennemi.

Alors que plusieurs éléments de son peloton sont engagés dans les combats, il entreprend une liaison particulièrement dangereuse entre deux groupes et parvient à ravitailler en mu*****ns des camarades pris sous le feu allemand.

Pendant cette action, il est grièvement blessé, une blessure qui entraîne l'amputation de deux orteils.

Son courage est récompensé par une citation à l'ordre de l'armée, accompagnée de l'attribution de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze.

Par décret du 13 octobre 1944, il reçoit également, à titre exceptionnel, la Médaille militaire.

À seulement 16 ans, Bernard de Lattre est déjà un combattant blessé et décoré.

🎖️ LA MÉDAILLE MILITAIRE ET LA FIN DE LA GUERRE (1944-1945)

Après sa convalescence, Bernard poursuit son engagement militaire.

Il participe aux campagnes de France et d'Allemagne avec le 2e régiment de dragons, au sein de la Première Armée française.

Son unité prend part à la progression des forces françaises vers le Rhin, puis sur le territoire allemand.

Au cours d'une cérémonie militaire organisée à Masevaux, en Alsace, il reçoit la Médaille militaire, en présence de son père.

La Seconde Guerre mondiale s'achève en mai 1945. Bernard n'a alors que 17 ans.

Mais contrairement à de nombreux jeunes soldats démobilisés, il décide de faire de l'armée sa carrière.

🪖 UNE CARRIÈRE D'OFFICIER (1945-1949)

Le 21 novembre 1945, Bernard entre à l'École militaire intera***s de Coëtquidan, au sein de la promotion « Victoire ».

À sa sortie, il choisit l'arme blindée et cavalerie, poursuivant ainsi son engagement dans les unités mécanisées.

Il complète sa formation à l'École de cavalerie de Saumur, puis sert au 4e régiment de cuirassiers.

Nommé sous-lieutenant en 1946, il est promu lieutenant en 1948.

Il obtient également son brevet de parachutiste.

Son expérience acquise pendant la Libération, malgré son très jeune âge, constitue déjà une particularité dans sa génération d'officiers.

Mais une nouvelle guerre se déroule désormais à des milliers de kilomètres de la France : la guerre d'Indochine.

🌏 LE DÉPART POUR L'INDOCHINE (1949-1951)

En juillet 1949, Bernard de Lattre quitte la métropole pour rejoindre le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient.

Il est affecté au 1er régiment de chasseurs, où il commande un peloton blindé.

Il participe à plusieurs opérations dans le delta du Tonkin, une région particulièrement disputée entre les forces françaises et le Viet Minh.

Il commande notamment le poste de Yen My, chargé de surveiller et de protéger un secteur comprenant une quinzaine de villages et plusieurs milliers d'habitants.

Son rôle ne se limite pas aux opérations militaires : il doit également organiser la défense locale, former ses hommes et maintenir les communications entre les différents postes.

En décembre 1950, son père, le général Jean de Lattre de Tassigny, est nommé haut-commissaire de France et commandant en chef des forces françaises en Indochine.

Bernard poursuit néanmoins son service dans les unités combattantes.

Au printemps 1951, il rejoint le bataillon de marche du 1er régiment de chasseurs, où il participe à l'encadrement et à la formation de soldats vietnamiens.

Il prend notamment le commandement du 8e escadron, une unité nouvellement constituée.

⚔️ LA BATAILLE DE NINH BINH (29-30 MAI 1951)

À la fin du mois de mai 1951, le général Võ Nguyên Giáp lance une offensive importante dans le delta du fleuve Rouge.

Les combats se concentrent notamment autour de Ninh Binh et de la rivière Day.

Les forces françaises et leurs alliés vietnamiens tentent de contenir la progression des unités du Viet Minh.

Le 29 mai, Bernard de Lattre est engagé avec son escadron dans les opérations destinées à dégager un commando Marine encerclé.

Après la reprise d'une position à l'ouest de la rivière Day, il se porte volontaire pour la tenir avec ses hommes.

Pendant la nuit du 29 au 30 mai, son escadron subit plusieurs attaques particulièrement violentes.

Les assaillants utilisent notamment des mortiers et des grenades pour tenter de submerger les défenseurs.

Malgré son isolement, Bernard maintient la résistance de son unité.

Le 30 mai 1951, au cours des combats, il est mortellement atteint.

Bernard de Lattre de Tassigny tombe au combat à seulement 23 ans.

Sa mort provoque une profonde émotion dans l'armée française et constitue un drame personnel pour son père, alors commandant en chef des forces françaises en Indochine.

🕊️ LA MORT DU FILS UNIQUE DU GÉNÉRAL DE LATTRE

La disparition de Bernard frappe durement ses parents.

Le général Jean de Lattre de Tassigny, déjà affaibli par la maladie, doit faire face à la perte de son fils unique au moment même où il dirige une guerre particulièrement difficile.

La dépouille de Bernard est rapatriée en France, où des honneurs militaires lui sont rendus.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.

