Résister Aujourd'hui

Résister Aujourd'hui Association créée en 1994 pour perpétuer la mémoire de la Résistance et de la déportation et entretenir la vigilance au présent.

https://www.facebook.com/ResisterAujourdhui1994 L’association a pour but de perpétuer la mémoire de la Résistance et de la Déportation. S'inspirant de cette mémoire, l'association mène toutes les actions permettant de promouvoir les Valeurs Humanistes et se montre très vigilante en dénonçant toutes atteintes aux Droits de l'Homme. Elle stigmatise, forte de son unicité et fidèle aux idéaux de la Ré

sistance et aux promesses des Déporté.e.s, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, toute apologie renaissante du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie, des nationalismes exacerbés, de l’intolérance, de l’épuration ethnique, des résurgences sous toutes leurs formes du fascisme et du n***sme car les démons du passé peuvent reprendre le dessus et nous écraser si nous sommes divisés sur l’essentiel. Elle s'oppose résolument à toute tentative de type négationniste visant à dénaturer les actions, l'esprit et les valeurs de la Résistance, à contester les "crimes contre l'Humanité". Elle défend les intérêts moraux et l'honneur de la Résistance, des Résistants et des Déportés. Elle défend les acquis du Conseil National de la Résistance L'association demeure indépendante de tous Partis et Religions. Y adhèrent tous ceux qui se sentent héritiers des valeurs de la Résistance. Notre association est dirigée par des bénévoles et ne fonctionne que grâce aux cotisations, aux dons et à quelques petites subventions.

20/08/2026

☀️ Cet été, (re)découvrez les paroles d'experts du CHRD.

Historiens, historiennes, chercheurs, chercheuses et spécialistes partagent leurs analyses pour éclairer l'histoire, nourrir nos réflexions et mieux comprendre les enjeux du monde contemporain.

Chaque semaine, retrouvez une conférence à écouter où que vous soyez.

🎧 "Portraits croisés de femmes résistantes", une conférence de Claire Andrieu et Dominique Missika.

📷 Emile Rougé, Coll CHRD.

18/08/2026

18 aout 1944 libération du camp de Drancy

Le camp d'internement de Drancy ou camp de Drancy est la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France d'août 1941 à août 1944. Situé au nord-est de Paris, dans la ville de Drancy (alors dans le département de la Seine, aujourd'hui en Seine-Saint-Denis), ce camp est pendant trois ans le principal lieu d'internement avant déportation depuis la gare du Bourget (1942-1943) puis la gare de Bobigny (1943-1944) vers les camps d'extermination n***s, principalement Auschwitz. Neuf Juifs déportés de France sur dix passent par le camp de Drancy lors de la Shoah.

Le 27 août 1941, à l'issue d'une réunion entre représentants des autorités d'occupation — Theodor Dannecker — et des autorités françaises, le camp est placé sous la responsabilité du préfet de police. Ce dernier a sous ses ordres la gendarmerie et les services du ravitaillement de la préfecture de la Seine. Le chef de camp est un commissaire de police. En réalité, le camp est « sous l'autorité directe des Allemands qui prononcent les internements et les libérations, et règlent par des instructions précises son régime intérieur », indique en mai 1942 une note de l'inspecteur général de la Santé et de l'Assistance Eugène Aujaleu.

Pendant ses trois années d'existence, le camp de Drancy est sous les directions successives de Theodor Dannecker jusqu'en juillet 1942, Heinz Röthke jusqu'en juin 1943 et Alois Brunner à partir de juillet 1943. Tous trois étaient des SS.

Le camp de Drancy est gardé par des gendarmes français, installés dans les « gratte-ciels » derrière le bâtiment en U où sont internés les prisonniers, même si son fonctionnement est sous le contrôle du Service des affaires juives de la Gestapo.

Jusqu'au 17 août 1944, le camp fonctionne ainsi comme lieu principal de rassemblement et de déportation. Ce jour-là, le consul de Suède Raoul Nordling, muni d'un document émanant de l'État-major du général von Choltitz, entre dans le camp de Drancy avec des représentants de la Croix-Rouge. Parmi eux, l'assistante sociale Annette Monod est chargée de prendre la direction du camp et d'administrer la libération des détenus qu'il faut munir de papiers d'identité provisoire et de tickets de rationnement. Le capitaine SS Brunner, commandant du camp, prend la fuite.

