17/06/2026
Le 22 juin, l’Assemblée Nationale examinera à nouveau le texte sur la loi fin de vie, rejetée par le Sénat le 12 mai dernier
Les Semaines sociales de France redisent leur inquiétude devant cette perspective d’un élargissement des conditions d’accès à l’aide à mourir qui risque de fondamentalement transformer notre rapport à la mort, et donc à la vie, notamment pour les personnes en situations de vulnérabilité.
Défendre la dignité humaine ne consiste pas seulement à élargir les libertés individuelles. Cela suppose aussi de regarder les inégalités sociales qui pèsent sur les choix de chacun.
Peut-on parler d’un choix pleinement libre quand l’accès aux soins palliatifs reste inégal selon les territoires ?
Peut-on ignorer la situation de personnes âgées, handicapées ou gravement malades qui subissent déjà l’isolement, la précarité ou le manque d’accompagnement ?
Une société juste ne devrait-elle pas d’abord garantir à chacun les moyens matériels, médicaux et humains de vivre dignement jusqu’au bout ?
Nous refusons que l’aide à mourir devienne une réponse aux défaillances de notre système de santé ou de notre protection sociale.
La priorité devrait être :
• un accès effectif aux soins palliatifs partout
• davantage de moyens pour l’hôpital et le médico-social
• un meilleur soutien aux proches aidants
• la lutte contre l’isolement et les inégalités de santé
Une société se juge à sa capacité à accompagner les plus vulnérables, pas seulement à leur offrir une porte de sortie.