11/03/2022
Bangui, du 17 Janvier au 5 Février 2022.
L’arrivée à l’Aéroport est toujours un grand moment.
D’abord, la chaleur, sèche et ultra poussiéreuse, assortie d’une forte odeur de charbon brûlé.
Puis une attente interminable pour les formalités de santé et de police, suivie d’une autre attente toute aussi interminable pour récupérer les valises dans une salle heureusement agrandie et rénovée, coincés dans une foule agglutinée autour du tapis, lui aussi réparé. Heureusement, ma fidèle amie Annie est là avec un porteur, ce qui me remonte le moral. Un petit bonjour à l’équipe des Douanes, avec une distribution de chocolats qui amène de grands sourires. La colonelle Corinne nous facilite grandement la sortie. Un grand merci à elle.
Je retrouve ma maison avec plaisir, d’autant que sous la férule de Philomène, mes filles du Foyer ont gentiment fait un grand ménage.
Déballage des valises, provisions rangées dans le frigo, cadeaux divers répartis pour distribution ultérieures…
Le séjour fut cette fois-ci sans trouble de santé, si ce n’est une belle crise de palu.
Au Foyer, tout va bien.
Les résultats scolaires de premier trimestre montrent de vraies carences, surtout en maths et en anglais.
Pour les maths, nous avons trouvé un professeur, recommandé par Marie Laurence du Lycée français. Il viendra chaque semaine donner 2 heures de cours particuliers, répartis en 2 groupes de niveau différent.
Pour l’anglais, je suis toujours à la recherche d’un professeur compétent…
En ce qui concerne le français, vraiment nécessaire pour celles qui fréquentent le Lycée professionnel, Corinne vient toute les semaines donner gracieusement des cours.
Nos pensionnaires sont vraiment gâtées. Espérons que les résultats soient à la mesure de nos efforts.
A Bangui, l’atmosphère est toujours aussi délétère. Plutôt calme grâce à la présence des Onusiens, la population semble résignée et démoralisée par l’absence de vitalité constructive du personnel politique, enclin à de sempiternelles querelles internes.
Sans parler des difficultés diverses, tant pour les approvisionnements dont les prix augmentent sans arrêt, que pour les coupures de courant devenues insupportables. Et ne parlons pas des problèmes pour circuler en voiture. Les voies sont constellées de trous jamais réparés et les motos-taxis conduisent comme des fous. Les policiers sont souvent là pour contrôler les papiers, mais bien peu régulent la circulation.
Toute sortie devient un vrai gymkana qui fait dangereusement monter le taux d’adrénaline.
Heureusement, restent des moments de grâce :
une sortie dominicale sur le bateau de Rufin et Annie avec pour pique-niquer loin de la ville au bord de l’Oubangui, un déjeuner avec des amis au Relais des Chasses, une visite chez Lina et Henri pour cueillir de l’ylang-ylang…
Puis retour vers Paris, avec cette escale horrible à Yaoundé, dans un avion plein de supporters électrisés par le récent match perdu par les camerounais.