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Christian Le Squer au Vietnam, le chef triplement étoilé du Cinq étend son horizon à Đà NẵngTriplement étoilé depuis 201...
24/10/2026

Christian Le Squer au Vietnam, le chef triplement étoilé du Cinq étend son horizon à Đà Nẵng

Triplement étoilé depuis 2016 au Cinq, la table gastronomique du Four Seasons Hotel George V à Paris (et détenteur de trois macarons Michelin presque sans interruption depuis 2002), Christian Le Squer a franchi un nouveau cap. Le Breton discret, longtemps resté ancré dans ses cuisines parisiennes, a pris la direction culinaire de La Maison 1888, le restaurant gastronomique français de l’InterContinental Danang Sun Peninsula Resort, sur la péninsule de Sơn Trà.

Annoncée en septembre 2024, cette arrivée marque la première véritable incursion asiatique du chef. Pas Tokyo, pas Singapour, pas Hong Kong : Đà Nẵng. Un choix qui surprend et séduit. La Maison 1888, installée dans une élégante demeure de style indochinois signée Bill Bensley, au cœur d’une jungle luxuriante avec vue sur la mer, avait obtenu sa première étoile Michelin en juillet 2024 – la seule du centre du Vietnam. Elle l’a depuis conservée.

Le Squer n’est pas un chef de passage. Consultant et inspirateur, il se rend régulièrement sur place (environ une semaine par mois) pour travailler aux côtés du chef de cuisine Florian Stein et de l’équipe. Il y apporte sa cuisine « haute couture », qu’il compare à un parfum ou à une pièce de mode présentée lors de la Fashion Week parisienne : précise, inventive, élégante, toujours en mouvement. Les assiettes mêlent techniques françaises et influences vietnamiennes, produits locaux de saison (notamment les fruits de mer) et signatures du chef – les célèbres spaghettis debout gratinés à la truffe, le bar sauvage au lait ribot et caviar, ou encore des créations plus libres.

« Quand je suis venu pour la première fois, j’ai été surpris. C’est rare de trouver un endroit comme celui-ci, avec la jungle et les singes autour », confie-t-il. Le Vietnam, qu’il connaissait déjà pour y avoir voyagé une dizaine d’années plus tôt, l’a séduit par sa culture, la gentillesse des habitants et la richesse de ses produits. Il y trouve un équilibre entre tradition et innovation, exactement ce que recherche, selon lui, une clientèle internationale exigeante.

Pour Seif Hamdy, directeur général du resort, l’arrivée de Le Squer, titulaire de trois étoiles pendant plus de vingt ans et « Chef de l’année » mondial Gault & Millau en 2023, représente un tournant. « Il va apporter une énergie, une créativité et une vision nouvelles pour élever encore l’expérience de nos clients. »

Après avoir consolidé Le Cinq comme l’une des adresses les plus régulières de la gastronomie parisienne, Christian Le Squer élargit donc son horizon sans renier ses racines. Un geste rare pour un chef aussi attaché à la constance. La Maison 1888, déjà distinguée pour son cadre exceptionnel et sa cave, devient ainsi un nouveau phare de la haute gastronomie française en Asie du Sud-Est. Et un nouveau chapitre, élégant et ambitieux, dans la carrière d’un des grands discrets de la cuisine française.

Photo : Christian Le Squer, le chef triplement étoilé à la Maison 1888, Danang intercontinental - Đà Nẵng au Vietnam
https://www.danang.intercontinental.com/welcome-chef-christian-le-squer/

Jean-Christophe Bourguignon et Magalie Picherie quittent le Mirazur pour ouvrir Le Carnet, un bistrot inspiré des recett...
23/10/2026

Jean-Christophe Bourguignon et Magalie Picherie quittent le Mirazur pour ouvrir Le Carnet, un bistrot inspiré des recettes de famille

─ Après les étoiles, le retour à l’essentiel

Après plusieurs années passées dans l’univers exigeant de la haute gastronomie, le chef Jean-Christophe Bourguignon et la sommelière Magalie Picherie s’apprêtent à écrire une nouvelle page. Le 1er décembre, le couple ouvrira Le Carnet, un bistrot à taille humaine au cœur du village de Castellar, dans l’arrière-pays mentonnais. Un projet inspiré par les recettes de famille, la générosité et l’accessibilité, loin des codes des tables étoilées.

