Approches Cultures & Territoires

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« Le Silence du fleuve » : retour sur une soirée qui nous a marqués.Jeudi 22 octobre, la salle du cinéma l'Alhambra étai...
23/10/2026

« Le Silence du fleuve » : retour sur une soirée qui nous a marqués.
Jeudi 22 octobre, la salle du cinĂ©ma l'Alhambra Ă©tait comble et le hall dĂ©bordait avant mĂȘme la sĂ©ance. Jeunes et anciens, familles, camarades de toujours et visages nouveaux : tout le monde Ă©tait lĂ  pour voir le film d'AgnĂšs Denis et Mehdi Lallaoui (1991), en prĂ©sence de Mehdi Lallaoui, et parler ensemble du 17 octobre 1961.
AprÚs la projection, le débat a été riche et porteur de nouvelles revendications.
Que faisons nous collectivement de ces héritages ?
Les échanges se sont poursuivis dans le hall, autour des tables, de la table de livres et entre ami·es retrouvé·es.
Cette mobilisation porte un message essentiel, la mĂ©moire du 17 octobre 1961 est vivante Ă  Marseille. Soixante-cinq ans aprĂšs, nous demandons toujours vĂ©ritĂ©, justice et la reconnaissance du crime d'État.
Un immense merci à toutes et à tous, aux intervenant·es, à la librairie Transitlibrairie et à l'équipe de L'Alhambra. Merci aussi à Naima Milli et Ahmed Nadjar pour les photos.

Le Collectif du 17 octobre 1961 Marseille

20/10/2026

Les survivances de la Seine — Les femmes dans la guerre de libĂ©ration 🌊

En 1957, condamnĂ©e Ă  mort, Djamila Bouhired Ă©clate de rire face Ă  ses juges. En octobre 1961, des AlgĂ©riennes dĂ©filent dans les rues de Paris. Ce sont ces gestes de dignitĂ© que nous mettons Ă  l’honneur !
Que fait-on aujourd’hui de cet hĂ©ritage, Ă  Alger, Ă  Paris, Ă  Marseille ?
Dans cette vidĂ©o, Lela Bencharif et Elias Belhaoues vous donnent rendez-vous pour en parler. đŸŽ™ïž

đŸ—“ïž Demain, mercredi 21 octobre, 19h
📍 Librairie Transit, 51 bd de la LibĂ©ration, Marseille 1er
đŸ—Łïž Avec Zohra Boukenouche, Elias Belhaoues et Elsa Einaudi, pour une rencontre suivie de lectures

La soirée rendra aussi hommage à Elaine Mokhtefi, militante anticoloniale disparue le 11 septembre dernier.

Nommer le crime. Transmettre. Ne pas se taire. âœŠđŸœ

Un programme du Collectif du 17 octobre 1961 Marseille, dans le cadre de la mobilisation nationale « Au nom de la mémoire », avec ACT.

Ils ont dĂ©fiĂ© l’État. Une seule soirĂ©e pour les entendre.Jeudi 22 octobre, 20h30, Ă  L’Alhambra (16e) : Le Silence du fle...
14/10/2026

Ils ont dĂ©fiĂ© l’État. Une seule soirĂ©e pour les entendre.
Jeudi 22 octobre, 20h30, Ă  L’Alhambra (16e) : Le Silence du fleuve, en prĂ©sence de Mehdi Lallaoui.

Il y a des films qu’on ne voit qu’une fois. Celui-ci a Ă©tĂ© tournĂ© en 1991, quand la France officielle se taisait encore et que les tĂ©moins pouvaient parler. Ils Ă©taient ouvriers Ă  Nanterre, mĂšres de famille, militants de la FĂ©dĂ©ration de France du FLN. Le 17 octobre 1961, ils avaient dĂ©fiĂ© l’État colonial et son couvre-feu raciste. Ils avaient traversĂ© Paris dans leurs plus beaux habits, pour rĂ©clamer la libĂ©ration de l'AlgĂ©rie et le droit Ă  la dignitĂ©. Trente ans plus t**d, AgnĂšs Denis et Mehdi Lallaoui sont allĂ©s chercher leurs voix. Ces voix racontent la marche, la police du prĂ©fet Papon, les corps dans la Seine, les rafles. Elles racontent aussi le lendemain, le 20 octobre, les AlgĂ©riennes dĂ©fient l’État Ă  leur tour et reprennent la rue.

