09/10/2026
🇨🇺 LE CHE : ILS ONT TUÉ L’HOMME, PAS Les IDÉES
Il y a 59 ans, le 9 octobre 1967, Ernesto Ernesto Che Guevara était assassiné à La Higuera, en Bolivie.
La veille, blessé et capturé par l’armée bolivienne, le Che aurait pu être fait prisonnier. Il fut exécuté.
Son corps fut ensuite exposé, photographié, puis enterré clandestinement. Ses mains furent même amputées afin de confirmer son identité. Pendant près de trente ans, le lieu de sa sépulture resta secret. En 1997, ses restes furent finalement retrouvés et ramenés à Cuba.
Mais il y a quelque chose que ses adversaires n’avaient manifestement pas prévu.
On peut tuer un homme.
On ne tue pas les idées avec une b***e.
Le Che n'est pas devenu un symbole parce qu'il aurait été un personnage parfait. Il fut un homme de son époque, avec ses choix, ses combats, ses contradictions et ses erreurs. Son parcours révolutionnaire en Afrique et en Bolivie connut des échecs, et l'histoire de la lutte armée latino-américaine doit aussi être regardée avec ses limites et ses échecs.
Mais réduire le Che à une image sur un tee-shirt ou, à l'inverse, tenter de le réduire à une caricature, c'est passer à côté de l'essentiel.
Le Che avait choisi de ne pas rester spectateur.
Il aurait pu conserver les responsabilités qu'il occupait à Cuba. Il aurait pu rester ministre, voyager, écrire ses mémoires et vivre tranquillement.
Il choisit autre chose.
Il partit combattre là où il pensait que l'injustice et la domination imposaient de ne pas détourner le regard.
C'est cette cohérence entre la pensée et l'action qui explique, au-delà des frontières de Cuba et de l'Amérique latine, la force durable de son image.
Après sa mort, son visage photographié par Alberto Korda devint l'une des images politiques les plus reconnaissables du XXe siècle et un symbole des luttes sociales et anti-impérialistes.
59 ans après, la question n'est donc pas seulement :
« Qui était le Che ? »
La question est aussi :
Pourquoi son nom continue-t-il d'être prononcé par ceux qui refusent la résignation ?
Pourquoi son visage apparaît-il encore dans les manifestations, sur les murs, dans les universités, dans les mouvements de solidarité ?
Parce que le Che représente pour beaucoup une idée simple et exigeante :
ne pas accepter l'injustice comme une fatalité.
Pour Cuba Linda, se souvenir du Che ne signifie pas transformer un homme en statue.
C'est se souvenir d'un engagement.
C'est défendre la solidarité entre les peuples.
C'est refuser qu'un pays soit condamné parce qu'il veut décider lui-même de son avenir.
C'est continuer à faire vivre cette idée que la solidarité internationale n'est pas un slogan, mais un acte.
Aujourd'hui encore, à Cuba, son visage est présent. Mais son héritage ne se résume pas à une photographie.
Le Che est mort en Bolivie.
Son combat, lui, a traversé les frontières.
Et c'est peut-être là que réside le paradoxe de son assassinat :
ceux qui voulaient faire disparaître le Che ont contribué à faire de lui un symbole mondial.
🇨🇺 59 ans après, Cuba se souvient.
Et nous aussi.
HASTA SIEMPRE, COMANDANTE.