Les deux professionnels se sont croisés au Restaurant Mirazur, trois étoiles de Mauro Colagreco à Menton. Jean-Christophe, 38 ans, y a dirigé les cuisines pendant près de cinq ans. Magalie, 40 ans, y a exercé comme cheffe sommelière et a été élue cheffe sommelière de l’année par le guide Gault&Millau en 2022. Après avoir navigué entre Genève, le Danemark (Geranium), San Francisco (Atelier Crenn de Dominique Crenn) et plusieurs expériences en France et à l’étranger, le couple a décidé de créer sa propre maison.

Le nom « Le Carnet » n’est pas anodin. « Je viens d’une famille modeste, confie le chef. Ma grand-mère maternelle, mon père et mon grand-père paternel cuisinaient et recevaient beaucoup. Quand ma grand-mère est décédée, elle m’a laissé un carnet de recettes. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai envie d’ouvrir cet endroit aujourd’hui. »

Installé dans l’ancien palais des Lascaris, au 58 rue de la République, le futur bistrot est encore en travaux. Le mobilier, en grande partie chiné en brocante ou réalisé par le grand-père ébéniste de Jean-Christophe, raconte déjà une histoire. L’ambiance se veut chaleureuse et familiale : « Un bon bistrot, du bon vin, un endroit où l’on passe un bon moment sans devoir casser sa tirelire », résume le chef.

La carte, courte et saisonnière, s’inspirera des plats que Jean-Christophe aime retrouver en dehors des grandes maisons : une soupe (comme dans les repas d’enfance), des pâtes en clin d’œil à la cuisine italienne, un poisson méditerranéen, du bœuf aux oignons, peut-être une volaille, et un pâté cuit dans du pain imaginé autrefois au Mirazur. Le citron de Menton et les produits locaux auront naturellement leur place. L’addition est annoncée entre 45 et 55 euros pour une entrée, un plat et un dessert. Le dimanche, l’esprit sera encore plus convivial, avec des plats à partager (poulet rôti, vieilles soupières au centre de la table) et une place assumée pour les enfants. Le couple, parents de deux petites filles, tient à ce que les familles se sentent bienvenues.

Côté cave, Magalie proposera une sélection volontairement resserrée, « une carte de vignerons » plutôt qu’un inventaire encyclopédique, avec une place de choix pour la Provence et l’Italie voisine.

L’inauguration est prévue le 30 novembre, avant l’ouverture au public le 1er décembre. Les services seront assurés le vendredi et le samedi (midi et soir), ainsi que le dimanche, le lundi et le mardi à midi.

Pour Jean-Christophe, quitter le Mirazur marque la fin d’une belle aventure : « Je sais qu’il restera un peu de moi là-bas. Mais maintenant, il faut écrire une nouvelle page. » Magalie complète : « Le Carnet parle d’histoire, mais il représente aussi un point de départ. Il y a les pages qui ont déjà été écrites. Et puis celles que nous allons écrire à notre tour. Et, peut-être un jour, transmettre à nos filles. »

Après les étoiles, place à l’essentiel : une cuisine généreuse, un accueil sincère et des moments partagés, sans se ruiner.

Photo : Le chef du Le Carnet Jean-Christophe Bourguignon https://www.instagram.com/chef_jeanchristophe/

Paul Stradner, le cristal de l’Alsace Depuis 2020, dans le cadre verdoyant de la Villa René Lalique à Wingen-sur-Moder, ...
22/10/2026

Paul Stradner, le cristal de l’Alsace

Depuis 2020, dans le cadre verdoyant de la Villa René Lalique à Wingen-sur-Moder, un chef autrichien sculpte une cuisine d’une précision rare, comme un maître verrier façonne le cristal. Paul Stradner, 45 ans, vient de recevoir le Gault & Millau d’Or Grand Est 2027, décerné le 19 octobre 2026 à Strasbourg. Quatre toques, deux étoiles au Guide MICHELIN maintenues, et désormais cette distinction qui couronne un parcours d’exigence et de transmission.

Né le 23 juin 1981 à Graz, en Styrie, grandit dans une famille d’agriculteurs, au milieu des bêtes et des légumes du jardin. Les plats de sa mère et de sa grand-mère ( goulasch parfumé au paprika, cannelle, clou de girofle) imprègnent sa mémoire gustative. À 15 ans, il commence son apprentissage au Café-Restaurant Luttenberger, à Graz. Il veut voyager, quitter la ferme qui l’attache toute l’année. Après de brèves étapes à Maria Wörth et L**h am Arlberg, il franchit le Rhin.

