Approches Cultures & Territoires

Approches Cultures & Territoires ACT est un centre de ressources et de formation sur la question migratoire. Accompagnement, formation

Ressources sur la diversité culturelle, l'histoire de l'immigration, l'éducation, la lutte contre les discriminations.

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise. Léla Bencharif est de celles qui se penchent...
23/06/2026

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise.

Léla Bencharif est de celles qui se penchent, soufflent et bâtissent sous les ruines.
Docteure en géographie sociale et urbaine, elle a arpenté Saint-Étienne, Lyon, Marseille, les quartiers populaires d’ici et d’ailleurs, et y a relevé ce que la République a voulu réduire en cendres : la mémoire coloniale, les pas des aïeux venus des Suds, les vies enfouies sous les décombres de l’oubli.
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite la vie », écrivait Darwich. Léla, elle, écoute les voix qui montent, justement, des ruines et nous les offre avec une délicatesse, pudeur et humilité transcendantes.

🔥Au sein de la collection Silence, Léla a fait œuvre de fouilleuse, non d’archéologue figée, mais de veilleuse de feux. Elle a redonné un nom, un visage, une rue, à celles et ceux que l’Histoire officielle avait recouverts de poussière.

Aujourd’hui, c’est à Marseille que Léla poursuit le combat avec la constance des oliviers qui repoussent après le feu, toujours plus robustes aux racines profondes, aux branches obstinées, debout portés par une dignité sans faille.

💚Parce que de toute ruine peut s’élever une voix. Parce qu’aucune cendre n’a jamais étouffé un chant.

🙏🏽 Merci, Léla, d’être parmi les voix fidèles de la collection Silence.

Co-direction : Nora Mekmouche et Soraya Guendouz

✍🏾Editions Cris Ecrits ACT

📍https://www.approches.fr/la-collection/

✍🏾 Il est des écritures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.Elles avancent dans les décombres du temps,...
15/06/2026

✍🏾 Il est des écritures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.
Elles avancent dans les décombres du temps, parmi les vestiges, les oublis, les silences accumulés comme des couches de poussière sur la mémoire des êtres.

L’écriture créative de Nora Mekmouche appartient à cette lignée rare.
Dans Silences en ruines, voix sous les cendres, elle ne cherche pas à reconstruire ce qui fut. Elle recueille ce qui demeure. Une vibration, une trace, un tremblement, une braise encore chaude sous l’épaisseur des jours.

Son œuvre est une archéologie du sensible. Elle descend dans les profondeurs où les voix dispersées continuent de respirer, là où les absences elles-mêmes continuent de nous habiter.

Entre ruine et naissance, effacement et surgissement, elle dessine un nouveau monde qui ne conquiert rien, mais révèle. Une exigence : celle d’être à l’écoute du monde avant de le nommer, de le sublimer.

🔥 Et soudain, dans l’obscur travail des cendres, quelque chose renaît, notre attachement à la vie.

12/06/2026

🛑 Il existe des dates qui ne passent pas. Elles demeurent sous la peau des peuples, dans les récits transmis à voix basse, dans les absences que les archives ne savent pas toujours nommer.

À l’occasion de sa rencontre avec Mehdi Lallaoui, le Centre de ressources ACT a ouvert un espace de réflexion autour des mémoires coloniales, de la transmission et de l’exigence de justice.

Avec Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, Mehdi Lallaoui ne se contente pas de documenter un événement historique. Il interroge ce que produit l’effacement. Il questionne les mécanismes par lesquels certaines vies deviennent visibles dans le récit national tandis que d’autres sont condamnées à l’ombre.

Sétif, Guelma, Kherrata. Trois noms qui continuent de porter le poids d’une vérité longtemps reléguée aux marges. Trois noms qui rappellent que la mémoire n’est jamais un simple exercice de commémoration. Elle est un terrain de lutte où se confrontent le souvenir et l’oubli, la parole et le silence, la reconnaissance et le déni.

Notre échange avec Mehdi Lallaoui nous rappelle que raconter l’histoire, ce n’est pas seulement regarder derrière soi. C’est interroger le présent. C’est comprendre que la justice commence souvent là où les silences prennent fin.

Car ce qui est en jeu dans la mémoire n’est pas le passé. C’est le droit des vivants à hériter d’une vérité entière.

✍🏾Les ruines ne gardent pas seulement la mémoire des effondrements. Elles abritent aussi ce qui persiste.Des voix demeur...
08/06/2026

✍🏾Les ruines ne gardent pas seulement la mémoire des effondrements. Elles abritent aussi ce qui persiste.

Des voix demeurées vivantes sous les décombres du silence.
Des paroles que l’on croyait dispersées et qui continuent pourtant de faire monde. Des écrits qui fissurent les murs et s’invitent à l’endroit d’un autre récit.

📕Dans Silences en ruines, voix sous les cendres, rappelle que prendre la parole n’est jamais un geste anodin. C’est refuser l’effacement. C’est inscrire sa voix dans une histoire plus vaste, traversée de luttes, de mémoires et d’exigence de justice.

