Approches Cultures & Territoires

Approches Cultures & Territoires ACT est un centre de ressources et de formation sur la question migratoire. Accompagnement, formation

Ressources sur la diversité culturelle, l'histoire de l'immigration, l'éducation, la lutte contre les discriminations.

✨Belles vacances à vous ! ✨Le centre de ressources ACT est fermé du 03 au 30 août mais nous nous retrouverons dès le 1er...
03/08/2026

✨Belles vacances à vous ! ✨

Le centre de ressources ACT est fermé du 03 au 30 août mais nous nous retrouverons dès le 1er Septembre avec de nouveaux espaces et de belles productions et explorations collectives 💚

Comme chaque année, notre parti pris est bien plus que la fabrique de souvenirs mais une manière de continuer à regarder et critiquer le monde avec plus de justesse et de profondeur.

Le détail de la programmation de l’automne viendra bientôt. D’ici là, cet été une image nous accompagne, celle d’une braise qui couve sous la cendre, invisible mais jamais éteinte.
Tant qu’il y aura des maisons pour publier ce qui dérange, et des lieux pour l’accueillir, cette braise continuera de couver.
Longue vie à la pensée critique qui ne s’endort pas même l’été où des milliers d’entre nous continuent de faire de nos récits la promesse d’un monde plus vivable.

D’ici là, prenez soin de vous, de vos proches et de nos utopies 🌲

✨Ravies de vous retrouver demain dans le cadre de la La 2ᵉ édition du Festival Empreintes Africaines ! ✨👉🏼une programmat...
01/08/2026

✨Ravies de vous retrouver demain dans le cadre de la La 2ᵉ édition du Festival Empreintes Africaines ! ✨

👉🏼une programmation célébrant les mémoires, les créations et les luttes des femmes africaines et afro-descendantes, à l’occasion de la Journée Internationale des Femmes Africaines.

⁉️Empreintes Africaines est un espace de célébration, de transmission et de rencontres qui met en lumière les mobilisations politiques, culturelles et artistiques des femmes et des minorités de genre issues des différents territoires du continent africain et des diasporas.

Au programme :
⋆⭒˚ Concerts & DJ sets
⋆⭒˚ Défilé de mode & Ballroom
⋆⭒˚ Projections
⋆⭒˚ Marché de créateur·ices
⋆⭒˚ Stages de chant et de danse
⋆⭒˚ Rencontre littéraire

👏🏽Bravo pour cette belle programmation qui résonne avec une si belle intensité dans les rues marseillaises et au plaisir d’échanger avec vous Tanimena Commerce Équitable👏🏽

Cris Ecrits Approches Cultures & Territoires Transitlibrairie La courte échelle / éditions transit

26/06/2026

🚨🎞️Suite de notre discussion avec le réalisateur Mehdi Lallaoui autour des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata 🇩🇿.

💚 Il y a des hommes qui se contentent de filmer, et il y a notre camarade Mehdi Lallaoui, qui désobéit avec une caméra et fait de l'art un lieu d'indocilité. Car filmer, dans ce pays-là, n'a jamais été neutre. Pour Mehdi, filmer c’est aller chercher, sous la Seine d'octobre 1961, les corps que la police de la République a jetés au fleuve. C'est retourner à Nanterre, dans la boue d'un bidonville que l'État français entretenait à l'écart de ses propres lois, pour affirmer qu’ici aussi on vivait, ici aussi on aimait, ici aussi, on est mort par lâcheté et décision publique.
Et c'est enfin aller à la rencontre des massacres de mai 1945 en Algérie, pour comprendre que ce 8 mai là, des corps célébraient l'illusion d'une libération pendant que d'autres corps étaient assassinés par milliers.

✍🏾 Mehdi Lallaoui ramasse et préserve ce que l'archive coloniale a jeté, une phrase coupée en deux par un préfet, un prénom, un visage, une âme. Il rend leurs noms propres à ceux qu'on avait rangés sous des matricules, les indigènes, les FMA, les sujets français toute cette grammaire administrative inventée pour ne pas avoir à dire, citoyens, humains, Algériens.