Le lendemain, 18 août 1944, et le surlendemain 19 août 1944, 1 467 prisonniers sont libérés. Le souvenir de cette date est maintenu notamment au travers de plusieurs noms de voies et places en France.

Les 42 convois de déportation de Drancy partis du 27 mars 1942 au 23 juin 1943 sont partis de la gare du Bourget-Drancy (réseau Nord). Les 21 convois de déportation de Drancy partis du 18 juillet 1943 au 17 août 1944 sont partis de la gare de Bobigny (Grande Ceinture). Selon le décompte de Serge Klarsfeld et des FFDJF (Fils et filles des déportés juifs de France), 40 450 déportés sont partis de la gare du Bourget-Drancy et 22 450 de la gare de Bobigny.

58 de ces convois sont partis vers Auschwitz-Birkenau, deux vers Majdanek, deux pour Sobibór et un pour Kaunas et Tallinn. 47 convois transportaient mille personnes, 9 plus de mille (dont 3 transportant 1 500 personnes) et 7 moins de mille, dont le dernier. Ce dernier convoi, le 17 août 1944 — une semaine avant la libération de Paris —, permit à Alois Brunner et ses SS de fuir, en emmenant avec eux 51 déportés, dont Marcel Bloch, industriel connu après-guerre sous le nom de Marcel Dassault.

Jusqu'en juillet 1943, ces convois étaient escortés de militaires allemands et de gendarmes français. Par la suite, des policiers sont venus spécialement d'Allemagne.

À la Libération, des rescapés de Drancy portent plainte contre les gendarmes complices des N***s. Une instruction pour intelligence avec l'ennemi est ouverte contre 15 gendarmes, dont 10 sont renvoyés devant la cour de justice de la Seine, inculpés d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État. Tous sont laissés en liberté avant le procès, et trois prennent la fuite. Les sept autres plaident l'obéissance aux ordres reçus, malgré de nombreux témoignages de brutalité par des rescapés.

Le 22 mars 1947, la Cour de justice rend son arrêt : si tous les gendarmes sont reconnus coupables d'actes de nature à nuire à la Défense nationale, la Cour considère cependant qu'ils se sont réhabilités par « des actes de participation active, efficace et soutenue à la Résistance contre l'ennemi ». Seuls deux sont condamnés à de la prison ferme — deux ans — et à l'Indignité nationale pour cinq ans. Ils sont graciés et relevés de l'indignité nationale au bout d'un an

18/08/2026

Janusz Korczak (né le 22 juillet 1878 à Varsovie et mort le 6 août 1942 au Camp d'extermination de Treblinka), pseudonyme de Henryk Goldszmit, est un pédiatre, éducateur, pédagogue et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l'enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour son œuvre de pédagogie, sa littérature enfantine, et son engagement en faveur des droits de l'enfant. Il est reconnu comme le précurseur et l'inspirateur de la Convention des droits de l'enfant.

Grand témoin de son temps, il s'est battu toute sa vie pour défendre et faire respecter l'enfant, jusqu'à avoir choisi délibérément d'être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs de son orphelinat.

En 1911-1912, son Dom Sierot (La Maison des Orphelins) au 92 rue Krochmalna à Varsovie est inauguré. Il accueille les orphelins juifs et c'est l’un des plus beaux orphelinats d'Europe, possédant baignoires et chauffage central (luxe scandaleux à l'époque), conçu par Korczak, construit et fonctionnant avec des fonds d'œuvres philanthropiques de la communauté juive. Son projet pédagogique est d'avant-garde ; l'établissement-pilote est mixte. Janusz Korczak abandonne son poste à l’hôpital pour enfants pour en prendre la direction avec Stefania Wilczyńską. Il habite sur place, dans une chambre mansardée sous les toits.

Il publie notamment La Gloire et Une semaine de malheur de l’écolier Stasio.

Il y forme une « République des enfants » avec son propre Parlement, Tribunal et Journal et réduit en conséquence ses activités de médecin. En 1911, il prend la décision de ne pas fonder de famille.

Le 29 novembre 1940, Dom Sierot est déménagée dans le ghetto de Varsovie. Janusz Korczak affronte la Gestapo, est jeté en prison, en est libéré au bout d'un mois. Son ultime combat consiste à mendier pour nourrir les enfants et à se battre pied à pied, pendant presque deux ans, pour préserver leur dignité. Il tient son Journal du ghetto, un témoignage unique sauvegardé de justesse. Cinquante ans plus t**d, un livre entier de ses notes sera retrouvé anonymement.