En 2002, il entre à la Schwarzwaldstube de la Traube Tonbach, en Forêt-Noire, auprès d’Harald Wohlfahrt, légende des trois étoiles. Sept années de rigueur militaire, de technique classique absolue. En 2009, il rejoint Jean-Georges Klein à L’Arnsbourg, à Baerenthal. Le mentor mosellan devient un « père culinaire ». Trois ans de complicité, de dialogue permanent. Puis, en 2012, Paul Stradner prend seul les rênes du Brenners Park-Hotel à Baden-Baden. En quelques mois, la première étoile Michelin. En 2015, la deuxième. En 2016, le Gault & Millau Allemagne lui attribue 18/20 et le titre d’étoile montante. Il est alors l’un des plus jeunes chefs doublement étoilés d’Allemagne.

En 2017, Klein l’appelle à la Villa René Lalique, ouverte deux ans plus tôt par Silvio Denz dans l’ancienne demeure du maître verrier. Le coup de foudre est immédiat : un lieu à taille humaine, un temple de cristal et de grès signé Mario Botta, niché dans la forêt vosgienne. Pendant trois ans, les deux hommes forment un tandem. En 2020, Klein se retire progressivement. Paul Stradner endosse pleinement le tablier. « Je sais plus clairement ce que je veux mettre dans les assiettes », confie-t-il. Sa règle : trois à quatre saveurs maximum par plat, qui portent seules la responsabilité du goût.

Sa cuisine est ciselée, élégante, ancrée dans le terroir alsacien tout en portant ses racines. Les « trois A » , Autriche, Allemagne, Alsace , dialoguent dans l’assiette : escargots au raifort plutôt qu’à l’ail, pomme de terre-truffe signature héritée de Klein, légumes du potager de la maison, herbes et champignons du cueilleur Cédric Daussmann, caviar et homard pour le luxe attendu dans une maison Lalique. La présentation s’inspire des formes du cristal. La carte évolue au rythme des saisons, quelques plats changés chaque mois. Un menu végétarien figure même parmi les propositions, rare à ce niveau.

Le Gault&Millau d’Or, reçu avec surprise et gratitude, est pour lui un titre collectif. « C’est vraiment un travail d’équipe », insiste-t-il. À 45 ans, le chef qui a déjà mené deux maisons aux deux étoiles prépare un nouveau chapitre : l’ouverture, début 2027, de son premier restaurant en propre, le 1839 Malerhaus à Achern, de l’autre côté de la frontière, tout en restant aux commandes de la Villa René Lalique.

Dans le silence cristallin de Wingen-sur-Moder, Paul Stradner continue d’écrire une cuisine qui unit les territoires et les mémoires. Une Alsace enchantée, précise, généreuse, et profondément personnelle.

Villa René Lalique – 18 rue Bellevue, Wingen-sur-Moder

Photo : Le chef Paul Stradner à Villa René Lalique, Wingen-sur-Moder- Page facebook du chef

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Maxence Baruffaldi, le Toulonnais qui porte les couleurs de la France au Bocuse d’Or 2027À 32 ans, Maxence Baruffaldi se...
21/10/2026

Maxence Baruffaldi, le Toulonnais qui porte les couleurs de la France au Bocuse d’Or 2027

À 32 ans, Maxence Baruffaldi se prépare à monter sur la scène mondiale de la gastronomie. Le 24 et 25 janvier 2027, à Lyon, le chef exécutif du Campus de Groisy représentera la France lors de la finale du Bocuse d'Or, qui célébrera les 40 ans du concours créé par Paul Bocuse. Après avoir remporté la sélection nationale en octobre 2025 et terminé cinquième au Bocuse d’Or Europe à Marseille en mars 2026, le Toulonnais d’origine se retrouve face à l’un des défis les plus exigeants de sa carrière.

