25/02/2026
Manouchian est connu pour avoir été l’adjoint de Joseph Epstein à la tête des FTP-MOI de la région parisienne de la Résistance intérieure française à partir d’août 1943. Il est le plus haut gradé du « groupe Manouchian-Boczov-Rayman » de vingt-trois résistants, arrêtés en novembre 1943 puis jugés expéditivement, fusillés et stigmatisés par la campagne anticommuniste, xénophobe et antisémite de l’Affiche rouge en février 1944.
Survivant du génocide arménien de 1915, il se réfugie en septembre 1924 en France, devenant « Français de préférence ». Menuisier de formation, il exerce de nombreux petits métiers, comme tourneur, qu’il apprend sur le tas. Parallèlement à ses activités professionnelles, et ce depuis l’enfance, il écrit des poèmes, s’intéresse aux arts et à la culture — à propos desquels il remplit de nombreux carnets de ses réflexions —, noue des liens avec des écrivains arméniens et fonde même une r***e littéraire, Tchank (1930-1931), avec son ami Kégham Atmadjian.
Il s’engage à la suite de la crise du 6 février 1934 dans le Parti communiste français (PCF), par communisme et antifascisme.