Beaucoup de ces voix se sont tues depuis. Le film, lui, est restĂ©. Rare, presque introuvable, il garde intacte la parole de celles et ceux qu’on voulait noyer deux fois, dans le fleuve, puis dans l’oubli.

Jeudi 22 octobre, il revient sur grand Ă©cran, Ă  Marseille. Mehdi Lallaoui sera dans la salle pour raconter comment il a recueilli ces paroles, et ce qu’elles nous obligent Ă  faire aujourd’hui.

65 ans aprĂšs, nous exigeons la reconnaissance du crime d’État. Nous ne commĂ©morons pas, nous renaissons.

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Projection-rencontre · Le Silence du fleuve (1991)
Jeudi 22 octobre · 20h30
CinĂ©ma L’Alhambra, 2 rue du CinĂ©ma, Marseille 16e
Réservation conseillée

Avec le Collectif du 17 octobre 1961 Marseille, dans le cycle « Les survivances de la Seine » (17 → 22 octobre). ProposĂ© par ACT – Approches Cultures & Territoires.

Le 17 octobre 1961, au cƓur de la guerre de libĂ©ration, des AlgĂ©riennes et des AlgĂ©riens dĂ©fiaient Ă  Paris le couvre-feu...
07/10/2026

Le 17 octobre 1961, au cƓur de la guerre de libĂ©ration, des AlgĂ©riennes et des AlgĂ©riens dĂ©fiaient Ă  Paris le couvre-feu qui leur Ă©tait imposĂ©. Le colonialisme, que Frantz Fanon dĂ©crivait comme « la violence Ă  l'Ă©tat de nature », leur a rĂ©pondu par la matraque et la Seine.
65 ans aprĂšs, l'eau n'a pas lavĂ© le sang. Marseille doit le connaĂźtre et l'État le reconnaĂźtre. Nous continuons de rĂ©clamer justice.

Le Collectif du 17 octobre 1961 Marseille vous invite au cycle « Les survivances de la Seine » : quatre rendez-vous pour honorer nos morts, transmettre et exiger une reconnaissance pleine et entiĂšre de ce crime d'État.

📅 Samedi 17 octobre — Rassemblement « Nommer le crime »
🕔 16h : atelier « Porteurs de parole » · 17h30–20h : rassemblement
📍 Vieux-Port, sous l'ombriĂšre, Marseille · EntrĂ©e libre
👉 https://www.facebook.com/events/1632077535229351/

📅 Mardi 20 octobre — « Crimes coloniaux et histoire mutilĂ©e », rencontre avec FaĂŻza GuĂšne
🕔 19h · 📍 Dar Yumi, 4 place du Dr-Igonet, Port-de-Bouc · EntrĂ©e libre
👉 https://www.facebook.com/events/3511601592329876/

📅 Mercredi 21 octobre — « Les femmes dans la guerre de libĂ©ration », rencontre et lectures en hommage Ă  Elaine Mokhtefi
🕔 19h · 📍 Librairie Transit, 51 bd de la LibĂ©ration, Marseille 1er · EntrĂ©e libre
👉 https://www.facebook.com/events/1713068216454685/

📅 Jeudi 22 octobre — « Le Silence du fleuve », projection-rencontre en prĂ©sence de Mehdi Lallaoui, proposĂ©e par ACT – Approches Cultures & Territoires
🕔 20h30 · 📍 CinĂ©ma L'Alhambra, 2 rue du CinĂ©ma, Marseille 16e · SĂ©ance payante
👉 https://www.facebook.com/events/1723845512034393/

Programme complet :https://www.approches.fr/wp-content/uploads/2026/10/Programme_17_octobre_1961_Marseille_2026_.pdf

Nous ne commémorons pas, nous renaissons !