Né et élevé au Mourillon, quartier emblématique de Toulon, Maxence Baruffaldi n’a jamais renié ses racines. « Le chichi frégi reste ma madeleine de Proust », confie-t-il volontiers. Formé au lycée hôtelier Anne-Sophie Pic, il a rapidement quitté le Var pour les cuisines des plus grandes maisons. Premier passage chez Le Petit Nice - Gérald Passedat, où il apprend le respect du poisson et de la Méditerranée. Puis l’Auberge du Pont de Collonges, chez Paul Bocuse lui-même, pour absorber le classicisme français. Suivent Londres aux côtés d’Éric Frechon, le retour à Marseille, l’ouverture de l’Hôtel de Crillon à Paris, et enfin deux ans et demi comme chef exécutif de la Maison des Bois - Marc Veyrat, en Haute-Savoie. C’est là qu’il affine son rapport aux herbes, à la montagne et à une cuisine plus libre.

Depuis 2022, il a choisi une autre voie : celle de la transmission. Chef exécutif et formateur au Campus de Groisy, il modernise la formation tout en gardant un pied dans la compétition. C’est d’ailleurs en coachant Edouard Loubet lors de la sélection France 2023 qu’il a pris goût au Bocuse d’Or. Deux ans plus t**d, les rôles s’inversent : Loubet devient son coach, et le jeune Arthur Fauriel son commis. Ensemble, ils se préparent comme des athlètes de haut niveau au Refuge d’Écully, dans un box identique à celui de la compétition.

Sa cuisine, sincère et précise, mêle les influences méditerranéennes de son enfance et les saveurs montagnardes découvertes en Savoie. « Je suis allé chercher chez chacun ce que j’avais envie d’apprendre », explique-t-il. Poisson chez Passedat, classique chez Bocuse, cuisine de palace chez Fréchon, herbes et montagne chez Veyrat. Aujourd’hui, il revendique une approche fondée sur le goût, la rigueur et le respect du vivant.

Pour la finale lyonnaise, les thèmes imposés sont déjà connus : le poulet de Bresse travaillé dans son entièreté, des créations inspirées du vol-au-vent à garniture 100 % végétale, et seize garnitures individuelles autour de la pomme de terre. Maxence Baruffaldi, soutenu par toute la Team France Bocuse d'Or, n’a qu’un objectif : ramener le Bocuse d’Or à la France, trente ans après la victoire de Régis Marcon et deux ans après celle de son fils Paul.

Dans les coulisses, on le décrit comme un compétiteur discret, travailleur et profondément attaché à la transmission. « Le Bocuse d’Or, c’est bien plus qu’un concours. C’est un engagement total », a-t-il confié. En janvier prochain, à Eurexpo, le Toulonnais du Mourillon aura l’occasion de prouver que la gastronomie française peut encore rêver très haut.

La Team France 🇫🇷 en route vers le Bocuse d'Or.

Photo : La Team France, de gauche à droite : Edouard LOUBET(Coach), Maxence BARUFFALDI (Chef) et Arthur FAURIEL (Commis) - https://maxence-baruffaldi-teamfrancebocusedor.com/

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20/10/2026

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Bocuse d’Or 2027, les 40 ans d’un concours devenu mythique au cœur du Sirha LyonDu 21 au 25 janvier 2027, Eurexpo Lyon a...
20/10/2026

Bocuse d’Or 2027, les 40 ans d’un concours devenu mythique au cœur du Sirha Lyon

Du 21 au 25 janvier 2027, Eurexpo Lyon accueillera la 23ᵉ édition du Sirha Lyon, le grand rendez-vous mondial de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation. Point d’orgue de ce salon : la Grande Finale du Bocuse d'Or, qui se déroulera les 24 et 25 janvier 2027 et célébrera les 40 ans du concours créé en 1987 par Paul Bocuse.

─ Un concours né d’une vision

Lors de la conférence de presse organisée le 19 octobre 2026 à Lyon, Jérôme Bocuse, président du Bocuse d’Or et fils du fondateur, a rappelé les origines modestes de l’événement :
« En 1987 le concours est parti de pas grand chose. Dans ces années, mon père voyageait aux quatre coins de la planète (…) mais on connaissait très peu les cuisines du monde. Il s’est dit pourquoi pas réunir ces chefs, qu’ils s’expriment avec leur identité, leurs produits, leur culture. »

Créé dans le cadre du Salon des Métiers de Bouche (devenu Sirha Lyon), le Bocuse d’Or s’est imposé en quatre décennies comme la référence mondiale de la haute cuisine. Aujourd’hui, 72 pays participent aux sélections nationales et continentales. Vingt-quatre équipes seulement accèdent à la finale lyonnaise, véritable « laboratoire d’excellence » où s’affrontent technique, créativité et identité culinaire.

