18/09/2026
𝗘𝗻𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗼𝘆𝗲𝗿𝘀 : 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗨𝗡𝗣𝗜 𝟭𝟯 & 𝟴𝟯 𝘀𝘂𝗿 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲 𝟯
À la suite de l’appel de plusieurs grandes villes en faveur de la pérennisation de l’encadrement des loyers, France 3 nous a interrogés sur ce dispositif.
Notre position tient en quatre points.
𝗘𝗻𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗼𝘆𝗲𝗿𝘀 𝗻𝗲 𝗰𝗿𝗲́𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀.
La crise que nous connaissons est d’abord une crise de l’offre. Notre inquiétude est qu’à terme, la baisse de rentabilité, ajoutée à des contraintes toujours plus nombreuses, conduise certains propriétaires à se détourner de l’investissement locatif. Moins de bailleurs, c’est aussi moins de logements proposés à la location.
𝗢𝗻 𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗲𝗻𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗰𝗼̂𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗹’𝗲́𝗾𝘂𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻.
Les loyers sont encadrés, mais les charges supportées par les propriétaires ne le sont pas : taxe foncière, assurances, travaux, charges de copropriété, rénovation énergétique… toutes augmentent. Il faut raisonner sur l’économie globale du logement.
𝗡𝗼𝘂𝘀 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗲𝗼𝗻𝘀 𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗹𝗰𝘂𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗼𝘆𝗲𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗿𝗲́𝗳𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗰𝗲.
Un marché immobilier n’est jamais totalement uniforme. Deux logements situés dans un même secteur peuvent présenter des caractéristiques et des réalités économiques très différentes.
𝗘𝗻𝗳𝗶𝗻, 𝗾𝘂𝗶 𝗯𝗲́𝗻𝗲́𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲 𝗿𝗲́𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗳 ?
Le rapport publié en mai 2026 par Gabrielle F**k et Guillaume Chapelle montre notamment que ses effets redistributifs peuvent être mal ciblés et ne profitent donc pas nécessairement en priorité aux ménages les plus modestes.
Le bailleur privé est un acteur à part entière de la politique du logement. Le décourager, c’est prendre le risque de réduire encore une offre locative déjà insuffisante.
𝗟𝗲 𝘃𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝗻𝗷𝗲𝘂 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗹𝗲 𝗺𝗲̂𝗺𝗲 : 𝗿𝗲𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲́ 𝗲𝘁 𝗰𝗿𝗲́𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗶𝗲́𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗼𝘂𝗲𝗿.
Merci à France 3 pour cet échange et pour avoir donné la parole à l’UNPI 13 & 83.