đŸ©žLES SURVIVANCES DE LA SEINE · Marseille · 17 → 22 octobreâœđŸŸ SAM. 17 · 16h · « Porteurs de parole », atelier d'Ă©ducation...
04/10/2026

đŸ©žLES SURVIVANCES DE LA SEINE · Marseille · 17 → 22 octobre

âœđŸŸ SAM. 17 · 16h · « Porteurs de parole », atelier d'Ă©ducation populaire, Vieux-Port, sous l'ombriĂšre
Que sait Marseille du 17 octobre 1961 ? Nous tendons le micro, le papier, l'oreille.
L'archive d'un crime colonial circule dans les familles, se dépose dans les quartiers, se loge dans les silences.

âœŠđŸŸ SAM. 17 · 17h30 · RASSEMBLEMENT POUR LES 65 ANS, Vieux-Port, sous l'ombriĂšre
Nommer le crime. Exiger des pouvoirs publics une reconnaissance pleine et entiĂšre.

đŸ‘‰đŸŸ MAR. 20 · 19h · « Crimes coloniaux et histoire mutilĂ©e », rencontre littĂ©raire avec FaĂŻza GuĂšne, Dar Yumi, 4 place du Dr-Igonet, Port-de-Bouc
Des corps jetĂ©s Ă  la Seine en 1961 aux violences qui visent aujourd'hui les jeunes des quartiers populaires : une mĂȘme colonialitĂ©.

đŸ‘‰đŸŸ MER. 21 · 19h · « Les femmes dans la guerre de libĂ©ration », avec Zohra Boukenouche, Elias Belhaouas et Elsa Einaudi, Librairie Transit, 51 bd de la LibĂ©ration, 1er
Du rire de Djamila Bouhired Ă  la face des juges aux pas des AlgĂ©riennes sur le pavĂ© de Paris : une mĂȘme colonne vertĂ©brale, droite, debout. En hommage Ă  Elaine Mokhtefi.

đŸ‘‰đŸŸ JEU. 22 · 20h30 · « Le Silence du fleuve », d'AgnĂšs Denis et Mehdi Lallaoui (1991), projection-rencontre en prĂ©sence de Mehdi Lallaoui, proposĂ©e par ACT, CinĂ©ma L'Alhambra, 2 rue du CinĂ©ma, 16e

âœ‹đŸŸ Toute la semaine : ateliers d'Ă©ducation nouvelle dans des lycĂ©es de la rĂ©gion, avec ACT – Approches Cultures & Territoires.

Honorer nos morts. Nommer, se souvenir, chérir.

âœŠđŸŸ SAMEDI 17 OCTOBRE · 17h30 · VIEUX-PORT, SOUS L'OMBRIÈRE

đŸ™ŒđŸŸ Partagez.

📍Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© du programme :https://www.approches.fr/wp-content/uploads/2026/10/Programme_17_octobre_1961_Marseille_2026_.pdf

Collectif du 17 octobre 1961 Marseille, avec Au nom de la mémoire et treize autres associations, lieux et collectifs partenaires
Approches Cultures & Territoires Transitlibrairie La courte échelle / éditions transit Guide du Marseille colonial Wacil Assouu Dar Yumi Mémoires En Marche Ahmed Najjar Cris Ecrits

đŸ©žL'eau n'a pas lavĂ© le sang.65 ans aprĂšs, nous rĂ©clamons justice.âœŠđŸŸ SAMEDI 17 OCTOBRE · 17h30 · VIEUX-PORT DE MARSEILLE,...
03/10/2026

đŸ©žL'eau n'a pas lavĂ© le sang.
65 ans aprÚs, nous réclamons justice.

âœŠđŸŸ SAMEDI 17 OCTOBRE · 17h30 · VIEUX-PORT DE MARSEILLE, SOUS L'OMBRIÈRE

Rassemblement pour les 65 ans des massacres du 17 octobre 1961 !