─ L’édition anniversaire 2027

Pour ses 40 ans, le Bocuse d’Or mettra à l’honneur des classiques de la gastronomie française. La volaille de Bresse occupera une place centrale dans l’une des épreuves. Les candidats devront également proposer des créations inspirées du vol-au-vent, exprimant l’identité et le patrimoine gastronomique de leur pays, ainsi que des garnitures individuelles à base de pomme de terre.

Le Chef Daniel Boulud, figure majeure de la cuisine française installée à New York, a été nommé président d’honneur de cette édition symbolique. L’hommage s’étendra aussi à tous ceux qui ont marqué l’histoire du concours : candidats, commis, coachs et jurés.

─ Un Sirha Lyon repensé

Au-delà du Bocuse d’Or, le Sirha Lyon 2027 s’annonce comme une édition d’envergure :
- Dates : du 21 au 25 janvier 2027 à Eurexpo Lyon
- Plus de 4 500 exposants et marques attendus
- Nouveaux secteurs (Hospitality Factory, Pizza World, Boissons, Gourmet…)
- 28 concours professionnels sur huit scènes

Parmi les autres temps forts :
- International Catering Cup le 21 janvier
- Coupe du Monde de la Pâtisserie les 22 et 23 janvier, placée sous la présidence d’honneur de Cyril Lignac
- Nombreuses conférences, démonstrations et rencontres professionnelles

─ Un héritage vivant

Quarante ans après sa création, le Bocuse d’Or reste fidèle à l’esprit de Paul Bocuse : célébrer l’excellence, la transmission et la diversité des cuisines du monde. La finale de janvier 2027 à Lyon promet d’être un moment historique, réunissant chefs, professionnels et passionnés autour d’une compétition devenue un véritable mythe de la gastronomie internationale.

Rendez-vous donc à Eurexpo Lyon du 21 au 25 janvier 2027 pour vivre, en direct, les 40 ans du Bocuse d’Or.

Photo : Lors de la dernière édition la France, menée par Paul Marcon, décrocha le Graal de la gastronomie - ©AFP

Candidate pâtissière – Stage 3 mois en FranceAlessia est une jeune pâtissière péruvienne motivée, disponible dès décembr...
19/10/2026

Candidate pâtissière – Stage 3 mois en France

Alessia est une jeune pâtissière péruvienne motivée, disponible dès décembre 2026 pour un stage de 3 mois au sein d’un établissement gastronomique en France (dans un restaurant, une pâtisserie ou un établissement hôtelier souhaitant accueillir une stagiaire motivée et curieuse de la gastronomie française).

─ Profil en un clin d’œil
- Spécialité : Pâtisserie
- Nationalité : Péruvienne
- Disponibilité : Décembre 2026 – 3 mois
- Langues :
- Espagnol : langue maternelle
- Anglais : niveau B2 (bon niveau professionnel)
- Français : niveau A1 (débutant, en progression)

─ Formation
- Le Cordon Bleu University – Pérou (Cuisine / Gastronomie)
- ICPNA (Peruvian American Cultural Institute) – Pérou

─ Expérience professionnelle
- ONDO Café (Pérou)
- Perfect Aroma Lounge Bar (Pérou)

Alessia a développé une solide base technique en pâtisserie moderne et créative, avec un sens affirmé de la présentation et de la précision. Ses réalisations (desserts fruités, pièces montées, pâtisseries contemporaines) témoignent d’un style soigné et d’une belle sensibilité esthétique.

─ Points forts pour un établissement français
- Grande motivation pour découvrir et s’intégrer dans la cuisine française
- Expérience en environnement professionnel (café et lounge bar)
- Capacité à travailler en équipe et à s’adapter
- CV et vidéo de présentation disponibles

─ Contact francophone via Gastronomie France
- Téléphone : +33 7 49 69 02 78
- Email : [email protected]
- Site : www.gastronomiefrance.org

Quand les fourneaux de la grande cuisine s’adaptent au climat qui changeÀ la Villa Médicis de Rome, pendant huit mois en...
19/10/2026

Quand les fourneaux de la grande cuisine s’adaptent au climat qui change

À la Villa Médicis de Rome, pendant huit mois en 2026, la cheffe normande Valentine Desmoulins a inventé un exercice de style inédit : imaginer la cuisine romaine de la fin du siècle. Son projet, - Le Carnet romain des recettes de la fin du siècle -, part d’un constat simple et brutal. « Le bassin méditerranéen se réchauffant plus que la moyenne, on sait que le blé ne poussera plus autour de Rome à la fin du siècle. Mais le manioc pourra le remplacer… » explique-t-elle. Derrière cette projection, une question plus large hante déjà les cuisines étoilées : comment faire une carte quand les saisons se décalent, que certains produits se raréfient et que d’autres apparaissent ?