Dans le ghetto, il continue à porter son uniforme polonais et refuse d'y associer le brassard blanc portant l'étoile de David bleue obligatoire pour les habitants du ghetto.

Pendant les deux dernières années de sa vie, il s'occupe presque exclusivement des enfants de son orphelinat. Il se demande s'il ne doit pas se suicider et euthanasier les nouveau-nés et personnes âgées du ghetto. Dans le même temps, Igor Newerly essaie d'obtenir des papiers à Korczak mais ce dernier refuse (ce qu'il fait à plusieurs reprises lorsque des occasions de s'échapper seul du ghetto se présentent).

Dans les trois derniers mois de sa vie, à partir de mai 1942, il travaille sur un mémoire du ghetto de Varsovie (publié à Varsovie en 1958). Il y écrit pour la dernière fois le 5, à propos de plantes et d'un soldat allemand posté près du mur du ghetto.

Décidant d'accompagner les 200 enfants de son orphelinat au camp d'extermination de Treblinka où ils sont déportés, il est assassiné avec les enfants à Treblinka le 5 août 1942 (ou peut-être le 8 août) dans des chambres à gaz. Le départ du ghetto a été maintes fois décrit par des témoignages extérieurs comme celui d'Irena Sendler ou de Władysław Szpilman (héros du film Le pianiste).

Au petit matin du 5 ou 6 août 1942 des soldats SS encerclent le Petit Ghetto. Selon Abraham Lewin, cela eut lieu le 7 août. Avant que le cortège ne remonte la rue Resursy Kupiecka, près de la rue Śliska, on n'est pas sûr de l'itinéraire emprunté pour aller à l’Umschlagplatz d'où partaient les convois pour Treblinka, peut-être par les rues Karmelicka et Zamenhof à Stawki, ou par les rues Żelazna et Smocza.

Le 8 août, Janusz Korczak menait les enfants, sans chapeau, avec des bottes militaires, tenant deux enfants par la main. Il y avait dans le cortège 192 enfants et près de dix de leurs soignants, dont Stefania Wilczyńska. Les enfants marchaient quatre par quatre dans leurs plus beaux habits, portant le drapeau du Roi Mathias Ier. Les Allemands ont proposé à Korczak la vie sauve, ce qu'il a refusé. Le même jour, l'armée nazie déporta de l'Umschlagplatz 4 000 enfants des orphelinats et leurs accompagnants du ghetto de Varsovie vers la mort.

La pièce de théâtre de Liliane Atlan, Monsieur Fugue ou le mal de terre est inspirée par le dernier trajet de Korczak avec les enfants. Le Musée Polin de Varsovie reconstitue l'itinéraire présumé de Korczak et des enfants jusqu'à l'Umschlagplatz

photo : Monument (Cénotaphe) de Janusz Korczak au Cimetière juif de Varsovie.

18/08/2026

Portrait d’une France sous l’occupation racontée à partir d’images amateurs, celles des Normands, photographes ou simple amateurs fortunés qui dès les années 30 s’étaient équipés de caméras super 8. Un film rare qui documente la vie qui continue malgré les bombes et les privations.

▶️ https://go.publicsenat.fr/voe

11/08/2026
10/08/2026

Daniel Cordier, né le 10 août 1920 à Bordeaux et mort le 20 novembre 2020 à Cannes, est un résistant, marchand d'art et historien français.

Après avoir été membre de la Fédération nationale des Camelots du roi, il s'engage dans la France libre dès juin 1940. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943 — au contact de qui ses opinions évoluent du nationalisme intégral maurrassien à une tendance plus libérale —, il consacre à celui-ci une biographie en plusieurs volumes d'une grande portée historique. Après la guerre, il est marchand d'art, critique, collectionneur et organisateur d'expositions, avant de se consacrer à des travaux d'historien et à la rédaction de son autobiographie Alias Caracalla (en trois tomes), et Les Feux de Saint-Elme.

En juin 1940, il se trouve avec sa famille à Bescat (Basses-Pyrénées), attendant avec impatience son incorporation prévue le 10 juillet. Le 17 juin, il écoute à la radio le premier discours de chef du gouvernement du maréchal Pétain, s'attendant de la part du vainqueur de Verdun à une volonté de poursuivre la guerre ; il est donc totalement révolté par l'annonce de la demande d'armistice. Le jour même, il imprime et diffuse un tract « contre Pétain ».