Le 17 octobre 1961, à l'appel de la Fédération de France du FLN, des dizaines de milliers d'Algériennes et d'Algériens marchent contre un couvre-feu raciste pour réclamer libération et justice.
Des manifestants sont expulsĂ©s, tuĂ©s, jetĂ©s Ă  la Seine, plus de onze mille seront arrĂȘtĂ©s.
MalgrĂ© l'insistance, voire l'indĂ©cence des discours officiels, ce n'est pas la dĂ©rive d'un prĂ©fet mais un crime d'État dĂ©cidĂ©, couvert, tu. Un couvre-feu imposĂ© aux seuls « Français musulmans d'AlgĂ©rie ». Un racisme d'État forgĂ© aux colonies : Papon, Frey, DebrĂ©, tout un appareil d'État frappe, puis organise le silence du fleuve.
Chaque automne, le mĂȘme rituel, une g***e, une phrase, une minute de silence, comme si fleurir une date suffisait Ă  la reconnaĂźtre.

Alors que le 17 octobre 1961 reste un tournant majeur de la lutte de libĂ©ration du peuple algĂ©rien, aujourd'hui encore, 65 ans aprĂšs ce crime d'État, nous exigeons vĂ©ritĂ©, rĂ©paration et justice.
Nous sommes les héritiÚres et les héritiers de celles et ceux qu'on a voulu noyer. Nous ne commémorons pas. NOUS RENAISSONS.

LES SURVIVANCES DE LA SEINE · Marseille · 17 → 22 octobre

âœđŸŸ SAM. 17 · 16h · « Porteurs de parole », atelier d'Ă©ducation populaire, Vieux-Port, sous l'ombriĂšre
Que sait Marseille du 17 octobre 1961 ? Nous tendons le micro, le papier, l'oreille.
L'archive d'un crime colonial circule dans les familles, se dépose dans les quartiers, se loge dans les silences.

âœŠđŸŸ SAM. 17 · 17h30 · RASSEMBLEMENT POUR LES 65 ANS, Vieux-Port, sous l'ombriĂšre
Nommer le crime. Exiger des pouvoirs publics une reconnaissance pleine et entiĂšre.

đŸ‘‰đŸŸ MAR. 20 · 19h · « Crimes coloniaux et histoire mutilĂ©e », rencontre littĂ©raire avec FaĂŻza GuĂšne, Dar Yumi, 4 place du Dr-Igonet, Port-de-Bouc
Des corps jetĂ©s Ă  la Seine en 1961 aux violences qui visent aujourd'hui les jeunes des quartiers populaires : une mĂȘme colonialitĂ©.

đŸ‘‰đŸŸ MER. 21 · 19h · « Les femmes dans la guerre de libĂ©ration », avec Zohra Boukenouche, Elias Belhaouas et Elsa Einaudi, Librairie Transit, 51 bd de la LibĂ©ration, 1er
Du rire de Djamila Bouhired Ă  la face des juges aux pas des AlgĂ©riennes sur le pavĂ© de Paris : une mĂȘme colonne vertĂ©brale, droite, debout. En hommage Ă  Elaine Mokhtefi.

đŸ‘‰đŸŸ JEU. 22 · 20h30 · « Le Silence du fleuve », d'AgnĂšs Denis et Mehdi Lallaoui (1991), projection-rencontre en prĂ©sence de Mehdi Lallaoui, proposĂ©e par ACT, CinĂ©ma L'Alhambra, 2 rue du CinĂ©ma, 16e

âœ‹đŸŸ Toute la semaine : ateliers d'Ă©ducation nouvelle dans des lycĂ©es de la rĂ©gion, avec ACT – Approches Cultures & Territoires.

Honorer nos morts. Nommer, se souvenir, chérir.

âœŠđŸŸ SAMEDI 17 OCTOBRE · 17h30 · VIEUX-PORT, SOUS L'OMBRIÈRE

đŸ™ŒđŸŸ Partagez.

📍Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© du programme :https://www.approches.fr/wp-content/uploads/2026/10/Programme_17_octobre_1961_Marseille_2026_.pdf

Collectif du 17 octobre 1961 Marseille, avec Au nom de la mémoire et treize autres associations, lieux et collectifs partenaires.