🎥 Filmer, ici, c'est nommer ce que l'État a méthodiquement tu. C'est arracher la mémoire au folklore commémoratif et à la repentance polie et édulcorée.
L'historien Noureddine Amara le dit sans détour « La mémoire ne vaut pas justice». Autrement dit, les hommages ne réparent pas et ne rendent pas les morts. La reconnaissance présidentielle, à dose homéopathique, n'est pas une politique, c'est une diplomatie de l'oubli.

⁉️Ce qui est dû, c'est autre chose. Ce qui est dû, c'est la vérité d'État, l'archive ouverte, la qualification des crimes coloniaux pour ce qu'ils sont, des crimes contre l'humanité. Et Noureddine Amara ajoute et c'est là que se tient toute l'œuvre de Mehdi Lallaoui :
« Le chemin de la justice est non seulement chemin de l'émancipation, mais aussi et surtout, le chemin de la dignité ».

👉🏼Alors filmer devient un geste politique contre la falsification, contre la déshumanisation. Mehdi Lallaoui continue, depuis plus de cinquante ans, de marcher plan après plan sur ce chemin-là, jusqu'à ce que les morts cessent d'être un objet d'étude et redeviennent des visages et une exigence politique, éthique et ontologique.

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise. Léla Bencharif est de celles qui se penchent...
23/06/2026

📕 Il est des militantes qui savent que sous chaque silence dort une braise.

Léla Bencharif est de celles qui se penchent, soufflent et bâtissent sous les ruines.
Docteure en géographie sociale et urbaine, elle a arpenté Saint-Étienne, Lyon, Marseille, les quartiers populaires d’ici et d’ailleurs, et y a relevé ce que la République a voulu réduire en cendres : la mémoire coloniale, les pas des aïeux venus des Suds, les vies enfouies sous les décombres de l’oubli.
« Sur cette terre, il y a ce qui mérite la vie », écrivait Darwich. Léla, elle, écoute les voix qui montent, justement, des ruines et nous les offre avec une délicatesse, pudeur et humilité transcendantes.

🔥Au sein de la collection Silence, Léla a fait œuvre de fouilleuse, non d’archéologue figée, mais de veilleuse de feux. Elle a redonné un nom, un visage, une rue, à celles et ceux que l’Histoire officielle avait recouverts de poussière.

Aujourd’hui, c’est à Marseille que Léla poursuit le combat avec la constance des oliviers qui repoussent après le feu, toujours plus robustes aux racines profondes, aux branches obstinées, debout portés par une dignité sans faille.

💚Parce que de toute ruine peut s’élever une voix. Parce qu’aucune cendre n’a jamais étouffé un chant.

🙏🏽 Merci, Léla, d’être parmi les voix fidèles de la collection Silence.

Co-direction : Nora Mekmouche et Soraya Guendouz

✍🏾Editions Cris Ecrits ACT

📍https://www.approches.fr/la-collection/

✍🏾 Il est des écritures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.Elles avancent dans les décombres du temps,...
15/06/2026

✍🏾 Il est des écritures qui ne naissent pas de la parole, mais de son manque.
Elles avancent dans les décombres du temps, parmi les vestiges, les oublis, les silences accumulés comme des couches de poussière sur la mémoire des êtres.

L’écriture créative de Nora Mekmouche appartient à cette lignée rare.
Dans Silences en ruines, voix sous les cendres, elle ne cherche pas à reconstruire ce qui fut. Elle recueille ce qui demeure. Une vibration, une trace, un tremblement, une braise encore chaude sous l’épaisseur des jours.

Son œuvre est une archéologie du sensible. Elle descend dans les profondeurs où les voix dispersées continuent de respirer, là où les absences elles-mêmes continuent de nous habiter.

Entre ruine et naissance, effacement et surgissement, elle dessine un nouveau monde qui ne conquiert rien, mais révèle. Une exigence : celle d’être à l’écoute du monde avant de le nommer, de le sublimer.