Après avoir rassemblé seize volontaires et espérant que l'Empire français continuera la guerre, il embarque le 21 juin à Bayonne sur un navire belge, le cargo Léopold II, qui devait aller en Algérie. Le bateau fait finalement route vers l'Angleterre.

Daniel Cordier atteint Falmouth (Cornouailles) le 25 juin et s'engage avec ses camarades dans les premières Forces françaises libres de la « Légion de Gaulle » le 28 juin 19409. Il découvre - avec un étonnement dû à son éducation au sein d'une famille d'extrême-droite ultranationaliste - que des socialistes et des communistes comptent parmi ces engagés patriotes. Il rencontre parmi ceux-ci Raymond Aron et Stéphane Hessel, puis Georges Bidault, auxquels il restera lié. En transit pendant quelques jours au palais d'expositions de l'Olympia (West Kensington, Londres), il est affecté au bataillon de chasseurs alors en formation et arrive début juillet à Delville Camp (Aldershot), pour y suivre un entraînement jusqu'à la fin du mois. Le bataillon est ensuite installé au camp d'Old Dean (Camberley), où Daniel Cordier complète sa formation militaire. Il obtient le grade de Lieutenant.

Entré au Bureau central de renseignements et d'action, il est parachuté près de Montluçon le 26 juillet 1942. Il gagne rapidement Lyon et est choisi comme son secrétaire personnel par Jean Moulin, membre (nommé secrètement par de Gaulle) du Comité national français, officieusement seul représentant de ce comité en métropole. Il prend alors le pseudonyme d'Alain en référence au philosophe. Il fonde et dirige le secrétariat de Jean Moulin et pendant onze mois, il est au quotidien l'un de ses plus proches collaborateurs. Il gère son courrier et ses liaisons radio avec Londres. Il l'aide à créer divers organes et services de la Résistance, et assiste aux patients efforts de celui-ci pour unifier la Résistance intérieure française et la placer sous l'égide de Londres.

Ce long travail aboutit à la fondation du Conseil national de la Résistance (27 mai 1943). Il a fallu pour cela passer par bien des frictions et des divergences avec beaucoup de chefs de la Résistance, ainsi qu'avec Pierre Brossolette, autre envoyé de De Gaulle et concurrent de Jean Moulin

Resté jusqu'au 21 mars 1944 au service du successeur de Moulin à la délégation générale, Claude Bouchinet-Serreulles, Cordier passe les Pyrénées en mars 1944, est interné à Pampelune puis au camp de Miranda en Espagne, puis rejoint la Grande-Bretagne le 9 mai 1944.

Comme Cordier le raconte dans son livre Alias Caracalla, ses convictions évoluent au fil de ses rencontres et de ses expériences. Il abandonne ses positions royalistes et maurrassiennes, notamment parce que Charles Maurras « trahit » en soutenant le maréchal Pétain, ainsi qu'à cause de l'antisémitisme présent dans ce milieu.

À l'occasion du procès de René Hardy en 1947, il dépose dans le sens de sa culpabilité dans l'affaire de Caluire. Il conclura à nouveau à cette culpabilité des décennies plus t**d « en [son] âme et conscience », cette fois après de longues recherches historiques.

En 1964, à l'occasion de la translation au Panthéon des cendres de Jean Moulin, il est désigné pour tenir un tour de garde autour du catafalque entre 2 heures et 3 h 30 du matin. Il retrouve alors sur la place déserte et glaciale entourant l'édifice une partie de son ancienne équipe (Suzanne Olivier, Laure Diebold et Hugues Limonti), dont les membres s'étaient éloignés après la guerre.

Après la guerre, Cordier choisit de tourner la page et ne parle plus de la Résistance en public pendant plus de trente ans.

Il ne se consacre plus au militantisme politique et a renoncé à ses opinions d'extrême droite au contact du radical-socialiste Jean Moulin, se décrivant comme « presque communiste » à l'issue de la guerre. Il aide à la fondation du club Jean-Moulin au début des années 1960. Opposé au gaullisme, il déclare voter à gauche mais n'a quasiment plus d'engagement public.

Entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017, Daniel Cordier prend fermement position contre Marine Le Pen, qualifiant sa possible élection de « monstrueuse » car représentant « la négation de tout ce pour quoi nous nous sommes battus »

10/08/2026

Adresse

Cité Des Associations Boîte Aux Lettres N° 403 93, La Canebière
Marseille-1
13001

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