26/03/2026
🌲 On nous reproche de nuire à la filière forêt-bois. Regardons de plus près qui nuit à qui.🌳
Les entreprises de travaux forestiers (ETF), celles qui font le boulot sur le terrain, par tous les temps, avec des machines qui coûtent des centaines de milliers d'euros, affichent un taux de marge quasi nul et une rémunération au niveau du SMIC.
Ce sont elles qui abattent, débardent, replantent. Ce sont elles qui portent les risques.
Mais qui fixe les prix ? Qui impose les cadences ? Qui décide des méthodes ?
Les coopératives comme Alliance Forêts Bois, devenues au fil des années de véritables groupes industriels intégrés.
Elles gèrent les forêts, vendent le bois, effectuent les travaux et quand elles ne les font pas elles-mêmes, elles les sous-traitent aux ETF (Entreprise de Travaux Forestiers) indépendantes en leur imposant des tarifs au rabais.
En parallèle, elles rachètent des entreprises de travaux pour concurrencer directement celles qu'elles mandatent.
Elles captent des millions d'euros d'aides publiques issues de plans de relance qu'elles ont elles-mêmes contribué à façonner.
Elles ont même obtenu des exceptions inscrites dans le code forestier à leur seul bénéfice, ainsi qu'un accès privilégié au cadastre pour démarcher les propriétaires.
Mais quand il faut venir en aide aux ETF (intempéries, prix du GNR…) il n’y a plus personne.
C'est ce modèle-là qui impose les coupes rases, les monocultures de résineux, la standardisation à grande échelle d'une forêt qui devrait être diverse, résiliente, ancrée dans ses terroirs.
SOS Forêt Dordogne défend une forêt gérée localement, durablement, par des professionnels indépendants enracinés dans leur territoire, pas une filière verticalement intégrée qui absorbe maillon après maillon tout ce qui bouge, des pépinières aux engins forestiers au détriment des entreprises locales, des habitants et des écosystèmes forestiers.