Contact : [email protected]
Illustration : Kamel KhĂ©lif, « Dans le cƓur des autres » (Le Tripode, 2024)

✹En cette rentrĂ©e 2026, nous commençons par la mĂ©moire des luttes ✹À Marseille, trois gĂ©nĂ©rations d’AlgĂ©riens se retrouv...
01/09/2026

✹En cette rentrĂ©e 2026, nous commençons par la mĂ©moire des luttes ✹

À Marseille, trois gĂ©nĂ©rations d’AlgĂ©riens se retrouvent.

Trois générations autour de récits de départs, de luttes et de poésie. Des récits qui ne se laissent pas enfermer dans les dates, les archives ou les récits officiels.

đŸ”„Les annĂ©es 1950, la guerre de libĂ©ration, les emprisonnements Ă  la prison des Baumettes,les engagements Ă  Marseille, les soulĂšvements en AlgĂ©rie.
L’histoire se raconte aussi depuis les seuils, les cafĂ©s, les chambres, les rues et les familles. Elle se transmet dans une voix qui tremble, un geste qui demeure, un silence qui en dit long et qui enfonce les portes blindĂ©es.

đŸ©žLa mĂ©moire n’est pas un festin Ă©phĂ©mĂšre. Elle circule et s’incorpore en nous. Elle cherche parfois les mots pour faire Ă©merger un prĂ©sent vivable.

Écouter ces rĂ©cits, c’est reconnaĂźtre celles et ceux qui ont contribuĂ© Ă  faire l’histoire sans toujours ĂȘtre entendus. C’est rendre leur place Ă  des vies longtemps relĂ©guĂ©es aux marges du rĂ©cit national.

Marseille porte fiÚrement ces mémoires.
Elles sont dans ses quartiers, ses ports, ses trajectoires, ses blessures et ses solidarités.

À nous de les Ă©couter.
À nous de les transmettre.
À nous de les faire vivre.
À nous de les habiter avec dignitĂ© !

26/06/2026

đŸššđŸŽžïžSuite de notre discussion avec le rĂ©alisateur Mehdi Lallaoui autour des massacres du 8 mai 1945 Ă  SĂ©tif, Guelma et Kherrata đŸ‡©đŸ‡ż.

💚 Il y a des hommes qui se contentent de filmer, et il y a notre camarade Mehdi Lallaoui, qui dĂ©sobĂ©it avec une camĂ©ra et fait de l'art un lieu d'indocilitĂ©. Car filmer, dans ce pays-lĂ , n'a jamais Ă©tĂ© neutre. Pour Mehdi, filmer c’est aller chercher, sous la Seine d'octobre 1961, les corps que la police de la RĂ©publique a jetĂ©s au fleuve. C'est retourner Ă  Nanterre, dans la boue d'un bidonville que l'État français entretenait Ă  l'Ă©cart de ses propres lois, pour affirmer qu’ici aussi on vivait, ici aussi on aimait, ici aussi, on est mort par lĂąchetĂ© et dĂ©cision publique.
Et c'est enfin aller à la rencontre des massacres de mai 1945 en Algérie, pour comprendre que ce 8 mai là, des corps célébraient l'illusion d'une libération pendant que d'autres corps étaient assassinés par milliers.

âœđŸŸ Mehdi Lallaoui ramasse et prĂ©serve ce que l'archive coloniale a jetĂ©, une phrase coupĂ©e en deux par un prĂ©fet, un prĂ©nom, un visage, une Ăąme. Il rend leurs noms propres Ă  ceux qu'on avait rangĂ©s sous des matricules, les indigĂšnes, les FMA, les sujets français toute cette grammaire administrative inventĂ©e pour ne pas avoir Ă  dire, citoyens, humains, AlgĂ©riens.

đŸŽ„ Filmer, ici, c'est nommer ce que l'État a mĂ©thodiquement tu. C'est arracher la mĂ©moire au folklore commĂ©moratif et Ă  la repentance polie et Ă©dulcorĂ©e.
L'historien Noureddine Amara le dit sans détour « La mémoire ne vaut pas justice». Autrement dit, les hommages ne réparent pas et ne rendent pas les morts. La reconnaissance présidentielle, à dose homéopathique, n'est pas une politique, c'est une diplomatie de l'oubli.