Car parler, malgré les injonctions au silence, c’est déjà ouvrir un espace de relation, un lieu à soi.
C’est faire entendre que nos récits ne sont pas périphériques, mais constitutifs du monde en mouvement.

Sous les cendres demeurent des braises.
Sous les braises, des voix.
Et dans ces voix, la possibilité obstinée de bâtir un abri collectif.

✨ Une voix, un extrait ✨

📍Retrouvez le lien de l’ouvrage collectif Silences en ruines, voix sous les cendres en bio ❣️

Co-direction : Nora Mekmouche et Soraya Guendouz


06/06/2026

✨ Suite de nos ateliers avec l’historien Noureddine Amara et les jeunes des quartiers populaires de Marseille ✨

✍🏽 Qu’est ce que l’écriture comme dispositif politique face à la figure de l’insupportable ?

Dans le contexte colonial, certaines vies, certaines paroles, certaines présences deviennent “insupportables” parce qu’elles exposent le travail de sélection, de tri et d’effacement qui produit l’histoire officielle.
L’insupportable n’est donc pas marginal, Il est structurel. Il est la trace de ce que le récit dominant doit exclure pour se maintenir comme récit légitime.
Dans ces conditions, écrire l’histoire n’est jamais un geste de mémoire. C’est un acte de pouvoir : décider ce qui entre dans l’intelligible et ce qui doit rester hors champ.

📍La question n’est donc pas : “qui a la parole ?” Mais : “qui est rendu supportable comme sujet de parole ?”
Et à quelles conditions un corps, une expérience, une histoire deviennent-ils dicibles sans mettre en crise l’ordre qui les raconte ?

✍🏽 L’écriture n’est pas un espace neutre.
C’est un lieu de lutte entre ce qui doit être rendu invisible pour que le récit tienne et ce qui insiste pour apparaître malgré tout.

❓Noureddine Amara est spécialiste de l’histoire coloniale et auteur d’une thèse sur les questions de la nationalité des Algériens qui s’intitule « Faire la France en Algérie : émigration algérienne, mésusages du nom et conflits de nationalité dans le monde. De la chute d’Alger aux années 1930 ».

📻Pour aller plus loin, vous pouvez écouter notre podcast « Pourquoi tu cries ? » : https://audioblog.arteradio.com/blog/250927/podcast/257082/pourquoi-tu-cries-34-entretien-avec-noureddine-amara

💚

02/06/2026

✨ Laisser des traces, rendre justice ✨

Le centre de ressources sur les migrations ACT a accueilli l’historien Noureddine Amara autour d’ateliers en direction des jeunes des quartiers populaires de Marseille.

❓En parcourant l’histoire coloniale et ses prolongements contemporains, nous avons interrogé ce qui demeure lorsque les événements semblent appartenir au passé : les mémoires, les silences, les héritages visibles et invisibles qui continuent d’habiter notre présent.

Les travaux de Noureddine Amara nous rappellent que l’histoire n’est jamais neutre. Certaines trajectoires sont archivées, racontées et transmises. D’autres sont effacées, fragmentées, dépouillées ou reléguées aux marges du récit collectif. Pourtant, les traces demeurent. Dans les familles, dans les langues, dans les quartiers, dans les corps et dans les imaginaires.

Au fil des échanges, une conviction s’est dessinée : rendre justice ne consiste pas seulement à reconnaître des faits. C’est aussi reconnaître des savoirs, des expériences et des mémoires trop longtemps tenus à distance de l’histoire officielle.

Ce que les philosophes appellent la justice épistémique commence peut-être ici : dans la possibilité donnée à chacun de voir son expérience reconnue comme digne d’être racontée, entendue et transmise. Dans la capacité à faire place à des récits longtemps minorés afin qu’ils puissent contribuer à une compréhension du monde incarnée.

Cet atelier fut un moment de ce partage : un moment où l’histoire a cessé d’être un simple objet d’étude pour devenir une ressource vivante, capable de relier les subjectivités, de réparer les silences et d’ouvrir des espaces de résistance.

Car laisser des traces n’est pas seulement un acte de mémoire.

👉🏼C’est un acte de justice.

🙏🏽 Merci à Noureddine Amara pour la générosité de sa transmission, sa rigueur et son exigence et merci aux jeunes pour la profondeur de leurs questionnements, de leurs paroles et de leurs engagements.

🙏🏽 Merci à l’association Mtsachiya et à .assou et pour la profondeur de leurs engagements ✨

UNE VOIX, UN EXTRAITCette semaine, découvrez un extrait du texte de Habiba Djahnine, poétesse, cinéaste, militante, fémi...
02/06/2026

UNE VOIX, UN EXTRAIT
Cette semaine, découvrez un extrait du texte de Habiba Djahnine, poétesse, cinéaste, militante, féministe, publié dans Silences en ruines, voix sous les cendres, éditions Cris écrits/ ACT, 2025.