La grande cuisine, longtemps synonyme de produits d’exception et de techniques immuables, se trouve confrontée à une transformation profonde de ses matières premières. Les asperges arrivent un mois et demi plus tôt, les framboises repoussent en novembre, les fenêtres de maturité de certaines prunes se réduisent dramatiquement. Les poissons n’ont plus la même densité, les coquillages et crustacés voient leurs textures et leurs goûts altérés par l’acidification des océans. « On ne parle plus vraiment de saison, mais de cuisine du moment », résume le chef Alexandre Mazzia.

─ Réduire, substituer, inventer

Face à ces bouleversements, les réponses se multiplient. La plus visible concerne la composition des assiettes. De nombreux chefs étoilés diminuent drastiquement la part de viande rouge, dont l’empreinte carbone est considérable, au profit du végétal, des légumineuses, des poissons sous-exploités ou des algues. Certains, comme Alain Ducasse, ont ouvert des tables quasi-végétales avant de réintroduire avec parcimonie des produits animaux de qualité. D’autres, à l’image de plusieurs établissements français, travaillent exclusivement des espèces marines locales peu connues ou valorisent intégralement les produits : fanes, carcasses, peaux, rien ne se perd.

L’approvisionnement local et saisonnier n’est plus seulement une posture esthétique. Il devient une nécessité. Les chefs nouent des relations étroites avec des producteurs qui pratiquent l’agroécologie, testent des cultures plus résilientes (sorgho, légumineuses, nouvelles variétés adaptées à la sécheresse) et acceptent l’imprévisibilité. En parallèle, le Guide MICHELIN a institutionnalisé cette démarche avec l’étoile verte, qui récompense désormais les établissements engagés dans la réduction de leur impact environnemental. La France en compte une centaine.

─ Des cuisines qui changent aussi de forme

L’adaptation ne s’arrête pas à l’assiette. Les canicules successives ont rendu les cuisines au gaz intolérables : températures dépassant parfois les 50 °C. Plusieurs chefs étoilés appellent désormais à une accélération de l’électrification et de l’induction, qui réduit fortement la chaleur résiduelle tout en permettant une meilleure maîtrise énergétique. Des établissements investissent dans des pompes à chaleur, optimisent le stockage et limitent le gaspillage à chaque étape.

Valentine Desmoulins, de retour en France après sa résidence romaine, s’apprête à rejoindre une brigade parisienne dont la cuisine est déjà très végétale et consciente des enjeux climatiques. Elle incarne une génération qui refuse de choisir entre tradition et anticipation. « Comment préserver et transmettre les savoirs gastronomiques quand le changement climatique transforme les terroirs et les ingrédients ? » interroge-t-elle.

─ Une mutation déjà en cours

Cette adaptation n’est pas uniforme. Certains chefs y voient une contrainte créative, d’autres une menace pour l’identité de la cuisine française. Pourtant, la haute gastronomie a toujours évolué avec les ressources disponibles. Aujourd’hui, le climat force le rythme. Les tables les plus en pointe ne se contentent plus de proposer des produits d’exception : elles questionnent la manière dont ces produits existent encore, et ce qu’ils deviendront demain.

Dans les cuisines étoilées comme dans les assiettes des grands restaurants, le futur s’écrit déjà au présent. Moins de certitudes, plus d’écoute du vivant, et une inventivité qui, loin d’affaiblir la grande cuisine, pourrait bien la renouveler.

Photo : Valentine Desmoulins cheffe cuisinière. «Comment cuisiner un terroir lorsque le climat le redessine? »
villamedici.it/resident/valentine-desmoulins

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Lyon

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Mardi 07:00 - 17:00
Mercredi 07:00 - 17:00
Jeudi 07:00 - 17:00
Vendredi 07:00 - 17:00

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