⁉Ce qui est dĂ», c'est autre chose. Ce qui est dĂ», c'est la vĂ©ritĂ© d'État, l'archive ouverte, la qualification des crimes coloniaux pour ce qu'ils sont, des crimes contre l'humanitĂ©. Et Noureddine Amara ajoute et c'est lĂ  que se tient toute l'Ɠuvre de Mehdi Lallaoui :
« Le chemin de la justice est non seulement chemin de l'émancipation, mais aussi et surtout, le chemin de la dignité ».

đŸ‘‰đŸŒAlors filmer devient un geste politique contre la falsification, contre la dĂ©shumanisation. Mehdi Lallaoui continue, depuis plus de cinquante ans, de marcher plan aprĂšs plan sur ce chemin-lĂ , jusqu'Ă  ce que les morts cessent d'ĂȘtre un objet d'Ă©tude et redeviennent des visages et une exigence politique, Ă©thique et ontologique.

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise. LĂ©la Bencharif est de celles qui se penchent...
23/06/2026

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise.

Léla Bencharif est de celles qui se penchent, soufflent et bùtissent sous les ruines.
Docteure en gĂ©ographie sociale et urbaine, elle a arpentĂ© Saint-Étienne, Lyon, Marseille, les quartiers populaires d’ici et d’ailleurs, et y a relevĂ© ce que la RĂ©publique a voulu rĂ©duire en cendres : la mĂ©moire coloniale, les pas des aĂŻeux venus des Suds, les vies enfouies sous les dĂ©combres de l’oubli.
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite la vie », écrivait Darwich. Léla, elle, écoute les voix qui montent, justement, des ruines et nous les offre avec une délicatesse, pudeur et humilité transcendantes.

đŸ”„Au sein de la collection Silence, LĂ©la a fait Ɠuvre de fouilleuse, non d’archĂ©ologue figĂ©e, mais de veilleuse de feux. Elle a redonnĂ© un nom, un visage, une rue, Ă  celles et ceux que l’Histoire officielle avait recouverts de poussiĂšre.

Aujourd’hui, c’est Ă  Marseille que LĂ©la poursuit le combat avec la constance des oliviers qui repoussent aprĂšs le feu, toujours plus robustes aux racines profondes, aux branches obstinĂ©es, debout portĂ©s par une dignitĂ© sans faille.

💚Parce que de toute ruine peut s’élever une voix. Parce qu’aucune cendre n’a jamais Ă©touffĂ© un chant.

đŸ™đŸœ Merci, LĂ©la, d’ĂȘtre parmi les voix fidĂšles de la collection Silence.

Co-direction : Nora Mekmouche et Soraya Guendouz

âœđŸŸEditions Cris Ecrits ACT

📍https://www.approches.fr/la-collection/

âœđŸŸ Il est des Ă©critures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.Elles avancent dans les dĂ©combres du temps,...
15/06/2026

âœđŸŸ Il est des Ă©critures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.
Elles avancent dans les dĂ©combres du temps, parmi les vestiges, les oublis, les silences accumulĂ©s comme des couches de poussiĂšre sur la mĂ©moire des ĂȘtres.

L’écriture crĂ©ative de Nora Mekmouche appartient Ă  cette lignĂ©e rare.
Dans Silences en ruines, voix sous les cendres, elle ne cherche pas Ă  reconstruire ce qui fut. Elle recueille ce qui demeure. Une vibration, une trace, un tremblement, une braise encore chaude sous l’épaisseur des jours.

Son Ɠuvre est une archĂ©ologie du sensible. Elle descend dans les profondeurs oĂč les voix dispersĂ©es continuent de respirer, lĂ  oĂč les absences elles-mĂȘmes continuent de nous habiter.

Entre ruine et naissance, effacement et surgissement, elle dessine un nouveau monde qui ne conquiert rien, mais rĂ©vĂšle. Une exigence : celle d’ĂȘtre Ă  l’écoute du monde avant de le nommer, de le sublimer.

đŸ”„ Et soudain, dans l’obscur travail des cendres, quelque chose renaĂźt, notre attachement Ă  la vie.

Adresse

39 Rue Paradis
Marseille
13001

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