À travers ce texte, elle emprunte les voies de libération et fait de la création le lieu d’une politisation et d’une subjectivation incarnées ❣️

🖋️“Mon enfance a connu la nécessité de mon silence et le mot, les mots-dits sont nés d’une nécessité politique..”

📒 Un ouvrage collectif réunissant plus de 30 auteur·ices, chercheur·es, militant·es et artistes autour des questions de mémoire, de transmission et de résistances.

📮 Disponible en librairie sur commande ou via :
[email protected]

👉🏼https://www.approches.fr/la-collection/

28/05/2026

Suite du séminaire « Trajectoires et quartiers populaires : quelles ambitions collectives ? » avec le sociologue Marwan Mohammed 🔥

❓De quoi parle t-on lorsqu’on parle « d’ambition scolaire » pour les jeunes des quartiers populaires ?

À travers son trajet de vie, ses recherches et ses nombreux engagements, le sociologue Marwan Mohammed nous invite à une lecture critique d’un système qui reproduit et maintient les inégalités structurelles.

💬Lors de cette table ronde, il s’agissait d’identifier collectivement les stratégies et les résistances à l’œuvre des acteurs des quartiers populaires avec :

Wacil Assoumani, directeur du centre social du grand Saint-Antoine fondateur de l’ association Mtsachiya, qui se situe dans les quartiers nord de Marseille,
Hinda Bennour, co-fondatrice de l’association Les Minots de Saint- Charles, une association essentiellement composée de parents d’élèves qui se situe dans le 3ème arrondissement de Marseille
Marwan Mohammed, Sociologue, chargé de recherche au CNRS dont le dernier ouvrage, C’était pas gagné, de l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada (Editions Seuil) fut une véritable inspiration pour la préparation de ce séminaire 📕

🎥 Découvrez aujourd’hui un extrait de son intervention.

👉🏼 Retrouvez l’intégralité de la table ronde ici : https://m.youtube.com/watch?v=DoKt_rk0vRM

23/05/2026

💬Nous avons été ravis de proposer cette table ronde dans le cadre d’un séminaire qui s’intitule Trajectoires et quartiers populaires : quelles ambitions collectives ? organisé par La DREETS-PACA, la région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec le soutien de l’association
Approches Cultures et Territoires (ACT) et de Cité Ressources (centre de ressource politique de la ville).

Avec Wacil Assoumani .assou, directeur du centre social du grand Saint-Antoine fondateur de l’ association Mtsachiya, qui se situe dans les quartiers nord de Marseille,
, co-fondatrice de l’association Les Minots de Saint- Charles, une association essentiellement composée de parents d’élèves qui se situe dans le 3ème arrondissement de Marseille
Marwan Mohammed , Sociologue, chargé de recherche au CNRS dont le dernier ouvrage, C’était pas gagné, de l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada (Editions Seuil) fut une véritable inspiration pour la préparation de ce séminaire 📕

❓❓Dans le cadre de cette discussion animée par Soraya Guendouz, directrice du centre de ressources ACT, nous avons construit une lecture critique sur ce que l’on appelle « l’ambition scolaire » pour des élèves des quartiers populaires, identifier les multiples obstacles auxquels ils sont confrontés mais aussi les diverses formes de résistances à l’œuvre.

📍C’est à travers les parcours et engagements d’acteurs des quartiers populaires que nous avons fait le choix de raconter une histoire collective qui raconte aussi la fabrique de rapports sociaux de domination.

Nous vous présentons aujourd’hui un extrait de l’intervention puissante d’Hinda Bennour mais vous pouvez écouter l’intégralité de la table ronde ici :

👉🏼https://m.youtube.com/watch?v=DoKt_rk0vRM

21/05/2026

🎙️ Dans cet épisode de Pourquoi tu cries ? Soraya Guendouz nous propose une discussion avec la grande Faïza Guène autour de ce qui traverse l’écriture avant même les mots : les savoirs incarnés, les langues éprouvées, les corps porteurs de mémoires qui continuent de trouer notre présent.

❣️Une discussion autour de l’intime comme lieu politique et sensible.

Nous avons parlé du lieu depuis lequel on écrit, celui des décombres parfois et de ce qui nous écrit aussi malgré nous.

Des héritages, des silences, des déplacements entre les langues, entre les mondes. De ce que la littérature permet de déposer, de réparer, de rebâtir, face à une urgence qui fait de la reconstitution collective un défi permanent.

💬 Une conversation dense, vivante, profondément incarnée, habitée ; là où se loge une beauté qui, encore aujourd’hui, continue de nous poursuivre ici à ACT. 🎙️

🙏🏽 Merci Faïza, pour cette humilité que rencontre une dignité sans cesse réaffirmée.

Pour écouter l’épisode : https://www.approches.fr/pourquoi-tu-cries-40-entretien-avec-faiza-guene/

Réalisation : Coline Charbonnier

Adresse

39 Rue Paradis
Marseille
13001

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