11/10/2026
En son temps, Bernard Tapie s'était prononcé à plusieurs reprises en faveur du modèle des socios pour l' Olympique de Marseille
L'ancien président emblématique du club voyait dans ce système d'actionnariat populaire – similaire à celui du FC Barcelone ou du Real Madrid – une réponse idéale à la ferveur unique de la cité phocéenne.
Sa vision du modèle des socios à Marseille
Pour l'ancien "Boss" de l'OM, la passion des Marseillais pour leur club représentait un levier financier et structurel sous-exploité.
Ses arguments principaux reposaient sur :
L'indépendance financière :
Tapie soulignait que si 100 000 ou 200 000 supporters s'engageaient à verser une cotisation annuelle (par exemple 100 à 150 euros), l'OM pourrait s'assurer un budget de base monumental et récurrent.
Cela réduirait la dépendance totale envers un unique actionnaire milliardaire.
La légitimité des supporters :
À ses yeux, les supporters sont les seuls véritables "propriétaires" de l'identité du club, tandis que les investisseurs et les joueurs ne font que passer.
Bien qu'il soit celui qui a historiquement cédé la gestion des abonnements aux clubs de supporters à la fin des années 1980, il estimait qu'un modèle de socios pour l'OM ne devait pas être contrôlé par les structures associatives existantes.
Il prônait un système basé sur des supporters individuels et libres, évitant que 80 % du pouvoir ne soit confisqué par des associations de supporters ayant leurs propres modes de fonctionnement et priorités.
Selon lui, la passion devait financer le club, mais la gestion opérationnelle et technique devait rester entre les mains de professi football très aguerris.
Aujourd'hui, cet héritage intellectuel continue d'inspirer des initiatives locales et des collectifs de supporters comme le Massilia Socios Club qui militent régulièrement pour l'introduction d'un actionnariat populaire à l'OM.