Quelques mois plus t**d, le 11 janvier 1952, son père décède à Paris.

Jean de Lattre de Tassigny est élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume.

Le père et le fils reposent à Mouilleron-en-Pareds, en Vendée, auprès de Simonne de Lattre de Tassigny.

🎖️ DÉCORATIONS FRANÇAISES

🇫🇷 Chevalier de la Légion d'honneur — à titre posthume, en 1951.

🇫🇷 Médaille militaire — attribuée à titre exceptionnel en 1944, à la suite de son courage lors des combats de la Libération.

🇫🇷 Croix de guerre 1939-1945 avec palme de bronze — une citation à l'ordre de l'armée pour son action du 8 septembre 1944 près d'Autun.

🇫🇷 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs (TOE) — avec deux citations recensées, dont une à l'ordre de l'armée. Une première Croix de guerre TOE lui est remise par son père le 11 mai 1951, à Phu Ly. La citation posthume de 1951 comporte une palme.

🇫🇷 Médaille des Évadés — en reconnaissance de son parcours d'évasion de France occupée.

🌍 DÉCORATIONS ÉTRANGÈRES

🇻🇳 Chevalier de l'ordre national du Vietnam — attribué à titre posthume au nom de l'empereur Bảo Đại, chef de l'État du Vietnam.

🇨🇱 Mérite militaire du Chili — distinction étrangère également recensée parmi ses décorations, dont le grade et la date d'attribution restent à préciser.

📜 CITATION À L'ORDRE DE L'ARMÉE – 1944

« Engagé volontaire à seize ans, est parti au feu, après quelques jours de services ; a donné au cours de son premier combat, un magnifique exemple de courage et de sang-froid digne d'un guerrier éprouvé. »

Cette citation récompense son comportement pendant les combats du 8 septembre 1944, au cours desquels il assure une liaison sous le feu et ravitaille ses camarades en mu*****ns avant d'être grièvement blessé.

🏅 HOMMAGES ET MÉMOIRE

Le souvenir de Bernard de Lattre de Tassigny demeure présent dans plusieurs traditions militaires françaises.

La 24e promotion de l'École militaire intera***s (1984-1985) porte son nom.

Une chapelle commémorative lui est également dédiée à Wildenstein, en Alsace, à proximité de l'ancien centre de vacances « Rhin et Danube » destiné aux orphelins de l'armée.

Son parcours reste associé à celui de la Première Armée française, à la Libération de 1944 et aux combats d'Indochine.

🇫🇷 UN ENGAGEMENT DE L'ADOLESCENCE JUSQU'AU SACRIFICE

Bernard de Lattre de Tassigny n'avait que 15 ans lorsqu'il participa à l'évasion de son père, 16 ans lorsqu'il s'engagea volontairement dans l'armée française et 23 ans lorsqu'il tomba au combat en Indochine.

En seulement sept années de service, il connut la clandestinité, la Libération de la France, les blessures de guerre, la formation d'officier et les combats du Tonkin.

Son histoire rappelle également le destin de milliers de jeunes Français qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et les conflits qui suivirent, choisirent la carrière des a***s au prix de sacrifices considérables.

Engagé à 16 ans, blessé pour la France, mort au combat à 23 ans : Bernard de Lattre de Tassigny aura consacré toute sa jeunesse au service militaire.

Histoire 14 -18"A présent mon objectif est de rester en vie pour tout consigner afin de pouvoir le transmettre à ceux qu...
16/10/2026

Histoire 14 -18
"A présent mon objectif est de rester en vie pour tout consigner afin de pouvoir le transmettre à ceux qui ne savent pas, à qui on ne dira pas tout, à qui on cachera peut-être les vilaines choses de cette vie absurde. J'ai compris que je ne survivrai peut-être que par la mémoire. Nous ne savons pas encore où nous allons et ce qu'il adviendra de nous".
Extrait des carnets de campagne d'Henri Bourguignon. Nous sommes en août 1914 et il vient d'être mobilisé dans le 163 ème régiment d'infanterie.
En effet, les tranchées marquent le début d'une nouvelle ère dans le conflit. Inhospitalières, insalubres et dangereuses les tranchées accueillent les soldats qui gardent le front.
La vie quotidienne dans les tranchées était un véritable calvaire pour les soldats.

