24/05/2026
C’est un peu avant 9 heures du matin. Nous nous retrouvons tous sur le parking du Domaine départemental de Pichauris, sacs sur le dos, gourdes pleines et pique-nique bien rangé. L'ambiance ressemble davantage au départ d'une balade entre copains qu'à l'entrée d'un théâtre. Pourtant, c'est bien un spectacle qui nous attend.
nous partons sur les sentiers. Les collines provençales s'étendent autour de nous : pins, garrigue, odeur du thym chauffé par le soleil et vues dégagées sur les reliefs. La marche est tranquille, avec quelques montées et descentes, mais rien de très technique. Très vite, les conversations du groupe se mêlent au chant des cigales.
Au détour d'un chemin, quelque chose change. Des personnages apparaissent comme s'ils faisaient naturellement partie du paysage. Nous nous asseyons dans l'herbe, presque au milieu d'eux. La première scène commence. : les collines deviennent le décor.
Nous sommes si proches des comédiens que nous voyons leurs regards, leurs hésitations, leurs émotions.
Au fil de la journée, nous accompagnons l'histoire d'Angèle, jeune femme séduite puis abandonnée, dans une Provence rurale où le regard des autres pèse lourd. Entre deux scènes, nous reprenons la marche avec nos amis. Nous discutons de ce que vous venez de voir : certains prennent parti pour un personnage, d'autres s'indignent de ses choix. Peu à peu, le groupe devient presque un groupe de compagnons de route de l'histoire.
Vers midi, tout le monde s'installe pour le pique-nique. On partage un sandwich, on échange ses impressions, on contemple le paysage. Puis l'aventure reprend.
L'après-midi, les scènes gagnent souvent en intensité. Les émotions résonnent différemment en plein air : une dispute semble plus brutale sous le ciel immense, une réconciliation plus touchante au milieu des collines silencieuses.
Office de Tourisme de Marseille.
Quand la dernière scène arrive, après près de 10 kilomètres parcourus ensemble, nous avons le sentiment d'avoir vécu une journée complète dans un autre temps. Sur le chemin du retour, les discussions continuent naturellement.
Ce n'est plus seulement un spectacle ni seulement une randonnée ; c'est une expérience collective où la marche, la nature et le théâtre ne font plus qu'un.