🔥 Et soudain, dans l’obscur travail des cendres, quelque chose renaît, notre attachement à la vie.

12/06/2026

🛑 Il existe des dates qui ne passent pas. Elles demeurent sous la peau des peuples, dans les récits transmis à voix basse, dans les absences que les archives ne savent pas toujours nommer.

À l’occasion de sa rencontre avec Mehdi Lallaoui, le Centre de ressources ACT a ouvert un espace de réflexion autour des mémoires coloniales, de la transmission et de l’exigence de justice.

Avec Les Massacres de Sétif, un certain 8 mai 1945, Mehdi Lallaoui ne se contente pas de documenter un événement historique. Il interroge ce que produit l’effacement. Il questionne les mécanismes par lesquels certaines vies deviennent visibles dans le récit national tandis que d’autres sont condamnées à l’ombre.

Sétif, Guelma, Kherrata. Trois noms qui continuent de porter le poids d’une vérité longtemps reléguée aux marges. Trois noms qui rappellent que la mémoire n’est jamais un simple exercice de commémoration. Elle est un terrain de lutte où se confrontent le souvenir et l’oubli, la parole et le silence, la reconnaissance et le déni.

Notre échange avec Mehdi Lallaoui nous rappelle que raconter l’histoire, ce n’est pas seulement regarder derrière soi. C’est interroger le présent. C’est comprendre que la justice commence souvent là où les silences prennent fin.

Car ce qui est en jeu dans la mémoire n’est pas le passé. C’est le droit des vivants à hériter d’une vérité entière.

✍🏾Les ruines ne gardent pas seulement la mémoire des effondrements. Elles abritent aussi ce qui persiste.Des voix demeur...
08/06/2026

✍🏾Les ruines ne gardent pas seulement la mémoire des effondrements. Elles abritent aussi ce qui persiste.

Des voix demeurées vivantes sous les décombres du silence.
Des paroles que l’on croyait dispersées et qui continuent pourtant de faire monde. Des écrits qui fissurent les murs et s’invitent à l’endroit d’un autre récit.

📕Dans Silences en ruines, voix sous les cendres, rappelle que prendre la parole n’est jamais un geste anodin. C’est refuser l’effacement. C’est inscrire sa voix dans une histoire plus vaste, traversée de luttes, de mémoires et d’exigence de justice.

Car parler, malgré les injonctions au silence, c’est déjà ouvrir un espace de relation, un lieu à soi.
C’est faire entendre que nos récits ne sont pas périphériques, mais constitutifs du monde en mouvement.

Sous les cendres demeurent des braises.
Sous les braises, des voix.
Et dans ces voix, la possibilité obstinée de bâtir un abri collectif.

✨ Une voix, un extrait ✨

📍Retrouvez le lien de l’ouvrage collectif Silences en ruines, voix sous les cendres en bio ❣️

Co-direction : Nora Mekmouche et Soraya Guendouz


06/06/2026

✨ Suite de nos ateliers avec l’historien Noureddine Amara et les jeunes des quartiers populaires de Marseille ✨

✍🏽 Qu’est ce que l’écriture comme dispositif politique face à la figure de l’insupportable ?

Dans le contexte colonial, certaines vies, certaines paroles, certaines présences deviennent “insupportables” parce qu’elles exposent le travail de sélection, de tri et d’effacement qui produit l’histoire officielle.
L’insupportable n’est donc pas marginal, Il est structurel. Il est la trace de ce que le récit dominant doit exclure pour se maintenir comme récit légitime.
Dans ces conditions, écrire l’histoire n’est jamais un geste de mémoire. C’est un acte de pouvoir : décider ce qui entre dans l’intelligible et ce qui doit rester hors champ.

📍La question n’est donc pas : “qui a la parole ?” Mais : “qui est rendu supportable comme sujet de parole ?”
Et à quelles conditions un corps, une expérience, une histoire deviennent-ils dicibles sans mettre en crise l’ordre qui les raconte ?