André Aalberg, né le 5 juin 1913 à Sainte-Marie-aux-Mines et mort pour la France le 15 octobre 1943 à Clermont-Ferrand, ...
15/10/2026

André Aalberg, né le 5 juin 1913 à Sainte-Marie-aux-Mines et mort pour la France le 15 octobre 1943 à Clermont-Ferrand, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération
Il fait son service militaire en octobre 1934 au sein du 35e régiment d'infanterie de Belfort. Promu caporal en avril 1935, il s'engage et signe dans les troupes coloniales comme soldat de 1re classe.
Envoyé en Chine dans le cadre de la protection des concessions françaises au cours de la seconde guerre sino-japonaise, il est promu sergent le 1er juin 1939 et rentre en France à la veille de la seconde guerre mondiale.
Il est affecté à la frontière avec l'Allemagne etparticipe à la drôle de guerre au sein des corps francs. En juin 1940 il est capturé par la wehrmacht.
Il parvient à s'évader et rejoint la zone libre et les troupes coloniales de l'armée d'armistice à Fréjus.
Il déserte et tente d'atteindre la colonie britannique de Gambie afin de rejoindre les forces françaises libres, mais il est arrêté par les troupes du régime de Vichy, il est emprisonné puis renvoyé en France en avril 1941.
Ne renonçant pas à son désir de résistance, il retourne à Fréjus et s'engage dans le réseau Mithridate de Pierre-Jean Herbinger. Il développe les différents services et en devient le chef adjoint en mai 1942. C'est alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour trahison. Le 23 mars 1943, il est condamné par contumace à trois ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'État.
Responsable du réseau pour toute la zone sud, il emprunte l'identité d'un milicien, Lucien Navarron ; mais il est dénoncé et arrêté par la Feldgendarmerie le 10 octobre 1943 à Clermond-Ferrand. Il tente de s'évader mais il est grièvement blessé, il est torturé. Il est ensuite transféré à l'Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand où il meurt des suites de ses blessures le 15 octobre 1943.
Les autorités allemandes refusant de présenter le corps à la police française pour identification, il est d'abord inhumé sous le nom de Lucien Navarron dont il portait les papiers au moment de son arrestation. Il est ensuite inhumé sous son véritable nom dans le carré militaire du cimetière des Ca***s de Clermont-Ferrand.
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Croix de Guerre 1939-45 (4 citations)
À Sainte-Marie-aux-Mines, l'école primaire qu'il a fréquenté à été baptisée en son honneur

Photo André Aalberg lors de son séjour en Chine

Le réseau Mithridate fut l’un des plus importants réseaux de résistance franco-britanniques de la Seconde Guerre mondiale, fondé en 1940 par Pierre-Jean Herbinger à la demande du MI6.

15/10/2026
14/10/2026

Jacques Remlinger (1923-2002). Il y a des hommes héroïques qui restent des inconnus. Jacques Remlinger est de ceux là. Francais d’Angleterre, engagé à 18 ans dans la France libre, devenu pilote de chasse par hasard et pour ne pas avoir à assumer la mort des autres, grand ami de Clostermann, avec 200 missions de combat, il restera celui qui blessa Rommel le 17 juillet 1944. Etait-ce bien lui? Etait-il le seul (on évoque le squadron leader Chris Leroux, du 602 comme Remlinger)? En tout cas, il patrouillait avec son ailier Bruce Oliver au même endroit au même moment. Même si les archives de la RAF lui ont attribué en 1990 la paternité du tir (du 20mm...), un doute subsiste encore.
Avec six victoires (en comptant les probables) à son palmarès ce grand joueur de rugby détruisit aussi une centaine de véhicules ennemis.

Aujourd'hui nous avons reću à la crypte militaire du cimetière Saint Pierre les jeunes de l 'ecole des porte drapeaux Ap...
14/10/2026

Aujourd'hui nous avons reću à la crypte militaire du cimetière Saint Pierre les jeunes de l 'ecole des porte drapeaux
Après la projection d'un film et visite commentées de la crypte direction la tombe de Jean Bouin.

14/10/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers ! Guy Verga-Gérard, Angelo DoctorHair, Cornel Patrascuta, Romy Delon, Jean Roussel, Christine Pascal, Abri Ariane

14/10/2026
18 unités militaires sont Compagnon de la Libération.Elles ont reçu la croix de la Libération en raison de leur engageme...
14/10/2026

18 unités militaires sont Compagnon de la Libération.
Elles ont reçu la croix de la Libération en raison de leur engagement collectif dès les débuts de la France libre et de leurs brillantes actions combattantes. Aujourd'hui, les membres de ces unités portent la fourragère de l’Ordre de la Libération.

« Bâtiment qui n'a pas cessé une seule heure de servir la France dans la guerre depuis le début des hostilités et dont l'état-major et l'équipage ont fait preuve des plus belles qualités guerrières en accomplissant de nombreuses et périlleuses missions dans les eaux ennemies. A infligé aux transports maritimes allemands des pertes sévères. Très sérieusement endommagé au cours d'une attaque, a réussi à regagner sa base au prix d'efforts inouïs du personnel en traversant un champ de mines très dangereux ».
C’est par cette citation que le général de Gaulle décore de la Croix de la Libération le sous-marin Rubis le 14 octobre 1941.
Cette décoration fait suite au fait d’a***s réalisé par ce sous-marin mouilleur de mines au cours de sa dixième patrouille du 14 au 25 août 1941.
Elle rappelle aussi l’engagement de la première heure du sous-marin auprès des Forces Navales Françaises Libres (FNFL).
Notes extraites Ordre de la Libération

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