✍🏽 L’écriture n’est pas un espace neutre.
C’est un lieu de lutte entre ce qui doit être rendu invisible pour que le récit tienne et ce qui insiste pour apparaître malgré tout.

❓Noureddine Amara est spécialiste de l’histoire coloniale et auteur d’une thèse sur les questions de la nationalité des Algériens qui s’intitule « Faire la France en Algérie : émigration algérienne, mésusages du nom et conflits de nationalité dans le monde. De la chute d’Alger aux années 1930 ».

📻Pour aller plus loin, vous pouvez écouter notre podcast « Pourquoi tu cries ? » : https://audioblog.arteradio.com/blog/250927/podcast/257082/pourquoi-tu-cries-34-entretien-avec-noureddine-amara

💚

02/06/2026

✨ Laisser des traces, rendre justice ✨

Le centre de ressources sur les migrations ACT a accueilli l’historien Noureddine Amara autour d’ateliers en direction des jeunes des quartiers populaires de Marseille.

❓En parcourant l’histoire coloniale et ses prolongements contemporains, nous avons interrogé ce qui demeure lorsque les événements semblent appartenir au passé : les mémoires, les silences, les héritages visibles et invisibles qui continuent d’habiter notre présent.

Les travaux de Noureddine Amara nous rappellent que l’histoire n’est jamais neutre. Certaines trajectoires sont archivées, racontées et transmises. D’autres sont effacées, fragmentées, dépouillées ou reléguées aux marges du récit collectif. Pourtant, les traces demeurent. Dans les familles, dans les langues, dans les quartiers, dans les corps et dans les imaginaires.

Au fil des échanges, une conviction s’est dessinée : rendre justice ne consiste pas seulement à reconnaître des faits. C’est aussi reconnaître des savoirs, des expériences et des mémoires trop longtemps tenus à distance de l’histoire officielle.

Ce que les philosophes appellent la justice épistémique commence peut-être ici : dans la possibilité donnée à chacun de voir son expérience reconnue comme digne d’être racontée, entendue et transmise. Dans la capacité à faire place à des récits longtemps minorés afin qu’ils puissent contribuer à une compréhension du monde incarnée.

Cet atelier fut un moment de ce partage : un moment où l’histoire a cessé d’être un simple objet d’étude pour devenir une ressource vivante, capable de relier les subjectivités, de réparer les silences et d’ouvrir des espaces de résistance.

Car laisser des traces n’est pas seulement un acte de mémoire.

👉🏼C’est un acte de justice.

🙏🏽 Merci à Noureddine Amara pour la générosité de sa transmission, sa rigueur et son exigence et merci aux jeunes pour la profondeur de leurs questionnements, de leurs paroles et de leurs engagements.

🙏🏽 Merci à l’association Mtsachiya et à .assou et pour la profondeur de leurs engagements ✨

UNE VOIX, UN EXTRAITCette semaine, découvrez un extrait du texte de Habiba Djahnine, poétesse, cinéaste, militante, fémi...
02/06/2026

UNE VOIX, UN EXTRAIT
Cette semaine, découvrez un extrait du texte de Habiba Djahnine, poétesse, cinéaste, militante, féministe, publié dans Silences en ruines, voix sous les cendres, éditions Cris écrits/ ACT, 2025.

À travers ce texte, elle emprunte les voies de libération et fait de la création le lieu d’une politisation et d’une subjectivation incarnées ❣️

🖋️“Mon enfance a connu la nécessité de mon silence et le mot, les mots-dits sont nés d’une nécessité politique..”

📒 Un ouvrage collectif réunissant plus de 30 auteur·ices, chercheur·es, militant·es et artistes autour des questions de mémoire, de transmission et de résistances.

📮 Disponible en librairie sur commande ou via :
[email protected]

👉🏼https://www.approches.fr/la-collection/

Adresse

39 Rue Paradis
Marseille
13001

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